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mercredi, 27 janvier 2016 21:01

Reggiane RE 2005 Sagittario

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Reggiane RE 2005 MM.092352 à Reggio Emilia le 4 juin 1943. Reggiane RE 2005 MM.092352 à Reggio Emilia le 4 juin 1943.

Considéré comme l'un des plus beaux avions de chasse italiens de la seconde guerre mondiale, le Reggiane RE 2005 fut le moins produit des trois chasseurs de la « série 5 ».

Développement

La genèse des chasseurs de la « série 5 » est à rechercher dans un concours du Ministère de l'Aéronautique de janvier 1938 pour un intercepteur doté d'une surface alaire de 20 m2 au moins, destiné à opérer à haute altitude. Mais les espoirs placés dans le moteur Fiat A.38 pour le propulser furent déçus et le projet fut ajourné.

En 1941, dès que le moteur Daimler-Benz DB 605 A de 1475 ch fut disponible, l'équipe du bureau d'études Reggiane dirigée par l'ingénieur Giuseppe Maraschini et rassemblant les techniciens Franco Antonietti, Gino Billi, Giuseppe Giovanardi, Serchiani et Dondi commença les études nécessaires à la réalisation d'un chasseur entièrement nouveau destiné à remplacer le RE 2001. Le développement fut achevé en décembre 1941, tandis que la construction d'un modèle en bois à l'échelle 1 armé de trois mitrailleuses Breda SAFAT de 12,7 mm débuta le 1er octobre.

Construction du fuselage du modèle en bois à échelle 1 du RE 2005 dans l'unité expérimentale Reggiane le 28 octobre 1941. Fuselage du modèle en bois en construction le 31 octobre 1941. L'aile commence à prendre forme sur le modèle en bois le 4 novembre 1941.
Le modèle en bois échelle 1 le 7 novembre 1941. Remarquez le panneau d'interdiction de fumer au mur. Cette photo du modèle en bois daté du 10 janvier 1942 montre la disposition des 3 mitrailleuses Breda SAFAT de 12,7 mm, celle du bas se trouvant à l'emplacement du futur canon Mauser.

Le premier prototype, immatriculé MM.494, fut construit entre octobre 1941 et avril 1942 par l'unité expérimentale Reggiane dirigée par l'ingénieur Roberto Longhi. Un moteur DB 605 A-1 fut commandé en Allemagne pour le propulser. L'appareil piloté par le magg. Tullio de Prato effectua un premier vol de 5 minutes, train sorti, le 9 mai 1942. Le lendemain, le pilote d'essai effectua une série de figures acrobatiques. Lors de l'une d'entre elles, la jambe de train droite sortit de son puits, forçant le pilote à effectuer un atterrissage sur le ventre. Privée de verrouillage mécanique et maintenue par la seule pression hydraulique, la jambe de train avait été entraînée hors de son logement par la force centrifuge. Les dégâts causés par l'atterrissage de fortune étaient mineurs, et après 22 jours de réparation, les tests en vol purent reprendre le 1er juin. De Prato se montra satisfait des caractéristiques du chasseur.

Fuselage du prototype MM.494 en construction. Aile du prototype MM.494 en cours d'assemblage.
Cette photo du 16 janvier 1942 nous permet d'apprécier les différences entre le fuselage du MM.494 (en haut) et celui d'un RE 2001 de série. Fuselage et aile du MM.494 en construction le 16 janvier 1942. Habitacle du MM.494 dans sa configuration d'origine.
Le prototype MM.494 lors des essais de roulage devant l'usine Reggiane de Reggio Emilia le 7 mai 1942.
Le pilote d'essai Tullio de Prato descendant du MM.494 après le roulage du 7 mai 1942. Le MM.494 après son atterrissage de fortune sur le terrain de Reggio Emilia le 10 mai 1942.
Photos officielles du prototype MM.494 après peinture le 13 juillet 1942.

Le centre d'essais de Guidonia reçut l’appareil pour évaluations le 20 juillet 1942. La vitesse maximale atteinte fut de 678,5 km/h à 6950 mètres. Lors du cinquième essai de piqué à plus de 900 km/h, les trappes de train furent arrachées. Après le renforcement du train et la modification de l'habitacle à l'usine Reggiane, le MM.494 reprit ses essais le 23 septembre avec le col. Angelo Tondi. Ce vol se termina par un atterrissage d'urgence suite à une avarie moteur. Dès le 28, l'appareil put reprendre l'air et repassa entre les mains des techniciens du centre de Guidonia du 1er octobre au 6 novembre. Les nouveaux essais de piqué conseillèrent un renforcement de la section arrière du fuselage soumise à de fortes vibrations à grande vitesse. Les tests d’armement furent réalisés ensuite à Furbara en février 1943.

