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Opérations»Guerre d'Espagne»Des Italiens en terre ibérique - Acte 2 : L'accroissement des aides extérieures
samedi, 04 juin 2016 12:32

Des Italiens en terre ibérique - Acte 2 : L'accroissement des aides extérieures

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Arrivée des légionnaires italiens à Cadix à bord du paquebot Lombardia le 1er janvier 1937. Arrivée des légionnaires italiens à Cadix à bord du paquebot Lombardia le 1er janvier 1937. collection Bruno Dalpiaz

Après la constitution des brigades internationales et l'intervention directe de l'URSS dans le conflit aux côtés de la république, le soutien italien aux nationalistes s'intensifie dans les airs, sur terre et sur mer.

Entrée en scène des Soviétiques et renforcement de l'implication italienne

Au moment de l’insurrection de juillet 1936, l'URSS adopte une position très prudente, Staline craignant qu'une intervention russe ne ruine ses efforts de rapprochement avec la France et l'Angleterre afin d'endiguer l'impérialisme allemand. Il laisse dans un premier temps le Komintern gérer l'aide humanitaire aux républicains, se limitant à la collecte d'informations pour jauger de la situation. Trotski, alors en exil, accuse Staline de trahir la révolution espagnole. Après la visite d'une délégation du PCE fin août à Moscou, le maître du Kremlin décide d'intervenir activement dans le conflit espagnol, conscient qu'en restant à l'écart, l'URSS aurait perdu en crédibilité auprès des partis communistes étrangers.

Le 21 août 1936, Marcel Rosenberg, ex vice-secrétaire de la SdN, est envoyé à Madrid en tant qu'ambassadeur soviétique. Il est accompagné de nombreux officiers de l'Armée Rouge, parmi lesquels le general Ian Karlovitch Berzine, ancien chef des services secrets, Vladimir E. Goriev, attaché militaire, Nikolaï Kouznetsov, attaché naval, et Yakov Smouchkevitch en tant que conseiller aux forces aériennes. Mikhaïl Koltsov, célèbre correspondant de la Pravda, et les cinéastes Roman Karmen et Boris Makadeïev sont également dépêchés sur place pour faire connaître le conflit en URSS. Suite aux informations remontées par le NKVD sur la situation critique dans laquelle se trouve la république, les autorités militaires soviétiques préparent un plan d'aide d'urgence baptisé Opération X et bouclé le 14 septembre. Le 13 septembre, Juan Negrín, ministre des finances du gouvernement espagnol dirigé par Largo Caballero depuis le 4 septembre, fait passer un décret l'autorisant à prendre les mesures nécessaires pour sauvegarder l'or de la Banque d'Espagne. Transférées dans un premier temps à Carthagène, les réserves d'or et d'argent prennent ensuite la direction de l'URSS, pour un total de 510 tonnes de métaux précieux représentant 518 millions de dollars au cours de 1936. Cette somme, débarquée à Odessa le 2 novembre, va servir à régler l'ensemble de l'aide apportée par Moscou, chiffrée de manière très exagérée. Le 26 septembre, un premier cargo chargé d'armes et de munitions, le Campeche, quitte Féodosie pour Carthagène où il accoste le 4 octobre. Le 12 octobre, le cargo Komsomol débarque 50 chars T-26 à Carthagène. À partir du mois d'octobre, l'aide matérielle soviétique à la république se fait massive, si bien qu'au 20 décembre, l'aviation républicaine compte 30 Tupolev SB-2 Katiuska, 31 Polikarpov R.5 Rasante, 40 Polikarpov I-15 Chato et 31 Polikarpov I-16 Mosca. Au cours du dernier trimestre 1936 débarquent à Alicante et Carthagène 106 chars T-26, 40 automitrailleuses FAI, BA-3 et BA-6.

Largo Caballero s'entretenant avec des miliciens dans la sierra de Guadarrama. Ses visites sur ce front lui vaudront une grande popularité et favoriseront son accession à la présidence du conseil le 4 septembre 1936.
(crédits photo : Archivos Estatales)
Cargo soviétique Koursk arrivé dans le port d'Alicante le 3 novembre 1936.

À la suite de l'intervention de l'URSS aux côtés de la république, l'Italie et l'Allemagne sont amenées à revoir leur politique d'aide envers les nationalistes, restée jusque là assez limitée et prudente. Sur le plan des relations internationales, la situation est assez délicate, car les trois pays, comme la France et l'Angleterre, sont membres du comité de non intervention. Comme nous l'avons vu précédemment, la rencontre entre Hitler et Ciano à Berchtesgaden le 24 octobre 1936 aboutit à un renforcement de l'aide apportée par Berlin et Rome aux nationalistes. La reconnaissance du gouvernement de Franco le 18 novembre, à l'initiative de l'Allemagne, ne laisse plus aucun doute sur le plein engagement de Mussolini et d'Hitler aux côtés du Caudillo.

