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mardi, 01 mai 2012 10:32

Avia FL.3

Ecrit par 

Alitaliane

1/48ème

Maquette et photos de Gabriele Luciani

 

L'histoire de l'Avia FL.3 a fait l'objet de la monographie n°4 de la série Ali d'Italia Mini, éditée par La Bancarella Aeronautica à Turin. Il y a 30 ans déjà, le volume 11 de la collection Dimensione Cielo lui consacrait un important chapitre, tandis qu'un article sur l'appareil fut publié dans le numéro 2/87 d'Aerofan.

Les seules reproductions de cette machine que je connaisse au 1/72ème lui dédiait un important chapitre dans le cadre de la présentation des avions école et de liaison, tandis qu'un article complet accompagné de photos couleurs traitait de ce petit appareil dans le numéro 2/87 du magazine sont les deux kits en résine d'Italian Wings, firme artisanale de Marco Lova et Luciano Bonardi. Ce dernier, après la cessation d'activité d'Italian Wings, a créé la marque Alitaliane qui propose dans son catalogue 2007 deux versions de l'Avia FL.3, mais au 1/48ème cette fois-ci.

Les modèles différent peu l'un de l'autre et grâce à la disponibilité de Luciano j'ai pu examiner et construire la version à habitacle fermé. Il se compose de 28 pièces en résine, une canopée en thermoformée et quatre pièces en photodécoupe pour le harnais.

La planche de décalcomanies permet de reproduire deux appareils : l'un allemand et un autre en charge au sein du 1° gruppo Caccia de l'ANR. La qualité d'impression est bonne, mais on préférera employer les décals Tauromodel ou Sky Model pour les insignes d'ailes et les drapeaux.

Les pièces en résine se détachent bien de leur carotte de moulage, sauf l'hélice qui présente une petite bavure. Les jambes de train se révèlent trop fragiles pour supporter le poids de la maquette.

Si la forme et les dimensions du fuselage sont fidèlement reproduites, il n'en est pas de même pour les ailes. Par rapport aux plans d'Angelo Brioschi, elles souffrent en effet d'une envergure insuffisante. Cependant, on peut les allonger facilement en utilisant du mastic Milliput et du papier de verre. Il faut effectuer la même opération sur les ailerons. La dérive doit aussi être un peu modifiée pour répondre aux formes du plan.

L'assemblage du fuselage nécessite un peu de mastic. La représentation du poste de pilotage est simple mais colle assez bien à la réalité. On pourra l'améliorer en ajoutant un petit extincteur sur le côté gauche et en affinant le pédalier. La canopée manque un peu de limpidité, mais s'adapte bien à son emplacement.

Afin de solidifier les raccords karman, j'ai percé un trou à la base des demi-ailes et dans le fuselage pour y insérer une tige métallique de renfort. Les raccords sont ensuite mastiqués et poncés. Les jambes de train en résine, trop fragiles, seront refaites en scratch. Le centre des roues est aussi percé pour solidifier leur assemblage avec le train. Les ailerons sont alors collés au fuselage (le raccord nécessite un peu de mastic). En revanche, les cylindres du moteur seront fixés après peinture.

La peinture de l'exemplaire en service au sein de l'unité de vol à voile de l'ANR ne présente vraiment pas de difficulté : il était entièrement en verde oliva scuro 2 (reproduit par la teinte Humbrol 91), comme le confirme une photo du livre Camouflages and Markings of the Aeronautica Nazionale Repubblicana. Les marquages se limitent aux deux drapeaux tricolores de la dérive.

Seuls diffèrent les montants de la canopées qui sont en aluminium et l'hélice qui est noire. Pour le vieillissement, on se concentrera sur les traces d'échappement, l'appareil ne présentant presque aucun joint de raccord.

En définitive, ce kit plutôt simple à construire peut être une bonne entrée en matière pour celui qui voudrait se lancer dans la réalisation d'un premier modèle en résine.

Lu 7350 fois Dernière modification le jeudi, 12 juillet 2012 21:12

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