Le prototype MM.494 après son arrivée à Guidonia le 20 juillet 1942. Gros plan sur l'empennage du MM.494 lors de son premier passage à Guidonia.
Le MM.494 après son second atterrissage de fortune à Reggio Emilia le 23 septembre 1942, alors qu'il était piloté par le col. Angelo Tondi.

Les essais de résistance sur une cellule statique se déroulèrent en parallèle des essais en vol, entre juillet et décembre 1942.

Essai de résistance de la voilure sur la cellule statique le 7 juillet 1942. Essai de résistance du train sur la cellule statique le 26 août 1942. Essai de résistance du fuselage et du bâti-moteur le 2 décembre 1942.

Le second prototype immatriculé MM.495, propulsé lui aussi par un DB 605 A-1, vola pour la première fois en octobre 1942 et fut immédiatement transféré à Guidonia pour évaluation comparative avec le Fiat G.55 le 31 octobre et le 1er novembre. En mars 1943, il fut équipé d'un cône d'hélice et d'un hélice VDM allemands. Il semblerait que l'appareil ait atteint la vitesse de 720 km/h en vol horizontal dans cette configuration. Après le remplacement des deux mitrailleuses d'aile Breda SAFAT par des canons Mauser MG 151/20, l'appareil gagna Furbara pour les essais de tir en juillet 1943.

Le second prototype MM.495 à Reggio Emilia le 22 juin 1943 après mise en place de l'hélice VDM et du nouveau cône de nez.
Le magg. Tullio de Prato assis sur l'empennage horizontal du MM.495. Essai du lance-bombe ventral sur le MM.495 à Guidonia. Le roi Victor-Emmanuel III passant devant le MM.495 lors de sa visite à Furbara.

Le surnom officiel de Sagittario fut attribué à l'appareil le 8 janvier 1943.

Le nom Sagittario peint sur la dérive du MM.092350. Les études pour la restauration de la portion de fuselage du musée Caproni de Trente ont permis d'établir que l'inscription Sagittario était peinte en blanc.
(crédits photo : Aymeric Lopez)

Production

Malgré le fait que la commission d'évaluation ait désigné le RE 2005 comme l'appareil de la « série 5 » à éliminer, le ministère de l’aviation commanda 16 appareils de présérie (ou « série 0 ») le 16 novembre 1942, qui furent suivis par 600 exemplaires de série le 25 janvier 1943 et par 18 appareils constituant une seconde présérie le 12 avril. L'ampleur de cette commande, ajoutée à celles des deux autres appareils de la « série 5 », était en décalage complet avec la capacité productive de l'industrie italienne de l'époque.

Les 16 appareils de la « série 0 » (MM.092343 à 092358) furent achevés en juin 1943, le MM.092359 vola pour la première fois le 1er juillet et les 18 exemplaires de présérie (MM.096100 à 096117) commencèrent à sortir de la chaîne de montage en juillet. Au moment de l’armistice, seulement 9 avions de la seconde présérie avaient été livrés par l'atelier expérimental Reggiane.

Fuselage d'un appareil de la série 0 en cours de montage dans l'atelier expérimental Reggiane. Aile monobloc d'un appareil de la série 0 prête à être assemblée dans l'atelier expérimental Reggiane.

Si le RE 2005 était l'un des chasseurs italiens les plus modernes, il avait acquis la réputation d'être trop complexe et trop coûteux à produire pour l'industrie italienne. De plus, la chaîne de montage pour la production en série n'avait pas encore été mise en place à l'usine Reggiane, et aurait pris environ 5 mois.

Description technique

Le Reggiane RE 2005 était un intercepteur monoplan à aile basse, monoplace et monomoteur en alliages légers.

Plans en coupe du RE 2005. Écorché du RE 2005.
(crédits : Delta editrice)
La portion de fuselage du MM.092351 du musée Caproni de Trente est l'une des rares reliques du RE 2005 parvenues jusqu'à nous.
(crédits photo : Aymeric Lopez)

La propulsion des appareils de série était assurée par un moteur 12 cylindres en V inversé Fiat RA 1050 RC 58 Tifone, dont la puissance atteignait difficilement les 1475 ch du DB 605 A-1 allemand dont le Fiat était une production sous licence à cause des matériaux moins nobles employés par la firme turinoise. Le moteur entraînait une hélice métallique tripale Piaggio P.2001 à vitesse constante et à pas variable. Le radiateur du circuit de refroidissement et celui du circuit d'huile étaient réunis sous un même carénage ventral.