Le 28 novembre, l'Italie signe un accord secret avec les nationalistes, dont l'Allemagne est aussitôt informée. Malgré les réserves d'Hitler, Mussolini décide lors de la réunion du 6 décembre à Palazzo Venezia d'envoyer des unités opérationnelles en Espagne. Assistent à cette réunion les trois chefs d'état-major (le gen. Pariani pour l'Esercito, l'Amm. Cavagnari pour la Marina et le gen. Valle pour l'Aeronautica), le gen. Roatta rentré d'Espagne pour l'occasion, Ciano et le konteradmiral Canaris pour l'Allemagne. Cette réunion se tient après l'échec de la seconde offensive nationaliste sur Madrid et alors que la troisième, en cours depuis 8 jours, ne donne aucun signe d'une conclusion favorable aux insurgés. Roatta est conscient que les forces nationalistes ne sont pas suffisantes pour faire plier les républicains. La Junta de defensa organisée par le general Miaja était parvenue à organiser une défense solide de la capitale, aidée par l'entrée en scène des brigades internationales formées par le Komintern. Mussolini, irrité par la conduite des opérations de Franco, qu'il juge trop timoré, veut accéléré le rythme pour conclure cette guerre au plus vite. En conséquence, le compte-rendu de la réunion du 6 décembre précise les dispositions à prendre pour renforcer l'aide de l'Italie aux nationalistes : en premier lieu, lutter contre le trafic maritime vers les ports républicains par l'emploi de moyens navals et aériens, et en second lieu, renforcer l'appui aérien des troupes au sol. Si ces deux points font l'unanimité entre Rome et Berlin, la question des unités terrestres est plus délicate. Tandis que Rome souhaite envoyer deux divisions, l'une italienne et l'autre allemande, cette proposition trouve peu d'échos favorables à Berlin, exception faite de Göring. L'Allemagne regarde surtout les avantages économiques qu'elle peut tirer de cette guerre et ne veut pas nuire à l'effort de réarmement qu'elle a entrepris en détournant trop de matériels vers la péninsule ibérique. Pour autant, Mussolini décide de faire cavalier seul au sujet de l'envoi d'un corps expéditionnaire. L'état-major italien veut en finir avec les envois de renforts au compte-gouttes et plaide pour une intervention massive afin d'être en mesure de peser sur la conduite des opérations. Si les divergences restent nombreuses à l'issue de la réunion du 6 décembre, celle-ci permet cependant de clarifier quelque peu le partage des tâches entre les aviations allemande et italienne. La première doit se concentrer sur le bombardement, tandis que la seconde doit assurer la supériorité aérienne et les opérations sur les îles Baléares.

Le general José Miaja, chargé de la défense de Madrid.
(crédits photo : Archivos Estatales)

Dès le 7 décembre, Mussolini nomme Roatta à la tête de toutes les forces terrestres et aériennes italiennes en Espagne, exception faite des Baléares. Il faut noter que pour toutes les questions relatives à l'intervention en Espagne, Pietro Badoglio, chef d'état-major général, continu d'être tenu à l'écart de toute décision et n'est informé que du minimum indispensable. Le même jour, Roatta communique au chef d'état-major de la MMIS, le t.col. Emilio Faldella, la volonté de Rome d'envoyer en Espagne des officiers, sous-officiers et hommes du rang pour former et encadrer des unités mixtes italo-espagnoles. La somme de travail nécessaire à la formation de ces unités dans le cadre de l'opération OMS dépassant largement les compétences d'un cabinet ministériel, c'est le SMRE qui est chargé de l'organisation des transports, du rassemblement des fournitures, de la gestion des soldes, de la rédaction des règlements administratifs, de la question des communications avec les familles des morts et blessés et de la censure.

Le 9 décembre, Faldella présente à Franco la proposition italienne de formation d'unités mixtes. Bien que peu enthousiaste, Franco ne peut refuser, les unités mixtes de niveau inférieur ayant obtenu d'excellents résultats dans les opérations de novembre autour de Madrid. Initialement, Franco demande à ce que l'Italie se limite à envoyer des commandants de compagnies et de pelotons pour que les unités de niveau supérieur soient commandées par des Espagnols. Mais le 15 décembre, l'Italie obtient que les commandants de brigades et qu'une partie des commandants de régiments et de bataillons soient transalpins. Le 10 décembre, alors que les tractations sont en cours, Mussolini ordonne au chef de la section « S » du ministère des affaires étrangères, l'ambassadeur Pietromarchi, d'envoyer au plus vite 3000 volontaires dans la péninsule ibérique. C'est encore à Faldella que revient la charge d'annoncer la nouvelle à Franco, qui ne cache pas son mécontentement de ne pas avoir été partie prenante de la décision, mais accepte néanmoins l'offre et décide de répartir ces volontaires dans les banderas du Tercio Extranjero et dans des régiments d'infanterie espagnols.

