Operation Heliantus

Et si l'histoire s'était passée autrement ?

Operation Heliantus

Message par Solsys » 05 Avril 2015, 13:04

Uchronie : Operation Helianthus (Sonnenblume & Girasole)

http://s508019140.onlinehome.fr/Alter2G ... hus_I.html

Dans la situation très préoccupante de décembre 1940 il fut décidé d'envoyer en Lybie deux divisions Panzer constituées ad hoc, ce qui allait constituer l'Afrika Korps. La guerre de Libye qui s'ensuivit fut marquée par une situation logistique difficile, et je me suis dit que l'on aurait peut-être pu en éviter quelques-unes avec une approche différente dès le début. Il s'agit pas ici de voir des décideurs de l'Axe étrangement prescients et ne commettant aucune des erreurs que nous connaissons a posteriori, mais d'essayer de nous placer dans la perspective du moment.


I - Formulation de la stratégie

1. Stratégie générale
2. Doctrine
3. Particularités logistiques et industrielles
4. Solution retenue


1. Stratégie générale (Retour ves le haut de la page)

L'effort principal de l'Allemagne et des ses alliés est dirigé contre l'URSS. Le théâtre d'Afrique du Nord devrait y attirer des ressources britanniques, qui manqueraient alors à l'URSS dans le cadre de Barbarossa. Il s'agit aussi d'empêcher, ou au pire de différer, un débarquement en Italie même, qui pourrait entraîner un effondrement politique (les désertions italiennes en Égypte pourraient le laisser craindre). Le théâtre nord-africain ne devra pas grever l'Opération Barbarossa.


2. Doctrine (Retour ves le haut de la page)

L'échec de l'invasion italienne et le désastre suivant la contre-attaque de O'Connor impose une remise à plat de la doctrine et de l'organisation de l'armée italienne sur ce théâtre d'opération. Les enseignements récents montrent que la guerre dans le désert est une guerre de mouvement, et dans ce cadre il faut créer en Afrique du Nord des capacités mobiles, blindées et motorisées, donc à technicité élevée.


3. Particularités logistiques et industrielles (Retour ves le haut de la page)

- C'est un théâtre d'opération éloigné et dont le ravitaillement par mer est limité et vulnérable. Ceci impose des restrictions quant à la taille de la force mobile qui de ce fait devra compenser par sa qualité.

- Le désert entraîne une attrition du matériel supérieure à la normale et aussi plus rapide.

- Le théâtre d'Afrique du Nord est de la responsabilité industrielle et logistique italienne, en dehors d'éléments décisifs qu'elle serait incapable de fournir, comme certains types d'avions et de blindés, alors à la charge de l'Allemagne.

L'industrie italienne a une capacité limitée, grevée en outre par les opérations en Grèce et sa participation à Barbarossa. Certains équipements produits par l'Italie sont obsolètes ou de conception inférieures.

Un rapprochement peut être fait avec la situation de l'Empire Allemand durant le conflit précédent, où l'on avait choisit de réemployer systématiquement les équipements capturés. (Nota : je recommande chaudement sur ce sujet le livre “La grande débrouille” de Jean-Claude Laparra.) L'envoi de matériels compatibles avec ceux de l'ennemi doit donc être envisagé dès le départ.


4. Solution retenue (Retour ves le haut de la page)

L'urgence de la situation requiert l'envoi de deux divisions blindées allemandes avec leur équipement organique.

Une fois la situation rétablie, une force mobile germano-italienne sera mise en place en intégrant et ré-équipant les deux divisions allemandes, en constituant au moins une unité blindée italienne et une division du train, et d'autres éléments dans la mesure du possible. La plus grande partie possible du matériel apporté en Libye sera homogène afin que cette force mobile puisse puiser dans un même pool de consommables et de maintenance.

Le second rang, constitué des Italiens et Libyens ne faisant pas partie de cette force mobile, récupérera les matériels et stocks restant après homogénéisation, dont les meilleurs éléments formeront une réserve stratégique pour la force mobile. Il s'agit alors d'un rééquipement partiel de ces forces sous-équipées.
Dernière édition par Solsys le 05 Avril 2015, 13:05, édité 1 fois.
Solsys
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Re: Operation Heliantus

Message par Solsys » 05 Avril 2015, 13:04

II - Homogénéisation de la force mobile

Il s'agit d'une guerre technologique dans laquelle les éléments décisifs (chars, avions) changent sans arrêt. Il est donc difficile d'imposer à l'avance une homogénéisation sur ces matériels critiques, en dehors de caractéristiques déjà anticipables. On considérera que la fonction des matériels, c'est-à-dire l'avantage militaire qu'ils procurent, prime sur les considérations logistiques.