Moteur 12 cylindres Fiat RA 1050 RC 58 Tifone.
Hélice tripale Piaggio P.2001. Capot moteur en trois éléments. Détail du carénage ventral du MM.494 abritant les radiateurs d'huile et de glycol.

Le fuselage en duralumin était profilé au plus juste autour du moteur, et se resserrait drastiquement à l'arrière du cockpit, où étaient emménagés l'équipement radio RTB 30 Allocchio Bacchini, les deux batteries Tudor et les deux bouteilles d'oxygène. L'empennage à structure en duralumin présentait des surfaces importantes conférant une bonne manoeuvrabilité à l'appareil.

Tronçon de fuselage du musée Caproni laissant voir la structure en duralumin.
(crédits photos : Aymeric Lopez)
Les surfaces mobiles de l'empennage étaient entoilées.

La canopée qui couvrait le cockpit basculait vers la droite pour permettre l'accès, et le pare-brise en verre blindé mesurait 50 mm d'épaisseur. La protection du pilote était complétée par un siège blindé en acier de 8 mm d'épaisseur pesant 40 kg, qui n'était que d'une faible efficacité contre les projectiles de 12,7 mm capables de percer des épaisseurs de 25 mm à courte portée. L'acier laminé employé était toutefois plus résistant qu'un acier homogène, ce qui améliorait la résistance générale. Un appuie-tête en acier était solidaire de la sixième cloison.

Détail de la canopée. L'ingénieur Silvio Casarotto est aux commandes. Vue du cockpit, canopée ouverte. Détail du mât de l'antenne radio.
Tableau de bord. Flanc gauche du cockpit. Flanc droit du cockpit.

L'aile monobloc semi-elliptique avait une une finesse variant de 8% à 15%. La structure s'articulait sur trois longerons à section en té. Les plans mobiles comprenaient des volets métalliques en deux parties ainsi que des ailerons à structure en duralumin entoilée équilibrés par inertie. Le carburant était contenu dans quatre réservoirs auto-obturants d'une capacité totale de 536 litres placés dans les ailes, deux dans la partie avant et deux dans la partie arrière. Des réservoirs supplémentaires pouvaient être installés sous le fuselage (240 L) et sous les ailes (2x100 L).

Volet métallique sorti. Aileron abaissé. Saumon d'aile.

Le train d'atterrissage principal produit par les sociétés Bassani et Magnaghi était à voie large et rétractation hydraulique vers l'extérieur. La roulette de queue était entièrement rétractable.

Schéma du train principal. Jambe droite du train du MM.494. Roulette de queue rétractable.

L'armement comportait un canon Mauser MG 151/20 de 20 mm monté dans le fuselage et tirant à travers le cône d'hélice et deux autres dans les ailes, approvisionnés à 150 et 170 coups respectivement. Deux mitrailleuses Breda SAFAT de 12,7 mm tirant à travers le disque d'hélice complétaient l'armement. Le lance-bombe asymétrique sous le fuselage pouvait emporter une charge maximale de 640 kg, tandis que les deux lance-bombes sous les ailes étaient dimensionnés pour une bombe de 160 kg chacun.

Canon MG 151/20 de nez et son tube pareflamme. Canon MG 151/20 de voilure. Mitrailleuses Breda SAFAT de 12,7 mm installées sous le capot moteur.
Lance-bombe ventral asymétrique. Lance-bombe ventral (à gauche) et de voilure (à droite).

Carrière opérationnelle

Le prototype MM.494 fut le premier RE 2005 à devenir opérationnel. Testé à partir du 7 mars 1943 par le magg. Vittorio Minguzzi, commandant du XXII Gr., il fut ensuite assigné à la 362a sq. sur le terrain de Naples Capodichino. La première victoire du Sagittario fut revendiquée le 2 avril 1943 au-dessus d'Ischia par Minguzzi lui-même, aux commandes du premier prototype, contre un B-24D. Courant avril, 3 appareils de présérie vinrent renforcer l'effectif de la 362a sq. Le 10 avril, le ten. Giulio Torresi revendiqua un B-24 abattu et le lendemain deux autres B-24 furent revendiqués par le m.llo Marcello Baccarà et le ten. Armando Moresi, qui survécut à la destruction de son RE 2005 MM.092343. Le 28 avril, Minguzzi et Donati abattirent encore 2 Liberator lors d'un combat engageant 4 RE 2005. Le 15 mai, 2 RE 2005 supplémentaires entrèrent dans les rangs de la 362a sq. Entre le 29 mai et le 4 juin, un RE 2005 de la 362a sq. fut détaché à Metato, en Toscane, pour défendre Pise.