Franco ne peut pas se permettre de refuser l'aide de Mussolini : il sait qu'il a besoin d'hommes de toute urgence pour l'offensive sur Madrid. Mais dans le même temps, il ne veut pas donner l'impression d'être aux ordres de l'Allemagne et de l'Italie. Le 25 décembre, les formations de la Phalange et des requetès sont placés sous les ordres des commandements militaires, qui leurs imposent la même discipline et les mêmes règles que celles en vigueur dans les unités régulières de l'armée nationaliste. Des formations accélérées sont mises en place pour améliorer le niveau de ces milices, mais il faudrait du temps pour obtenir des résultats satisfaisants.

Le 12 décembre, de retour d'Italie, Roatta s'entretient avec Franco. Ensemble, ils décident de la constitution de 2 brigades mixtes italo-espagnoles. Quant aux 3000 volontaires voulus par Mussolini, ils seraient insérés dans des compagnies autonomes du Tercio. Pour chacune des 2 brigades mixtes, l'Italie devrait fournir 130 officiers, 150 sous-officiers et 1600 soldats, en bonne partie spécialisés.

Le 18 décembre, les 3446 premiers volontaires des CC.NN. embarquent à bord du paquebot Lombardia dans le port de Gaeta. Les motivations des volontaires sont à rechercher dans l'idéologie, les nationalistes étant perçus, de part la propagande, comme un rempart contre le communisme et l'anarchisme, mais aussi dans l'appât du gain, le goût de l'aventure et, pour les officiers, l'avancement. Les demandes pour partir en Espagne dépassent de loin les besoins.

Le 14 janvier 1937, Hermann Göring arrive en visite à Rome pour discuter de la marche à suivre concernant l'aide à apporter à Franco. Durant la réunion qui se tient à Palazzo Venezia avec Mussolini, Ciano, Pariani, Cavagnari et Valle, les deux parties réaffirment leur volonté de soutenir les nationalistes, tout en limitant leur contribution de manière à ne pas aboutir à un conflit européen. Göring assure que l'Allemagne fournira d'avantage de matériels et personnels spécialisés, mais pas de troupes combattantes. Mussolini est partagé entre son désir de voir des troupes allemandes épauler les nationalistes et sa crainte d'une influence croissante du Reich en Méditerranée. C'est finalement le second sentiment qui prévaut, et de fait le Duce n'insiste pas auprès de Göring sur l'envoi de troupes. Les deux hommes décident d'informer Franco des décisions prises au cours de cette réunion, en y incluant l'inventaire des troupes et matériels qui seraient envoyés sous peu.

Si le flux de renforts envoyé de l'Italie est resté assez faible jusqu'en novembre 1936, les choses s'accélèrent à partir de la mi-décembre. Entre le 18 décembre 1936 et le 18 février 1937, 48 823 volontaires arrivent en Espagne, dont 29 006 provenant de la MVSN et 19 817 de l'Esercito. L'envoi d'un aussi grand nombre d'hommes en l'espace de 2 mois est motivé par les discussions en cours au sein du comité de non intervention sur la question des volontaires étrangers.

Formation des premières unités terrestres italiennes

Le 27 décembre 1936, Roatta demande l'autorisation à Franco de former des bataillons (banderas) exclusivement italiens. Même si le Caudillo est contraire à l'emploi d'unités étrangères pour ne pas donner raison à la propagande républicaine, il est contraint d'accepter vu le besoin impérieux qu'a l'armée nationaliste de former des réserves. Avec la constitution d'unités italiennes, Mussolini se met dans les conditions de peser davantage dans les décisions du commandement nationaliste. Si dans un premier temps les unités italiennes se limitent au niveau de la compagnie, la signature du Gentlemen's Agreement avec Londres le 2 janvier 1937 permet à Rome de réfléchir à la création de formations plus importantes.

Les quelques 49 000 hommes, tous volontaires, envoyés en Espagne entre décembre 1936 et février 1937 permettent de former 5 brigades, la division d'infanterie Volontari del Littorio et diverses unités mineures. Un matériel important accompagne les soldats, notamment du fait que les bêtes de somme sont remplacés par des véhicules. Pour leur transport, la Regia Marina affrète 8 paquebots déjà employés pour l'invasion de l'Éthiopie (Calabria, Liguria, Lombardia, Sannio, Sardegna, Sicilia, Tevere et Toscana), 3 cargos (Antonietta, Ernani et Lodoletta), le navire hôpital Helouan et 31 cargos déjà affrétés par les Ferrovie dello Stato et utilisés pour le transport de charbon depuis l'Europe du Nord.

Le premier groupe de volontaires est réuni au sein du gruppo battaglioni CC.NN. speciali dans les environs de Naples le 7 décembre 1936 pour une courte période d'entraînement préliminaire. Le premier échelon de 3446 hommes embarqué à Gaeta est issu de ce groupe et aussitôt remplacé. Arrivés à Cadix le 22 décembre, ces premiers volontaires forment la I brg. volontari commandée par le gen. Rossi. Le second échelon de 3508 hommes transporté par le Lombardia et débarqué à Cadix le 1er janvier 1937 participe à la création de la II brg. volontari du gen. Coppi et de la III brg. volontari du gen. Nuvolini. Une fois l'activité de formation terminé, et après avoir renouvelé plusieurs fois ses effectifs au grès des départs, le gruppo battaglioni CC.NN. speciali est dissout le 5 février 1937.