1. Carburant (Retour en haut de la page)

Les blindés performants sont allemands, et fonctionnement à l'essence, donc pour simplifier l'approvisionnement en carburant le reste de la force mobile utilisera aussi l'essence. Les véhicules diesel actuellement disponibles sur place seront utilisés jusqu'à épuisement du stock local puis soit convertis avec des moteurs essence si possible, soit cannibalisés pour pièces (voir plus loin le projet “Mula/Maultier”) soit enfin renvoyés en Métropole.


2. Transport (Retour en haut de la page)

La force mobile utilisera autant que possible des véhicules italiens dont la variété sera restreinte, afin de simplifier la maintenance, l'interchangeabilité des pièces et la cannibalisation des pertes.

Un exemple est le camion Lancia Ro, standard dans l'armée italienne et bien adapté au théâtre d'opération de Libye, qui deviendrait ainsi aussi standard pour les troupes allemandes.

Nota : Ce principe aurait-il empêché un réapprovisionnement en Kübelwagen après le convoi initial, au profit de la Fiat 508CM ? Dans une logique stricte, oui. C'est dommage car plusieurs caractéristiques du Kübelwagen, notamment son refroidissement à air, sa simplicité et sa rusticité, le rendaient très bien adapté à ce théâtre d'opération. Mais dans une logique d'homogénéisation, il aurait fallu alors aussi équiper les Italiens de Kübelwagen. De plus, tout Kübelwagen en Libye manquerait ailleurs, notamment pour Barbarossa. Si aucun véhicule italien ne faisait l'affaire il aurait fallu fournir une licence à un constructeur italien pour les produire (nous verrons plus loin l'exemple du FM ZB-30).


3. Armes légères et mitrailleuses (Retour en haut de la page)

Toujours dans la même idée, le fusil Carcano, le pistolet Beretta 34 et le pistolet-mitrailleur Beretta 38 italiens équiperaient les militaires allemands.

Homogénéisation des mitrailleuses :

3a. Option bi-calibre 8x57 IS – 6,5x52

Le calibre 8x59 est utilisé par la Breda-37 installée dans les véhicules italiens. L”homogénéisation la plus succincte serait de remplacer ces mitrailleuses par des MG-34, équipement irremplaçable dans les blindés allemands. Les fusils-mitrailleurs resteraient alors les Breda-30 en 6,5x52.

3b. Option monocalibre 8x57 IS

Cependant, on peut considérer que le fusil-mitrailleur italien Breda 30, inadapté aux conditions du désert, ne serait pas accepté par les Allemands et qu'ils continueront à utiliser des mitrailleuses en 8x57 IS, ce calibre étant de toutes façons présent.

Si l'on voudrait que cette force mobile ait un armement homogène et qu'il ne se crée pas de dissensions à cause de dotations de qualité inégale, il faudrait envisager l'adoption d'un seul calibre de mitrailleuse.

Les deux options en 8x57 IS sont la MG-34, et la ZB-30, sœur jumelle de la Bren britannique (leur mère commune ayant été la ZB-26, avec peu de différences entre ces modèles). Ces deux armes sont en calibre standard allemand 8x57 IS, qui se trouve être aussi celui utilisé dans les blindés britanniques (la BESA, variante de la ZB-53) que l'on pourrait éventuellement capturer ou cannibaliser.

Nota : A posteriori, on sait que la MG-34 hors des véhicules n'aimait pas beaucoup le sable du désert, et que la Bren avait moins de problèmes sur ce plan-là. On pourrait dans cette uchronie rendre les décideurs prescients et leur faire choisir la ZB-30 en Libye par exemple pour garder plus des coûteuses MG-34 pour Barbarossa, mais il y a un autre aspect : à mon avis l'avantage de la ZB-30 était la possibilité de former les soldats à l'entretien et l'utilisation de la BREN, dans une logique assez “Première Guerre Mondiale” finalement.

En dehors des usines « tchèques », la ZB-30 était déjà fabriquée en Roumanie et en Yougoslavie à l'époque : une licence de production pour Breda pourrait être envisagée. Cela entraînerait l'arrêt sans doute définitif de la production de la Breda-30, arme médiocre mais standard, et une période d'adaptation, en plein conflit, pour un avantage tardif. C'est une décision qui devra être prise à un échelon plus élevé.