Le MM.092352 en attente de livraison sur le terrain de Reggio Emilia le 4 juin 1943. Le prototype MM.494 en service dans la 362a sq. à Naples-Capodichino.
Le MM.092347 arborant les marquages de la 362a sq. RE 2005 de la 362a sq. sur le terrain de Naples-Capodichino.

Courant juin 1943, la 362a sq. fut redéployée à Littoria avec un effectif de 9 RE 2005, dont 8 opérationnels. Le 2 juillet, 8 appareils furent envoyés à Catane-Sigonella, en Sicile, pour participer à la défense de l’île. Le 12 juillet, 3 RE 2005 attaquèrent 2 Spitfire de reconnaissance du 40th SAAF squadron et détruisirent le 206657V. Le 13 juillet, le ten. Giulio Torresi abattit le Spitfire Mk.V ES282 du 93th squadron piloté par le Néozélandais FW Bridges, qui fut capturé. Le lendemain, les 2 derniers RE 2005 en état de vol se replièrent sur Reggio Calabria, au sein de la 371a sq. Ils furent vraisemblablement détruits quelques jours plus tard par un bombardement.

RE 2005 de la 362a sq. sur le terrain de Littoria. Fiat CR.42 et RE 2005 détruits sur le terrain de Catane-Fontanarossa en juillet 1943.

En août, le XXII Gr. reçut 10 nouveaux appareils de présérie à Capoue. Ils développèrent une nouvelle méthode d’attaque des bombardiers alliés. L’approche se ferait désormais en piqué et de face. Aucune victoire ne fut cependant remportée avec cette méthode. Malgré tout, du 22 juillet au 8 septembre 1943, le XXII Gr. déclara avoir abattu 24 appareils ennemis, plus 17 probables. Au moment de l'armistice, l'unité ne disposait plus que de deux RE 2005 non opérationnels. Au total, 12 RE 2005 avaient été perdus, entraînant la mort de 3 pilotes.

Le 21 août 1943, le RE 2005 MM.096101 rentra à la base avec le fuselage gravement déformé au niveau de la queue. Le 25 août, l'appareil MM.092356 du ten. Sario Signorini fut victime de fortes vibrations au niveau de l'empennage, entraînant la perte de l'appareil, le pilote réussissant à sauter en parachute. Après ces incidents, les vols sur RE 2005 furent suspendus et les appareils renvoyés à l'usine Reggiane. Les essais de piqué effectués par De Prato à Reggio Emilia permirent d'établir que les phénomènes vibratoires apparaissaient à partir de 660 km/h lorsque les gouvernes se trouvaient inclinées à plus de 50% de leur course et étaient dus à une compensation dynamique insuffisante de l'empennage. L'armistice empêcha d'apporter les corrections nécessaires.

Dégâts provoqués par de fortes vibrations sur la queue du MM.096101 en août 1943.

Après l'armistice du 8 septembre 1943, quelques appareils furent récupérés par les Allemands (dont les MM 495 et 096105) et quatre exemplaires de la seconde présérie furent achevés et transférés à Trévise, Maniago et Venegono entre le 6 janvier et le 12 avril 1944.

Le MM.096109 arborant les marquages de la Luftwaffe sur le terrain de Lonate Pozzolo en octobre 1943.

Deux RE 2005 intégrèrent les unités d'entraînement de l'ANR. Le MM.92352 fut récupéré en octobre 1943 à Castiglione del Lago et intégra le RACSA en mars 1944.