Entraînement préliminaires des volontaires à Cava dei Tirreni entre le 7 et le 27 décembre 1936.
(crédits photo : Archivio Storico Provinciale di Bolzano)
Légionnaires de la 3a cp. du 535 bis btg. Tempesta de la Div. Dio lo vuole sur le remorqueur les emmenant à bord du Lombardia dans le port de Gaeta le 27 décembre 1936.
(crédits photo : Museo Storico Italiano della Guerra)
Embarquement de légionnaires sur le paquebot Lombardia en rade de Gaeta le 27 décembre 1936.
(crédits photo : Museo Storico Italiano della Guerra)
Vue de Cadix depuis la poupe du Lombardia le 1er janvier 1937.
(crédits photo : Museo Storico Italiano della Guerra)
Rue de Cadix menant au Qualtel d'Infanteria, empruntée le 2 janvier 1937 par les légionnaires débarqués du Lombardia.
(crédits photo : Museo Storico Italiano della Guerra)
Foule saluant les légionnaires sur le parcours Cadix-Séville-Huelva le 5 janvier 1937.
(crédits photo : Museo Storico Italiano della Guerra)

Montée en puissance de l'aviation

Comme vu précédemment, la première action des appareils soviétiques en Espagne est menée le 28 octobre 1936 par 4 bombardiers Tupolev SB-2 du grupo n.°12 qui attaquent le terrain de Tablada. Ces appareils modernes affichent une vitesse de pointe supérieure à celle des Fiat CR.32 qui doivent mettre en place une nouvelle technique d'interception. Dès le lendemain, 3 CR.32 attaquent en piqué 3 SB-2 près de Valdemoro. Le pilote nationaliste Salas revendique un bombardier abattu, ce qui semble confirmé par les observateurs au sol. Le 2 novembre, une incursion de 10 SB-2 sur Talavera endommage 6 CR.32 et décide le magg. Fagnani à redéployer 14 CR.32 à Torrijos le lendemain. Toujours le 2 novembre, le s.ten. Mantelli et le m.llo Sozzi abattent un SB-2 de la 2. escuadrilla SB basé à San Clemente dans la région de Murcie. Il s'agit de la première victoire italienne confirmée contre ce type d'appareil, obtenue grâce à l'altitude de 5000 m à partir de laquelle les Fiat ont attaqué leur cible située 2000 m en-dessous.

Personnel au sol et Fiat CR.32 sur le terrain de Torrijos en 1936.
(crédits photo : famille Bolesani)
Tupolev SB-2 du grupo n.°24 de l'aviation républicaine.
(crédits photo : collection Juan Arraez Cerdà)
Tupolev SB-2 endommagé sur le terrain nationaliste de Logroño-Agoncillo en 1936.
(crédits photo : collection Fernando Pina Rubio sur AviationCorner.net)

Le 3 novembre, l'Aniene arrive à Séville après avoir remonté le Guadalquivir pour décharger 21 CR.32 et 4 Ro.37. Les nouveaux chasseurs forment la 3a escuadrilla de caza sous les ordres du cap. Mosca. Constituée à Tablada, l'escadrille gagne Torrijos le 9 novembre, rejoignant les 18 CR.32 alors opérationnels sur ce terrain. Les 2 escadrilles qui y sont réunies permettent la constitution d'un groupe de chasse formé le 11 novembre et commandé par le magg. Tarcisio Fagnani. Quant à la 1a escuadrilla du cap. Dequal, elle reste basée à Séville-Tablada avec 11 CR.32 opérationnels.

Le 4 novembre, les CR.32 du cap. Dequal et du serg. Magistrini sont en patrouille au-dessus du terrain de Getafe, dans les environs de Madrid, pour couvrir les troupes nationalistes. En prenant en chasse 2 SB-2, les Fiat arrivent au niveau du terrain de Cuatro Vientos au moment où une escadrille de Polikarpov I-15 rentre d'une parade sur Madrid. Les Italiens parviennent à se dégager, mais au moment où ils passent au-dessus des lignes nationalistes, Dequal remarque un Ro.37 bis isolé aux prises avec 7 Polikarpov I-15 commandés par le kapitan Pavel Richagov. L'intervention des biplans Fiat sauve le Ro.37 bis, mais les deux chasseurs sont abattus. Dequal saute en parachute dans les lignes républicaines et parvient à regagner le territoire sous contrôle nationaliste. Magistrini trouve en revanche la mort dans ce premier combat opposant les aviateurs italiens aux biplans soviétiques I-15.

