[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 483: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/bbcode.php on line 112: preg_replace(): The /e modifier is no longer supported, use preg_replace_callback instead
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/functions.php on line 4688: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at [ROOT]/includes/functions.php:3823)
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/functions.php on line 4690: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at [ROOT]/includes/functions.php:3823)
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/functions.php on line 4691: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at [ROOT]/includes/functions.php:3823)
[phpBB Debug] PHP Warning: in file [ROOT]/includes/functions.php on line 4692: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at [ROOT]/includes/functions.php:3823)
Forum Italie 1935-45 • Consulter le sujet - debarquement italien sur menton en juin 1940

debarquement italien sur menton en juin 1940

Section dédiée aux actions contre la France et l'Angleterre en 1940, aux opérations des sous-marins de la Betasom en Atlantique et à l'occupation du territoire français entre 1942 et 1945.

Re: debarquement italien sur menton en juin 1940

Message par bologna » 12 Août 2009, 17:05

Je crois qu'on peut affirmer avec certitude qu'il n'y a jamais eu aucun combat au corps a corps entre Italiens et tirailleurs sénégalais dans Menton en juin 1940. Et par conséquent, aucune exaction... Aucune source officielle ne mentionne l'existence de tels combats ni meme aucun récit ou témoignage de vétéran.
Le petit roman dont j'avais fais le commentaire ici est vraiment un ouvrage de fiction...

En ce qui concerne la propagande italienne vis a vis des troupes de couleurs dans les rangs alliés, les actualités cinématographiques LUCE ou les revues comme TEMPO ne se lassaient pas de montrer et de commenter avec un peu de mépris quand meme des images de prisonniers originaires des colonies britanniques. Le propos n'était pas franchement rasciste, il était plutot de montrer comment les Anglais forcaient ces pauvres soldats à se battre malgres eux dans une guerre qui ne les regardait pas et pour des interets qui n'étaient pas les leurs. Mais il en ressort une image de pauvres gars hagards, ne comprenant pas grand chose à ce qui leur arrive, peu combatifs et pressés de se rendre au premier venu. Pas tres valorisant quoi...
Il me semble que la propagande italienne était plus virulente vis à vis des blancs Néo Zélandais, Australiens, Sud Africains qui étaient vraiment considérés comme des brutes épaisses violentes et sans aucune culture...
Mais entre blancs.... ce n'est plus du rascisme...

Cela dit, des lois raciales existaient en Italie, et elles ont été appliquées. Vous connaissez sans doute la revue "La Razza". J'en ai un ou deux exemplaires et pour le coup on peut dire qu'il s'agit d'un véritable torchon de propagande rasciste.
bologna
Generale di divisione
 
Message(s) : 593
Inscription : 05 Août 2008, 00:00

Réalités des Combats DANS Menton

Message par EKAERGOS » 12 Août 2009, 18:30

EKAERGOS
Generale di brigata
 
Message(s) : 483
Inscription : 08 Décembre 2008, 00:00

films et photos italiennes

Message par laurentnice » 12 Août 2009, 18:57

si vous regarder les films de propagande et les photos tirés de ceux ci sont de la propagande connaissant bien menton si vous regardez bien ils cours vers l'italie et non "à l'attaque des positions française"




sinon il existe une séries de photos italienne que voici mais les ruees sont vide













elles ont été prise par un soldat italien du génie ferroviaire italien qui à participé à la reconstruction de la voie ferrés nice vintimille et cunéo dont les ponts ont été détruits par le génie français dans la nuit du 10 au 11 juin 1940 à 0h30
laurentnice
Generale di divisione
 
Message(s) : 615
Inscription : 04 Août 2008, 00:00

Re: debarquement italien sur menton en juin 1940

Message par bologna » 13 Août 2009, 14:38

A mon avis, les photos que l'on connait de la bataille de Menton et qui sont des photogrammes d'un film d'actualité Luce montrent des scenes posées. Ces scenes ont du etre filmées juste apres la fin des combats.
Et si des combats au corps à corps avaient eu lieu dans Menton il y aurait surement eu des témoignages et des récits de vétérans pour les narrer.
Apres guerre les témoins français se seraient fait un plaisir de raconter comment les chemises noires auraient été défaites par quelques Sénégalais...