Même dans le cas d'une décision favorable, la fourniture initiale en ZB-30 et éventuellement en ZB-26 serait faite sur les stocks allemands, ce qui grèverait la préparation de Barbarossa, mais de manière somme toute modeste. Là encore c'est une décision qui revient à un échelon plus élevé.

3c. Option bi-calibre 8x57 IS - .303 British

Une dernière option serait d'équiper les unités d'infanterie de la force mobile avec des armes légères britanniques capturées lors de la Campagne de France. Ces armes seraient en nombre suffisant pour équiper les trois à quatre divisions de la force mobile et fonctionneraient convenablement dans le désert mais amèneraient à nouveau une difficulté logistique sur le théâtre d'opération. Il faut ajouter à cela qu'il faudrait les prélever sur des troupes d'occupation en Norvège.

4. Artillerie (Retour en haut de la page)

Nota : peut-être ne connaît-on pas encore le rôle décisif de la portée de l'artillerie dans la guerre du désert à ce moment-là (lire l'étude “German Experiences in Desert Warfare” de 1952 (et ses annexes ) . Il est vraisemblable que l'on soit alors tenté par la recomplétion de l'artillerie obsolète italienne avec des pièces de prise équivalentes, françaises, belges ou autres, notamment pour garder un standard. Par contre on connaît l'inadaptation de ce matériel pour la traction dans le désert, ce qui ne sied pas à une force mobile.

4a. Artillerie de campagne

L'artillerie de campagne italienne est en l'état surclassée par l'artillerie britannique au moins au point de vue de sa mobilité, à cause d'affûts inadaptés à la traction mécanique dans le désert, et aussi souvent à cause de sa portée insuffisante.

Pour revenir à une forme de parité, il est sensé de recourir aux pièces que l'ennemi utilise lui-même. 704 canons 25-Pounder sur châssis de 18-Pounder furent capturés par les Allemands lors de la campagne de France ( http://www.wwiiequipment.com/index.php? ... &Itemid=61 ). Ces pièces sont sur des affûts adaptés à la traction mécanique et il est inexplicable que ces armes modernes aient été dévolues à la défense côtière en France et en Norvège.

Compte-tenu de la quantité qui serait requise pour équiper la force mobile en Afrique du Nord, il n'y a pas d'autres alternatives à ce choix qui ne grèverait pas significativement Barbarossa. Une partie substantielle, un tiers au moins, de l'artillerie de campagne de la force mobile force devrait être composée de ces pièces pour avoir un intérêt logistique en plus de l'intérêt militaire.

La production en série des munitions par l'Italie serait alors justifiée par le nombre important de ces pièces.

4b. Artillerie antichar

Il est certes tentant d'envoyer en Italie des pièces antichar immédiatement disponibles et encore utiles comme le 25mm français ou le 40mm britannique capturé en grand nombre en France.

Il est cependant utile de rappeler que les capacités de transport vers l'Afrique du Nord sont limitées, et de ce fait tout équipement transporté en Libye devra être utile le plus longtemps possible.

Le blindage des chars ne cessant d'augmenter, les pièces antichar mentionnées précédemment se retrouveraient inadéquates avant la fin de leur durée de vie. Comme la campagne de France a montré que les pièces de campagne de 75mm étaient des armes antichar supérieures, il faudrait reverser des canons italiens 75/27 déjà présents aux unités antichar.

Il serait utile d'examiner la cannibalisation des roues et pneus des 216 canons 18-Pdr modernisés que l'Allemagne a capturé en France, ce afin de pouvoir rendre les pièces de 75mm italiennes réellement mobiles et de ne pas recourir à devoir les porter sur les camions.

Il est à noter que ces pièces resteraient utiles dans un rôle d'artillerie de campagne et que les pièces britanniques de 18/25Pdr sont aussi conçues dans un rôle antichar. La modularité de ces solutions est un avantage dans une situation où la pauvreté de l'approvisionnement ne favorise pas les armements trop spécialisés.

5. Chars et canons automoteurs (Retour en haut de la page)

L'industrie allemande étant à la pointe de la technologie dans ce domaine, les blindés performants seront fournis par elle. C'est l'élément le moins planifiable de cette force mobile, et qui restera toujours dépendant de l'évolution des autres fronts, Barbarossa en premier.L'industrie italienne ne pourra quant à elle ne pas fournir un modèle substantiellement plus évolué que le char M13/40 avant deux ans ; les quantités produites devraient être modestes.

Il faut toutefois pondérer cette pauvreté en ressources avec le train logistique qui y est associé : il n'est pas utile d'avoir davantage de chars si l'on ne dispose pas de suffisamment du carburant, de la logistique et de la maintenance nécessaires pour les utiliser tous. Compte-tenu de la situation de l'approvisionnement sur ce théâtre d'opération, la taille de la composante blindée active se heurtera à un maximum logistique.