Polikarpov I-15 Chato de l'aviation républicaine. Démarrage d'un Polikarpov I-15 républicain à l'aide d'un Ford V8 équipé d'un compresseur.
(crédits photo : collection Patrick Laureau)
Formation de CR.32 de La Cucaracha dans le secteur de Madrid en novembre 1936.
(crédits photo : famille Dequal)

Le 5 novembre, 9 CR.32 commandés par le cap. Carlo Albero Maccagno en mission d'escorte de 3 Ro.37 bis sont attaqués par 15 I-15 près de Leganés. Maccagno est abattu mais parvient à se parachuter au-dessus de Madrid. Blessé à la jambe, il doit être amputé. Dans le camps adverse, 2 I-15 ne rentrent pas à leur base : celui du leïtenant Mitrofanov, premier pilote soviétique tué en Espagne, et un second appareil détruit alors qu'il tente un atterrissage de fortune sur le paseo de la Castellana.

Le 10 novembre, un nouvel opposant apparaît dans le ciel madrilène : le chasseur monoplan Polikarpov I-16. Les CR.32 y sont opposés pour la première fois le 15 novembre : 15 biplans transalpins affrontent 4 I-16 et abattent celui de Vladimir N. Vzorov. Malgré sa vitesse plus élevée, le monoplan Polikarpov n'a pas la manoeuvrabilité du CR.32 dont les pilotes engagent des combats tournoyants. Cependant, l'arrivée des I-15 et I-16 dans le ciel espagnol signe la fin de la supériorité technologique du CR.32.

Polikarpov I-16, surnommé Mosca par les républicains et Rata par les nationalistes. Polikarpov I-16 ayant atterri par erreur sur le terrain nationaliste de Séville Tablada.
(crédits photo : collection Ferdinando Pedriali)

Le 19 novembre a lieu un raid massif contre le secteur de la cité universitaire madrilène, engageant 4 S.81, 18 Ju 52 et 12 Ro.37 escortés par 16 CR.32 et 9 He 51. La formation nationaliste est attaquée par des I-15 et I-16 qui revendiquent la destruction de 3 Ju 52 et 3 chasseurs. En réalité, seul un Ju 52 est abattu. Les nationalistes revendiquent de leur côté 7 victoires, quand les pertes républicaines sont de un I-16 et un I-15 abattus, tous deux attribués aux chasseurs italiens. Les affrontements aériens au-dessus de Madrid sont alors quotidiens, et les revendications des deux camps presque toujours exagérées.

Bombardement près du pont de Tolède, à Madrid, en novembre 1936. Le camion de droite est un ZiS-5.

Le 25 novembre, le terrain de Talavera est attaqué par l'artillerie républicaine le matin et par 6 SB-2 l'après-midi qui endommagent sérieusement le S.81 du col. Bonomi et 2 Ro.37. En conséquence, 6 Ro.37 sont redéployés à Cáceres. La construction d'un nouvel aérodrome à Velada, à 15 km à l'Ouest de Talavera, est également entreprise. Avec la montée en puissance de la défense antiaérienne de Madrid, les attaques des Ju 52 et S.81 sont de plus en plus souvent effectuées de nuit.

S.81 du col. Bonomi endommagé par l'attaque des SB-2 sur le terrain de Talavera de la Reina le 25 novembre 1936.
(crédits photo : Museo Caproni)
Ro.37 bis de l'aviation nationaliste.
(crédits photo : famille Anderle)
Personnel au sol italien et espagnol posant devant un CR.32.
(crédits photo : famille Comelli)

Le 2 décembre, le nouveau terrain de Velada est la cible d'un raid de 18 Polikarpov R-5 qui endommagent 3 S.81. Les 2 CR.32 de la patrouille de surveillance, dont celui du s.ten. Cenni, parviennent à décoller et abattent 3 des assaillants. Le 4 décembre, 2 R-5 revenant d'une attaque contre le terrain de Navalmoral sont abattus au-dessus de Torrijos par des CR.32, dont un piloté par le serg. Baschirotto.

Le 5 décembre, les 2a et 3a escuadrillas sont transférées à Barcience, à seulement quelques kilomètres à l'Est de Torrijos mais disposant d'une meilleure piste. Les 5 et 6 décembre, les CR.32 escortent les Ro.37 opérant dans le secteur de la Casa de Campo. À cette occasion, 2 I-16 et un I-15 sont abattus tandis que le CR.32 du serg. Ferrari est touché et contraint à un atterrissage de fortune.

Le 20 décembre, un combat entre Fiat CR.32 et Polikarpov I-15 entraîne la perte de trois de ces derniers. Le lendemain, le col. Bonomi rentre en Italie et est substitué par le col. Vicenzo Velardo à la tête de l'aviation italienne en Espagne. Le 28 décembre 1936, l'Aviación del Tercio cesse d'exister pour être remplacée par l'Aviazione Legionaria.