Je crois que les troupes Italiennes (dont des éléments sont parvenus jusqu'à l'ouvrage du Cap Martin) ont tout simplement souffert du feu terrifiant et extremement bien réglé de toute l'artillerie française du secteur. Elles ne pouvaient pas faire un mouvement ni s'approcher d'un ouvrage de défense sans etre repérées et détruites par le feu des canons... Il ne restait plus aux défenseurs des blockaus français qu'à faire des petites sorties pour nettoyer les abords de leurs positions. Et là, les témoignages des vétérans sont très nombreux.
C'est l'artillerie française qui a désorganisé les bataillons italiens.


En revanche, les témoignages de Mentonnais concernant ces combats sont inexistants à ma connaissance puisque toute la population avait été évacuée...
bologna
Generale di divisione
 
Message(s) : 593
Inscription : 05 Août 2008, 00:00

rep

Message par laurentnice » 13 Août 2009, 15:22

j'ai la même réponse que yves et au niveaux des anciens combattants français c'est assez dur d'avoir des réponses
laurentnice
Generale di divisione
 
Message(s) : 615
Inscription : 04 Août 2008, 00:00

Re: debarquement italien sur menton en juin 1940

Message par bologna » 13 Août 2009, 19:25

Dans la rubrique "Bataille des Alpes" de ce forum y a toute une rubrique "bibliographie" dont plusieurs bouquins français récents sur la bataille de Menton.
bologna
Generale di divisione
 
Message(s) : 593
Inscription : 05 Août 2008, 00:00

Re: debarquement italien sur menton en juin 1940

Message par tuche » 02 Mai 2010, 15:20

Ekaergos, Bologna et Lupo, j'ai bien lu tout vos developpements et argumentations concernant de soit disant exactions avérées ou non de la part de tirailleurs sénégalais du 4éme RTS à l'encontre de chemises noires du XXXIII éme CCNN, je vous joint une photo prise sur la Gazette des uniformes Hors série n°10 intitulé "La Bataille des Alpes 1939/1940" que cite Ekaergos plus haut.



Cette photo a éte prise dans le secteur du torrent de Gorbio le 25 juin juste aprés les combats. Elle provient de l'Ufficio Storico Esercito. Elle montre sur le coté droit quatre tirailleurs sénégalais du 4éme RTS (le régiment incriminé) et sur le coté gauche deux Chemises Noires du XXXIIIéme CCNN. Si vous regardez bien les deux italiens, ils ont des poses décontractées et ils tirent tout les deux une cigarette. Pensez vous que si il y avait eu des atrocités avérées, ils aient eu une tel attitude et n'aient pas chercher a se venger ou du moins ne pas être sur la photo.
tuche
Generale di corpo d'armata
 
Message(s) : 736
Inscription : 24 Février 2009, 00:00

Re: debarquement italien sur menton en juin 1940

Message par lupo » 02 Mai 2010, 16:11

merci pour la photo, elle confirme ce que nous disions sur cette légende ridicule.
lupo
Sottotenente
 
Message(s) : 103
Inscription : 31 Janvier 2009, 00:00

article sur sur les troupes noires

Message par laurentnice » 02 Mai 2010, 17:31

salut a tous il y a un article sur les troupe noires dans histo mag

laurentnice
Generale di divisione
 
Message(s) : 615
Inscription : 04 Août 2008, 00:00

Re: debarquement italien sur menton en juin 1940

Message par avz94 » 02 Novembre 2010, 19:16

Bonsoir,

voici les détails des combats entre le 20 et le 25 juin 1940 retranscrit par le Général MAGNIEN commandant le S.F.A.M. :

le 20 juin, les Italiens, à la faveur d'un fort brouillard, reprirent dès le matin, leurs attaques. Du GRAMMONDO à la mer, une grosse attaque était menée par la 5ème DI Italienne, appuyée de Chemises Noires et soutenue par une forte action d'artillerie. Certains de nos ouvrages, ainsi que certaines positions de batterie (MONTE-GROSSO, AGAISSEN, CAP-MARTIN, LA TORRACCA en particulier) étaient prises à partie par des pièces lourdes de 149, 210 et peut être même de calibres supérieure.

L'échec fut complet, notre artillerie de forteresse, de position, ayant répondu à toutes les demandes d'appui de l'infanterie par des tirs rapide remarquablement appliqués sur les objectifs signalés et qui avaient causés de très fortes pertes à l'ennemi. Seul, l'ouvrage du pont SAINT-LOUIS avait pu être débordé, mais il tenait toujours et sur les corniches, l'avance italienne avait été arrêtée sensiblement à la frontière.