RE 2005 MM.092352 "4 rouge" du RACSA fin avril 1944 à Bresso. Détail de la dérive du MM.092352 sur laquelle a été peint le drapeau tricolore de l'ANR.
Récapitulatif de la production
SérieCommandésConstruitsDatesMM.UsineRemarque
prototype 1 1 1942 494 Reggiane -
prototype 1 1 1942 495 Reggiane -
Série 0 17 17 1943 092343-092359 Reggiane Le MM.092359 devait en fait être la tête de série
Série 0 18 13 1943-44 096100-096117 Reggiane 9 terminés avant le 8 septembre 1943
Série 600 0 - - - -
Fiche technique
Longueur 8,913 m
Envergure 11,000 m
Hauteur au sol 3,150 m
Surface alaire 20,40 m2
Masse à vide 2600 kg
Masse maximale au décollage 3610 kg
Équipage 1
Motorisation 1 Fiat RA 1050 RC 58 Tifone
Puissance nominale : 1355 ch
Puissance au décollage : 1475 ch
Plafon opérationnel 12 000 m
Vitesse maximale 628,5 km/h à 6950 m
Distance franchissable 1250 km
Course au décollage -
Course à l'atterrissage -
Armement 2 mitrailleuses Breda SAFAT de 12,7 mm (350 coups unitaires), 3 canons Mauser 151/20 de 20 mm (490 coups)
Profil du prototype MM.494.
(crédits : Angelo Brioschi)
Profil du prototype MM.495.
(crédits : Angelo Brioschi)
Profil de RE 2005 série 0.
(crédits : Angelo Brioschi)
Prototype MM.494 en mai 1942.
(crédits : Angelo Brioschi)
RE 2005 MM.092347 de la 362a sq. à Littoria en juin 1943.
(crédits : Angelo Brioschi)
RE 2005 MM.092352 du RACSA à Bresso en mars 1944.
(crédits : Angelo Brioschi)
Sources :
  • Tutti gli aerei del Re, Max Vinerba, 2011
  • Courage Alone, Hikoki Publications, Chris Dunning, 1998
  • Dal RE 2002 al RE 2005, Storia degli aerei Reggiane, Gruppo Caproni, Sergio Govi, Giorgio Apostolo Editore, 1984
  • I « Reggiane » dall'A alla Z, Descrizione tecnica degli aerei Reggiane Gruppo Caproni, Sergio Govi, Giorgio Apostolo Editore, 1985
  • Fotoalbum "Reggiane", 320 immagini inedite degli aerei Reggiane Gruppo Caproni, Sergio Govi, Giorgio Apostolo Editore, 1986
  • Reggiane Re 2005 Sagittario, IBN Editore, Aviolibri 4, Maurizio di Terlizzi, 1999
  • Reggiane RE 2005, Ali d'Italia 16, Gregory Alegi, La Bancarella Aeronautica, 2001
  • Reggiane Fighters in action, Squadron/Signal Publications, Aircraft Number 177, George Punka, 2001
  • Caccia Reggiane, I Colori dei caccia Reggiane, Macchine - Piloti - Storie, Ali e colori 6, Paolo Waldis, La Bancarella Aeronautica, 2005
  • Ali Tricolori, Gli aerei militari italiani, Parte 3a : 1935-45, Giorgio Apostolo, Storia Militare Dossier n°9, 2013
  • Regia Aeronautica, Caccia & Assalto 1941-1943, parte II, Paolo Waldis & Marino De Bortoli, La Bancarella Aeronautica, 2009
  • Regia Aeronautica, Caccia & Assalto 1943-1945, parte III, Paolo Waldis & Marino De Bortoli, La Bancarella Aeronautica, 2009
  • Camouflages and Markings of the Aeronautica Nazionale Repubblicana 1943-1945, Classic Publications, Ferdinando D’Amico & Gabriele Valentini, 2005
  • Il caccia italiano Reggiane RE 2005 Sagittario, Maurizio Catozzi, Auto d'Epoca n°364, 2014
Pour reproduire cet appareil :
FabricantÉchelleRéférence et désignationGalerie
Pavla 1/72 72040 RE 2005 Sagittario -
RS Models 1/72 92089 Reggiane 2005 -
RS Models 1/72 92106 Reggiane 2005 -
Sword 1/72 72031 Re 2005 SAGITTARIO -
Modelland 1/72 Reggiane Re 2005 SAGITTARIO -
Cunarmodel 1/72 CU006 Reggiane Re.2005 Maquette d'Aymeric Lopez
LF Models 1/72 7208 Reggiane RE 2005 Sagittario -
LF Models 1/72 7241 Reggiane Re 2005 powered by DB605 with VDM propellers -
Pegasus 1/72 2014 Reggiane Re2005 Sagittario -
S-Model 1/72 72003 Reggiane Re 2005 « Sagittario » -
Flying Machines 1/48 48001 Reggiane 2005 -
Falcon 1/48 601 REGGIANE RE 2005 "SAGITTARIO" -
Falcon 1/48 0412 Reggiane RE 2005 -
Pacific Coast Models 1/32 32004 Reggiane Re.2005 Sagittario -

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