Le magg. Prospero Nuvoli au centre et le cap. Dequal à droite sur le terrain de Tablada en décembre 1936.
(crédits photo : famille Dequal)
Aviateurs italiens profitant d'un déjeuner amélioré le 25 décembre 1936 à Tablada.
(crédits photo : famille Dequal)
Fiat CR.32 camouflés sous les arbres bordant le terrain de Barcience en janvier 1937.
(crédits photo : famille Dequal)

L'intervention navale

Dès le départ, la marine italienne joue un rôle déterminant dans le conflit espagnol. À partir du 30 septembre est mise en place une mission d'escorte des transatlantiques italiens transitant par Gibraltar, qui permet de justifier le déploiement d'unités de la Regia Marina à Tanger. Les premières sorties sont effectuées par le croiseur léger Bande Nere et les contre-torpilleurs Pancaldo et Da Recco, ces derniers étant relevés respectivement par le Pigafetta et le Da Mosto le 4 octobre. La veille, le Bande Nere est remplacé par le Da Barbiano qui amène avec lui une unité du btg. San Marco qui va rester à Tanger plus d'un an.

Escadre internationale mouillant en rade de Tanger à la mi-septembre 1936. Les contre-torpilleurs Antonio Pigafetta (au premier plan) et Alvise da Mosto devant Tanger en octobre 1936. Le croiseur léger Alberico da Barbiano au mouillage à Tanger le 10 octobre 1936.
(crédits photo : collection Franco Bargoni)
Le Da Barbiano escortant le transatlantique Conte Biancamano dans le détroit de Gibraltar le 13 octobre 1936. Fusiliers marins du btg. San Marco assurant la relève de la garde à bord du Da Barbiano à Tanger en octobre 1936.

En plus des navires chargés de protéger le trafic dans le détroit de Gibraltar, l'Italie envoie des navires dans les principaux ports aux mains des républicains pour protéger ses ressortissants et ses missions diplomatiques. À Barcelone sont notamment dépêchés les croiseurs Di Giussano et Pola, ce dernier arrivant le 5 septembre et repartant le 11 pour Palma de Majorque où il reste jusqu'au 3 octobre. Le Di Giussano est quant à lui relevé par le Colleoni qui accoste à Barcelone le matin du 6 septembre. Il est rejoint par l'Usodimare le 11 septembre en remplacement du Pessagno. L'Usodimare quitte la capitale catalane le 29 septembre, tandis que le Di Giussano rentre à son tour à La Spezia le 4 octobre. Il est substitué par l'Eugenio di Savoia arrivé deux jours plus tôt. À Alicante, la Regia Marina déploie le vieux croiseur léger Quarto à compter du 9 septembre. Suite aux menaces pesant sur le consulat italien à Almeria, le contre-torpilleur Da Verazzano, arrivé à Alicante le 16 octobre, est dépêché sur place entre le 23 et le 25 octobre. Pendant ces deux jours, le commandant, le C.F. Gaetano Catalano Gonzaga, obtient l'assurance que le consulat ne serait pas occupé. Après avoir pris à son bord 14 Italiens, un Allemand et un prisonnier politique espagnol, le navire fait une brève escale dans le port de Carthagène pour renseigner l'Amm.Div. Vittorio Tur, commandant des unités navales italiennes en Espagne, sur l'état de la flotte républicaine.

Le Bartolomeo Colleoni, sur lequel flotte la marque de l'amiral Goiran, au mouillage devant Barcelone dans la seconde quinzaine de septembre 1936.
(crédits photo : collection A. de Toro)
L'Eugenio di Savoia devant Barcelone au début du mois d'octobre 1936.
(crédits photo : collection Franco Bargoni)
L'Amm.Div. Vittorio Tur, accompagné du consul Bossi (à gauche), rendant visite au vice-président Cassol à la Generalidad de Barcelone le 2 octobre 1936.
(crédits photo : collection Franco Bargoni)
L'Amm.Div. Vittorio Tur saluant l'Admiral Rolf Carls à son arrivée à bord du Graf Spee à Barcelone en octobre 1936.

Si la protection et le cas échéant l'évacuation des ressortissants constituent de bons prétextes pour l'envoi de navires militaires en Espagne, la présence des bâtiments de la Regia Marina permet surtout la collecte de renseignements sur les navires marchands en partance ou à destination des ports républicains et leurs cargaisons. Cependant, vers la mi-octobre, la présence des unités italiennes dans les ports républicains devient de plus en plus délicate étant donné l'hostilité démontrée par une partie de la population. Le commandement italien craint même une attaque de la part de navires ou sous-marins républicains incontrôlés. Il décide donc de remplacer les navires les plus modernes par des unités plus anciennes ou d'importance secondaire. Ainsi, le 20 octobre, le San Giorgio arrive à Barcelone pour remplacer l'Eugenio di Savoia en tant que navire amiral. L'Amm.Div. Vittorio Tur est remplacé par le Contramm. Angelo Iachino en tant que commandant des forces navales italiennes en Espagne. Avec la reconnaissance du gouvernement nationaliste de la part de l'Italie le 18 novembre, les navires de la Regia Marina doivent quitter les ports républicains. Le San Giorgio appareille de Barcelone le lendemain, fait escale à Palma de Majorque du 20 au 23 avant de gagner La Maddelana le 25 novembre. À Tanger, le Da Barbiano est relevé par le Quarto le 18 novembre, qui devient le navire amiral du Gruppo Navale Italiano nei porti prossimi allo Stretto (Groupe naval italien dans les ports proches du détroit) commandé par le Contramm. Alberto Marenco di Moriondo.