Le 21 juin fut à nouveau employée par l'ennemi à ramasser blessés et tués, à regrouper les éléments engagés et à préparer l'entrée en ligne de nouvelles divisions, entre BREIL et la mer. Notre artillerie eut là l'occosion de disperser de gros rassemblements. Pendant ce temps le commandement français se préoccupait de l'obligation ou pourrait se trouver le 15ème CA de mener la lutte sur deux fronts opposés :

- sur les ALPES contre les Italiens et
- sur le VAR contre les troupes motorisées allemandes.

Le 22 juin une attaque générale se déclanchait de bon matin contre le S.F.A.M., précédée d'une assez forte préparation d'artillerie sur toute la zone du MONTE GROSSO à MENTON.

1°) deux divisions (37ème DI "Moderna" et la 5ème DI "Coséria" lancèrent leurs fantassins et leurs CHEMISES NOIRES à l'assaut de notre position du CUORE à la mer. Deux attaques convergentes débouchant de part et d'autre du MULASSIER prenaient comme objectif le RAZET au sud du GRAMMONDO, forte attaques frontales visant les points forts de CASTELLAR et la COLLE et les ouvrages d'avant postes qui les couvraient.
Nos sections d'E.S. supportèrent héroiquement le choc et arrétèrent l'ennemi avec l'aide de nos petits ouvrages d'A.P. (PIERRE-POINTUE, SCUVION, LA PANNA, COLLETTA, PILLON) et de notre splendide artillerie divisionnaire de forteresse ou de position qui faisait un excellent travail, malgré le brouillard qui génait ses observateurs.

2°) une division (3ème DI "Ravenna") tentait de pousser par FONTAN vers BREIL ...

3°) a l'AUTHION, aucune attaque d'infanterie ne débouchait ...

L'après-midi, la bataille se poursuivat avec violence sur tout le front du RAZET à la mer, avec des fluctuations continuelles, dues surtout à l'action de l'artillerie sur les troupes attaquantes et à la resistance de tous nos éléments d'avant-poste. A la fin de la journée, autant qu'on pouvait en juger, le bataillon italien chargé de l'attaque au nord avait pu pénétrer entre les deux ouvrages de SCUVION et de PIERRE-POINTUE qui étaient débordés et presque encerclés. Il avait coiffé le sommet du RAZET et commençait à descendre vers le point fort du PLAN GERMAIN ou la situation était très confuse. Mais il était finalement arrété par les tirs combinés de l'artillerie et des ouvrages (SCUVION et PIERRE-POINTUE) et enfin le bataillon refluait vers le col du RAZET, laissant des cadavres et des blessés sur le terrain. Une sortie à la grenade d'une part de la garnison de PIERRE-POINTUE avait permis à celle-ci de ramener une dizaine de prisonniers qui furent ramenés dans l'ouvrage.
A FASCIA-FUNDA, un groupe d'E.S. s'était héroiquement défendus et 5 alpins s'étaient faits tuer sur leurs armes qu'ils avaient servis jusqu'au dernier moment. Au sud, l'attaque avait pu dépasser l'ouvrage du PILON, déborder la COLLE par ses deux flancs est et ouest et atteindre les réseaux qui protégeaient CASTELLAR, obligeant à envisager le repli des deux points forts comme il était prévu au plan de défense.
Une radio émise par les Italiens nous apprenait le soir que le 89ème RI venait de recevoir l'ordre d'occuper, deans la nuit, MENTON, quelles que soient les pertes qui pourraient en résulter et cela a la de demande expresse du gouvernement du Duce.
D'autre part, des observateurs d'artillerie avaient signalé des chalands qui se rassemblaient derrière GRIMALDI, ce qui pouvait faire craindre un débarquement éventuel sur le flanc ou les arrières du S.F.A.M., permettant de faire franchir à des engins blindés la zone, impraticable pour eux, des destructions.
Nos troupes étaient donc avisées d'être particulièrement vigilantes au cours de la nuit, et l'artillerie qui disposait à pied d'oeuvre d'approvisionnement relativement considérables et dont les ravitaillements se poursuivaient normalement chaque nuit, était invitée à exécuter pendant la nuit, sur tous les points de passage de la frontière et sur les points du champ de bataille des tirs irréguliers de harcélement, en vue d'interdire ravitaillement et relèves et de géner la circulation.
Du fait de ses pertes de la journée et de celle dues à ces tirs au cours de la nuit du 22 au 23 juin, l'ennemi, une fois de plus, du se regrouper et évacuer de nombreux blessés. Aussi la nuit restat-elle calme.