Mais ce maximum logistique n'interdit pas la constitution d'une réserve, d'autant plus que les conditions d'utilisation dans le désert endommagent et immobilisent fréquemment les blindés.Des chars de prise peuvent constituer les premiers éléments de cette réserve. S'il est désirable d'homogénéiser les matériels courants, on doit accepter tous les matériels d'importance décisive.


Après la campagne de France, l'Allemagne disposait des chars britanniques suivants (d'après le site beutepanzer.ru ) :
- entre 23 et 29 chars Matilda II
- 31 chars Cruiser MkII (A10)
- 100 chars Cruiser MkIV (A13) (Nota : ils furent utilisés pour Barbarossa)

De l'équipement de maintenance pour ces chars et de la documentation furent également capturés.

La centaine de A13 représente sans doute un standard à part entière, plus intéressant pour Barbarossa que pour la Lybie. Les autres blindés sont encore à un niveau technologique utile à la force mobile pour un an au moins, mais dans un rôle de réserve, faute de pièces détachées en nombre suffisant. Un autre avantage substantiel dans ce contexte est de permettre la formation d'équipes de maintenance adaptées au matériel anglais, qui pourraient ainsi permettre le réemploi rapide de chars ennemis capturés.
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Re: Operation Heliantus

Message par Solsys » 05 Avril 2015, 13:05

III – Équipement et unités spécialisés

1. Trattore Scarso (tracteur squelettique)
2. Kégresse improvisato ( Mula / Maultier )
3. Remorques improvisées
4. Spazzini (“Scavengers”)
5. Bateaux légers


1. Trattore Scarso (tracteur squelettique) (Retour en haut de la page)
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L'expérience accumulée lors des opérations africaines de l'armée italienne a permis de constater la mobilité supérieure des chenilles par rapport aux roues dans le désert.

L'armée allemande a capturé en Pologne des tracteurs lourds C7P chenillés qui partagent un grand nombre de composants avec le char 7TP , issu comme le char italien 13/40 du char britannique Vickers 6-Ton. Vickers a d'ailleurs également produit un tracteur d'artillerie sur la base de son char : le Dragon, Medium Mark IV.

Compte-tenu de la faible variété et de l'étroitesse de la production italienne, il est donc envisageable de réaliser un tracteur d'artillerie à partir de pièces au standard du char 13/40.

Il serait sans doute coûteux et difficile de réaliser des parois métalliques pour cet engin, même en acier “doux” non blindé. Ces parois métalliques rajouteraient de plus un poids inutile dans un contexte de rareté de carburant. Comme cet engin ne serait de toutes façons pas blindé, on n'aurait besoin que de la structure métallique nécessaire à la fonction de traction.

On pourrait ainsi construire une structure “squelettique” à partir de barres d'acier rivetées, comme le prototype américain de la Prmière Guerre Mondiale “Skeleton Tank” ( http://en.wikipedia.org/wiki/Skeleton_tank ). Ce genre de construction ne nécessiterait pas d'installations industrielles complexes, des entreprises de construction ou de construction navale pourraient s'en acquitter.

L'habitacle pourrait être réalisé en bois et en toile afin de sauvegarder des matériaux stratégiques et d'alléger encore davantage l'engin. Une plate-forme en bois pourrait être installée à l'arrière.

Il resterait la question de la production de moteurs adaptés à l'engin, sans que cela ne grève la production de moteurs pour les chars. Il faudrait étudier la possibilité d'adapter un moteur existant peut-être moins puissant mais rendu compatible avec le 13/40.

Cette compatibilité permettrait de le monter dans un 13/40 dont le moteur serait cassé, afin que l'ensemble (éventuellement allégé et détourellé) puisse s'évacuer par ses propres moyens au lieu d'être abandonné faute de char de récupération.


2. Kégresse improvisato ( Mula / Maultier ) (Retour en haut de la page)

Le constat de la mobilité supérieure des chenilles dans le désert peut inciter les italiens à obtenir leurs propres véhicules semi-chenillés, en s'inspirant par exemple des véhicules Kégresse.

Il existe fin 1940 environ 1400 camions italiens immobilisés en Afrique du Nord par manque de pièces détachées. On y trouve aussi des tankettes type CV-33 en voie d'obsolescence, et que le contexte de la rareté en carburant rend inintéressante dans le cadre de la nouvelle force mobile.