Vue du port de Tanger à la fin de l'année 1936. Au premier plan, on reconnaît le Quarto et, derrière lui, un contre-torpilleur français de la classe Vauquelin
(crédits photo : collection Franco Bargoni)

Fin octobre 1936, avec l'accroissement du trafic des navires soviétiques en Méditerranée, la surveillance du canal de Sicile et du détroit de Messine s'accentue. Entre le 28 octobre et le 2 novembre, les contre-torpilleurs Borea et Nembo effectuent chacun deux missions de surveillance, dans le but de signaler le passage des navires russes ou républicains aux croiseurs auxiliaires nationalistes. Ils sont rejoints début novembre par les contre-torpilleurs Strale, Dardo et Freccia. Lors de la sortie effectuée entre le 3 et le 4 novembre, le Strale identifie et suit le cargo russe Komsomol, qui sera coulé le 14 décembre par le croiseur Canarias. Entre le 28 octobre et le 6 novembre, les navires italiens ont identifié 51 navires marchands. Cependant, les missions de surveillance du canal de Sicile sont interrompues du fait que les signalements ne sont pas suivis d'effets, les navires nationalistes étant trop peu nombreux pour intervenir à temps.

Le cargo russe Komsomol en route pour Barcelone photographié par le Strale au large du cap Bon le 4 novembre 1936.
(crédits photo : collection Franco Bargoni)
Le croiseur nationaliste Canarias qui coulera le Komsomol le 14 décembre 1936.

Pour conseiller la marine nationaliste qui manque d'officiers et ne dispose que d'une organisation embryonnaire, Rome envoie le C.V. Giovanni Ferretti (alias dott. Rossi) en tant qu'officier de liaison auprès du commandant de la force navale Francisco Moreno. Il arrive à Cadix via Tanger, Tétouan et Séville le 3 octobre. Son premier chantier est de mettre en place un code de chiffrement trilingue pour permettre la collaboration entre les marines nationaliste, allemande et italienne. Il est ensuite impliqué dans les tractations entre la marine nationaliste et Rome pour fournir deux sous-marins afin de lutter plus efficacement contre les navires de commerce ravitaillant les ports républicains. Début novembre, confiant dans la réponse positive de Rome, Ferretti prépare dans les moindres détails l'arrivée des submersibles dans l'arsenal de la Carraca, dans la province de Cadix. Mais ses efforts sont vains puisqu'à la mi-novembre, la Regia Marina décide de mettre en œuvre ses sous-marins depuis les bases de la métropole, refusant pour l'heure toute cession.

La première campagne sous-marine clandestine de la guerre civile, qui se termine le 4 décembre 1936, implique les submersibles Naiade, Topazio, Sciesa et Torricelli basés à La Maddalena. Chaque unité embarque un officier de liaison nationaliste pour l'identification des cibles. Le 22 novembre 1936, le Torricelli torpille le croiseur léger républicain Miguel de Cervantes devant Carthagène, l'endommageant gravement à la poupe. Remorqué jusqu'au port, le navire reste indisponible pour réparations jusqu'au 11 avril 1938. La commission d'enquête républicaine accuse un sous-marin allemand, tandis que l'amirauté britannique attribue le torpillage à un sous-marin espagnol passé aux nationalistes. Le torpillage du Cervantes a un immense retentissement, qui va bien au-delà des dégâts matériels provoqués au navire. L'effet sur le moral des équipages républicains, qui pensaient jusque là que l'ennemi ne possédait pas de sous-marins, est désastreux. Du côté italien en revanche, on craint les conséquences potentielles au cas où la vérité venait à éclater au grand jour, et des restrictions supplémentaires sont imposées aux commandants des submersibles pour qu'il ne tirent les torpilles qu'en cas d'extrême nécessité. La frustration devient la règle parmi les équipages, qui s'habituent aux manœuvres d'attaque avortées.

Le croiseur républicain Miguel de Cervantes, torpillé le 22 novembre 1936 par le submersible Torricelli.
(crédits photo : collection Franco Bargoni)

Malgré les limites opérationnelles imposées, l'accroissement de l'intervention naval est ratifié lors de la réunion du 6 décembre. Au cours de ce mois, 11 submersibles sont envoyés en mission, sans résultat, la plupart des attaques n'étant pas portées à leur terme. Cependant, la menace d'une attaque sous-marine et l'action des quelques unités de surface républicaine contraignent les navires de la flotte républicaine à rester dans leurs bases et les navires soviétiques à renoncer aux routes empruntant la Méditerranée.