Le 23 juin au matin, par un temps très beau, des escradrilles de bombardement qui la veille avaient déjà opéré à BERRE-LES-ALPES, au MONT-CHAUVE, aux BANQUETTES, venaient lancer leurs projectiles sur notre position de résistance, dans la région des corniches. A ce moment, le CUORE tenait toujours solidement, malgré l'extrême fatigue de la S.E.S. qui s'y défendait. Toutes les S.E.S. qui avaient combattu plus au sud jusqu'à la limite de résistance, leurs hommes avaient été, dans la nuit, repliés à l'arrière de la P.R. et mis au repos, afin de pouvoir être utilisés par la suite comme réserve de quartier. La ligne de résistance jalonnée par les ouvrages d'avant-poste paraissait, sur tout ce front, attainte, sinon dépassée. Le PILON, PIERRE-POINTUES et SCUVION tiraient toujours, tandis que le PONT SAINT LOUIS, la COLETTA et la PANNA, avec lesquelles on ne pouvait plus communiquer, ne donnaient plus signe de vie. Le point fort de la COLLE avait été évacué et replié sur les hauteurs de la rive gauche du CAREI et l'ennemi s'était accroché aux réseaux de CASTELLAR qui tenaient encore. A MENTON-GARAVAN, les Italiens ne paraissaient pas avoir dépassé les abords est du VIEUX-MENTON (hopital BARRIQUAND et PORT). Le début de la matinée du 23 juin restait assez calme. Un orage violent s'était mis à tomber, s'ajoutant à un brouillard épais qui interdisait toute visibilité. Vers 16H30, on signalait que les Italiens avaent poursuivis la conquête de FONTAN dont nous ne tenions plus la sortie sud ...

... SCUVION et PIERRE-POINTUE étaient maintenant dégagés et les communications par radio rétablies avec tous les ouvrages d'avant-postes, sauf celui du PONT SAINT LOUIS.
Le bataillon italien du RAZET semblait avoir été relevé par un bataillon frais. Des infiltrations étaient signalées descendant du PLAN DU LION, l'artillerie française contrebattait immédiatement tous les objectifs qui lui étaient signalés, tandis que l'artillerie italienne continuait à pilonner la P.R. avec des obus de gros calibre.
A 17H00, sous une pluie diluvienne et par un brouillard opaque, la bataille reprennait plus violemment dans MENTON même. Ne voyant rien, renseignés seulement par le bruit des armes qui tiraient et par les coups qu'ils recevaient, les défenseurs de la position de résistance ne pouvaient trouver que des renseignements très vagues qui seront souvent reconnus erronés, mais que l'artillerie exploitait aussitôt :

- un char-canon suivi de 200 hommes à pied était signalé dans l'entonnoir de la destruction de CARNOLES tirant à 1000 mètres sur les embrasures des casemates du CAP-MARTIN.

- des chars étaient signalés sur la BASSE-CORNICHE, le long de la caserne de MENTON, arrétés par la grosse destruction de la ville"BIEN SITUEE", puis sur la PLACE D'ARMES.

Or, il a été établi, par la suite, qu'aucun engin blindé italien n'avait pu pénétrer dans MENTON, l'ouvrage du PONT-SAINT-LOUIS ayant toujours interdit le seul passage utilisable pour eux. Les tirs d'artillerie déclenchés sur ces engins n'étaient d'ailleurs pas perdus : d'assez nombreuses unités italiennes et surtout des Chemises Noires avec des troupes d'assaut, profitant du brouillard, progressaient dans MENTON.
Et vers 18H00, on apprenait que les réseaux de fil de fer qui couvrent l'ouvrage du CAP-MARTIN étaient attaqués par d'importants effectifs qui étaient aussitôt pris à partie par tout ce qui pouvait tirer sur les assaillants et en particulier par les jumelages et les mortiers de 81 de l'ouvrage qui les fauchaient à 200 mètres. Les Italiens qui n'étaient pas touchés, abandonnaient rapidement l'attaque et refluaient vers le VIEUX-MENTON, poursuivis par de violents tirs d'artillerie (un renseignement donné, après l'armistice, par les Italiens, fait supposer que le bataillon qui a attaqué à pu à la faveur du brouillard débarquer au PORT DE MENTON).
Dans la crainte que dans l'obscurité de la nuit, lattaque de la P.R. ne soit reprise, une compagnie de Tirailleurs Sénégalais, en réserve à la TURBIE était avancée vers RICARD, orientée sur la CORNICHE-HAUTE et BASSE.
Des patrouilles poussées dans MENTON par le 96ème B... au cours de la nuit du 23 au 24, pouvait pénétrer jusqu'à GORBIO sans rencontrer d'Italiens. Par contre, des infiltrations d'Italiens étaient signalées de divers cotés sans pouvoir établir leur importance.