On peut imaginer que quelques camions italiens immobilisés puissent être transformés localement en semi-chenillés par le recyclage des chenilles, du moteur et d'autres éléments des CV-33. L'industrie italienne pourrait ensuite fournir des kits de conversion aux équipes de maintenance d'Afrique du Nord pour convertir d'autres camions et tankettes locaux en véhicules standards utilisables par la force mobile.


3. Remorques improvisées (Retour en haut de la page)

Parmi les camions immobilisés, les modèles obsolètes ou qu'il ne vaut plus la peine de remettre en état de marche et dont le châssis est encore utilisable peuvent être convertis localement en remorques. Les éléments superflus comme la cabine, le moteur voir même les freins peuvent être cannibalisés. Les camions trop endommagés peuvent servir de source de matériaux pour renforcer la structure de la remorque et l'allongement des plateaux.

Les remorques permettront une meilleure utilisation de l'essence, notamment en ce qui concerne l'approvisionnement des troupes statiques.


4. Spazzini (“Scavengers”) (Retour en haut de la page)

Dans la tradition des “Sammelkompanien” allemandes de la Première Guerre Mondiale, ces petites unités auraient pour fonction la récupération de matériel sur le champ de bataille.

Ces fonctions étaient déjà effectuées par les unités militaires présentes localement, la particularité de ces unités est de s'intéresser aux engins plus complexes comme les blindés.

Ces unités seraient formés de conducteurs-mécaniciens responsables de leur propre “Mula” et de démonteurs dotés de l'équipement (aux standards métrique et impérial) nécessaire au démontage d'éléments d'épaves du champ de bataille. Les démonteurs n'ont pas besoin de la même formation que les mécaniciens, et peuvent être pris parmi les soldats ordinaires.

(Nota : Ce n'est pas nécessairement un métier agréable s'il faut aller visiter des épaves dans lesquels se trouvent encore des cadavres de tankistes. )

Nombre d'éléments d'une épave peuvent être réutilisés, par exemple les roues, suspensions et chenilles peuvent servir à assembler localement des “Trattore Scarso”, autant de centaines de kilos d'acier par engin qu'il ne faudrait pas avoir à produire en Italie et à transporter. On peut même imaginer des “Trattore Scarso” configurés pour pouvoir réutiliser des roues, suspensions et chenilles prises sur des épaves ennemies.

D'une manière plus générale, tout ce que l'on peut démonter ou dévisser, même inutilisable, peut être renvoyé en Italie pour être refondu : moteur incendié, tourelle trouée, simples vis etc. Le transport de ces matériaux se répartirait sur les camions d'approvisionnement rentrant à vide, afin d'optimiser l'utilisation de l'essence et des véhicules.

Il reste sur place des blocs de métal que l'on n'aurait pas pu déplacer compte-tenu de la restriction en carburant, et que ne seront peut-être pas récupérées par l'ennemi pour des raisons elles aussi logistiques.


5. Bateaux légers (Retour en haut de la page)

Un bateau consomme bien moins d'essence par tonne transportée qu'un camion. Puisque l'essentiel des troupes se situe à proximité relative de la côté de la Méditerranée, on peut imagine qu'une partie du transport se fasse sur des bateaux motorisés d'une taille équivalente aux bateaux de pêche ou de transport utilisés localement en Libye. Leur vulnérabilité aux attaques aériennes les empêcherait de se rendre trop proche de la ligne de front, mais sur la portion parcourue entre Tripoli (ou Benghazi) et l'arrière du front ils auront mieux utilisé le carburant et permis de réduire l'usure des camions. Il y aurait certes des ruptures de charge supplémentaires mais qui mobiliseraient de la main d'oeuvre, plus facilement disponible dans ce contexte que de l'essence ou des moteurs neufs.

Nombre de ces bateaux sont sans doute réquisitionnables en Italie, induisant une modernisation de la pêche italienne comme conséquence secondaire. Lors de leur traversée de la Méditerranée, ces embarcations peuvent peut-être déjà transporter certains équipements ou matériaux.

Là où les jetées sont insuffisantes ou inexistantes, des équipes de pionniers utilisant des unités libyennes et éventuellement de la main-d’œuvre locale devront les bâtir. Une conséquence indirecte serait une meilleure motivation des troupes indigènes qui modernisent leur pays grâce à l'Italie.

On préférera l'emploi d'éléments en bois, matériau non stratégique et plus léger à transporter. Un modèle standard peut être conçu par un service de l'armée ou des écoles d'ingénieurs, débouchant sur des pièces standard à commander dans des pays sylvicoles comme par exemple la Norvège.
Solsys
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