Des Italiens du côté républicain

Les Italiens antifascistes réfugiés en France et en Suisse sont parmi les premiers volontaires étrangers à venir en Espagne soutenir la république. La première mention d'une formation de volontaires italiens remonte au 3 août 1936 et parle d'un groupe italien incorporé à la Columna 19 de Julio de la milice du PSUC. Il s'agit probablement de volontaires issus de la communauté italienne résidant à Barcelone. Carlo Rosselli, l'un des fondateurs du mouvement antifasciste Giustizia e Libertà, crée le 17 août 1936 la Colonna Italiana Rosselli (ou batallón Giacomo Matteoti) qui compte entre 130 et 150 hommes. Rattachée à la Columna Ascaso, formation anarchiste commandée par Domingo Ascaso et Gregorio Jover, la Colonna Italiana Rosselli combat dès le 28 août sur le front d'Aragon, repoussant une attaque nationaliste sur le mont Pelato, entre les villes de Huesca et Almudévar.

Rare photo de la Colonna Italiana Rosselli sur le front d'Aragon fin août 1936.

Une partie des exilés Italiens en France décide de former le 26 octobre 1936 un bataillon portant le nom de Garibaldi, commandé par le républicain Randolfo Pacciardi, secondé par le commissaire politique Antonio Roasio issu du PCI. Comptant 800 hommes environ et rattaché à la XII brigada internacional, le bataillon reçoit son baptême du feu le 12 novembre 1936 lors des combats de Cerro de Los Angeles.

Le chef du PCI en exil, Palmiro Togliatti, membre influent du Komintern, se rend également en Espagne où il devient l'un des principaux conseillers du PCE.

Sources :
  • La partecipazione italiana alla Guerra Civile Spagnola (1936-1939), Volume I, Testo, Alberto Rovighi & Filippo Stefani, Stato Maggiore dell'Esercito, Ufficio Storico, 1992
  • La partecipazione italiana alla Guerra Civile Spagnola (1936-1939), Volume I, Documenti e allegati, Alberto Rovighi & Filippo Stefani, Stato Maggiore dell'Esercito, Ufficio Storico, 1992
  • La guerre d'Espagne, Révolution et contre-révolution (1934-1939), Burnett Bolloten, Agone, 2014
  • La guerre d'Espagne, Anthony Beevor, Calmann-Lévy, 2006
  • Les brigades internationales de Franco, Sylvain Roussillon, Via Romana, 2012
  • Grandes batallas de la Guerra Civil Española, Lucas Molina Franco, Rafael Permuy López, Fernando Calvo González-Regueral & Juan Vázquez García, Susaeta, 2012
  • Armas y uniformes de la guerra civil española, Lucas Molina Franco & José María Manrique García, Susaeta, 2009
  • Guerra civil española, Fotografia inéditas, Isabel Ortiz, Susaeta, 2009
  • Frecce Nere ! Le camicie nere in Spagna 1936-1939, Pierluigi Romeo di Colloredo, Italia Storica, 2012
  • « In Spagna per l'idea fascista », legionari trentini nella guerra civile spagnola 1936-1939, Gabriele Ranzato, Camillo Zadra & Davide Znedri, Museo Storico Italiano della Guerra, 2008
  • I volontari stranieri e le brigate internazionali in Spagna (1936-39), Bruno Mugnai, Soldiershop Publishing, 2014
  • Guerra di Spagna e aviazione italiana, Ferdinando Pedriali, Aeronautica Militare Italiana, Ufficio Storico, 1992
  • Ali in Spagna, Immagini e storia della guerra civile 1936-39, A. Emiliani & G.F. Ghergo, Giorgio Apsotolo Editore, 1997
  • Ali di guerra sulla Spagna, 1936-1939, Ferdinando Pedriali, IBN Editore, 2015
  • Crickets against Rats, Regia Aeronautica in the Spanish Civil War 1936-1937, Vol.I, Marek Sobski, Kagero, 2014
  • Aviación en la guerra civil española, Rafael A. Permuy López, Susaeta, 2012
  • Air War over Spain, Aviators, Aircraft and Air Units of the Nationalist and Republican Air Forces 1936-1939, Rafael A. Permuy López, Ian Allan Publishing, 2009
  • L'impegno navale italiano durante la Guerra Civile Spagnola (1936-1939), Franco Bargoni, Ufficio Storico della Marina Militare, 1992
  • Soviet Merchant Marine. Civil War in Spain 1936-1939 sur shipsnostalgia.com

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Re: Des Italiens en terre ibérique - Acte 2 -- aymeric
Saturday, 23 July 2016 08:23
Un grand merci pour ton commentaire Armand ! je vais essayer de continuer dans la même veine les prochains articles.
Re: Des Italiens en terre ibérique - Acte 2 -- bellunese
Saturday, 16 July 2016 08:38
Même commentaires de cet article que pour celui consacré à la conquête de Malaga. Avec mes excuses pour avoir commencé la lecture de cette très intéressante étude sur la Guerre d'Espagne... par la fin. La richesse et la précision des détails doit être saluée, en particulier par ceux qui se consacreraient à une reconstitution par maquettes, malgré le peu de modèles proposés par . le commerce sur les matériels de cette époque, encore trop peu connue. Encore bravo et merci. Armand FRASCURATTI dit bellunese

Lu 1426 fois Dernière modification le samedi, 04 juin 2016 17:58