Le 24 juin, vers 05H00, les avions ennemis volent au dessus des lignes sans lancer de bombes et sans doute pour reconnaitre si le dispositif de défense avait été renforcé.
Vers 06H50, le S.F.A.M. recevait notification d'un pli officiel demandant aux troupes de tenir sur place coute que coute et, en particulier faire l'impossible pour interdire toute violation de la P.R.
La journée s'écoula dans le calme.
Les seules alertes dans cette journée ou nos troupes sentent un ennemi nombreux devant elles, dans le brouillard persistant qui entretient la crainte perpétuelle d'une attaque, étaient dues à de faux renseignements :

- Retour de l'infanterie italienne dans les réseaux du fort du CAP-MARTIN
- Chars blindés sur la PLACE D'ARMES,
- Mouvements blindés sur la RIVIERE ITALIENNE,
- Débarquement de ses éléments légers dans le port.

Chaque fois notre artillerie déclanchait ses tirs. L'ennemi qui avait éprouvé de très fortes pertes la veille utilisa sans doute cette journée pour amener à pied d'oeuvre de nouvelles unités et se bornait à des tirs d'artillerie sur nos positions, ainsi que sur l'ouvrage du PONT-SAINT-LOUIS dont l'équipage interdisait toujours tout passage sur le pont. L'ouvrage de PIERRE-POINTUE avait pu être ravitaillé dans le courant de l'après-midi par une corvée qui avait ramené les prisonniers du 22.
Le soir, après diner, on apprenait que l'armistice venait d'être signé entre la France et l'Italie et que les hostilités seraient arrêtées à 00H35, le 25 juin 1940. Le commandement ordonne que, si le S.F.A.M n'était pas attaquée, l'artillerie n'exécute pas les tirs de harcélement prévus pour la nuit du 24 au 25 juin.

Un des derniers tirs exécuté par les pièces longues et modernes du MONT-AGEL sur la gare de VINTIMILLE ou l'on observait d'importants mouvements, semble y avaoir provoqué une explosion et un fort incendie.

Au cours de cette bataille de 10 jours, le S.F.A.M. a pleinement rempli sa mission de couverture de la ville de NICE. L'ennemi n'a pu occuper que MENTON et FONTAN. Pourtant 5 divisions Italiennes avaient été engagées sur le front, dont 3 avaient été fortement éprouvées pour qu'il fut nécessaire de les relever. 3 autres divisions étaient sur le point d'entrer en ligne, semble t'il, si l'armistice n'était pas intervenu. De l'aveu même des Italiens, leurs pertes avaient été très élevées, peut-être 4000 à 5000 hommes tués ou blessés, alors que celles des troupes du S.F.A.M. restaient, au contraire, excessivement faibles :

8 tués, 35 blessés, 33 prisonniers ou disparus.

C'est que la Bataille pour NICE avait revêtu un caractère tout particulier. Elle avait été menée par l'Artillerie Française, en partie abritée dans les ouvrages, contre l'Infanterie Italienne attaquant à découvert.
L'Infanterie Française n'y avait pris qu'une part assez faible, car la ligne de résistance a toujours été inviolée, elle pouvait d'ailleurs être fière des petites unités qu'elle avait engagées :

Section d'Eclaireurs Skieurs et quelques Sections avancées de F.V., Garnisons de petit ouvrages d'avant-postes, aux feux puissants et aux coeurs vaillants.

signé, le 08 juillet 1940 au GQG, par le Général MAGNIEN commandant le S.F.A.M.
Cordialement
avz94
Soldato
 
Message(s) : 14
Inscription : 02 Novembre 2010, 00:00

PrécédentSuivant

Retour vers Le front occidental

Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 2 invité(s)

cron