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Classe Aosta

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L'Eugenio di Savoia catapultant le Ro.43 du bord à la fin des années 1930. L'Eugenio di Savoia catapultant le Ro.43 du bord à la fin des années 1930.

Appartenant comme leurs prédecesseurs de la classe Montecuccoli à la série des "7000 tonnes", le Duca d'Aosta et l'Eugenio di Savoia lièrent leurs noms à celui de la 7a Div.Incr. dans laquelle ils servirent durant toute la guerre.

Développement

Dès 1931, la Regia Marina décida la construction de deux croiseurs légers dérivés des deux unités de la classe Montecuccoli. Comme ces derniers, ils bénéficieraient d'une protection largement supérieure à celle des premiers condottieri des classes Di Giussano et Cadorna, tout en conservant une vitesse élevée. Par rapport aux Montecuccoli, la protection allait encore être augmentée et la tenue à la mer améliorée grâce à une largeur plus importante.

Les deux unités furent commandées aux chantiers OTO de Livourne et Ansaldo de Gênes Sestri et inscrits sur la liste navale par le décret royal n°36 du 23 février 1933. Baptisés Emanuele Filiberto Duca d'Aosta et Eugenio di Savoia, ils furent mis sur cale en 1932 et 1933 respectivement, et admis au service actif en 1935 et 1936. L'Aosta coûta 80.200.000 lires et l'Eugenio 79.063.000 lires, armement et centrales de tir exclus.

L'Aosta en construction dans la cale Morosini du chantier OTO de Livourne au début de l'année 1934. L'Eugenio au chantier Ansaldo de Gênes Sestri en septembre 1934. Lancement de l'Aosta à 11h00 le 22 avril 1934.
Lancement de l'Eugenio le 16 mars 1935. L'Aosta arrivant à La Spezia au printemps 1935 pour les essais sur base de vitesse. L'Eugenio remorqué au quai d'armement à Gênes pendant l'hiver 1935-36.

Description technique

Les deux croiseurs de la classe Aosta reprenaient les lignes élégantes des Montecuccoli, avec une longueur hors tout passant de 182,2 m à 186,9 m et une largeur au fort de 16,6 m à 17,5 m. Cette augmentation de largeur ainsi que la longueur du gaillard d'avant, qui se prolongait davantage vers l'arrière, les rendaient plus stables. Les deux navires étaient immédiatement reconnaissable à leur silhouette, en particulier au niveau de la passerelle et du raccordement entre le pont principal et le gaillard d'avant. Sur l'Aosta, le raccordement se faisait en ligne courbe, précédée de six ouvertures, tandis que le raccordement de l'Eugenio rappelait celui du Montecuccoli.

La coque en acier à haute résistance était divisée en 20 compartiments par 19 cloisons étanches s'élevant jusqu'au pont principal et au gaillard d'avant. Deux cloisons longitudinales courants du couple 28 au couple 186 participaient à la robustesse de la structure. Le gaillard d'avant se prolongeait vers l'arrière par un rouf terminé par la tourelle n°3. La hauteur entre le pont principal et le gaillard d'avant variait de 2,25 m à 2,8 m sur l'avant.

Section longitudinale de l'Eugenio. Coupe longitudinale au pont inférieure de l'Eugenio. Coupe longitudinale au pont principal de l'Eugenio.
   
  Plan vertical des formes.  

La protection des Aosta était assurée par une ceinture de blindage de 70 m sur le bordé, entre les couples 26 et 186, composée de 19 plaques d'acier au nickel-chrome. Les cloisons longitudinales s'étendant entre les couples 26 et 186 recevaient un blindage de 35 mm au centre et de 40 mm au niveau des soutes à munitions. Deux traverses de 50 mm sur l'avant de la tourelle n°1 et l'arrière de la tourelle n°4 complétaient le réduit blindé. Le premier pont recevait un blindage horizontal de 35 mm au centre et de 30 mm entre le bordé et les cloisons longitudinales. De part et d'autre du réduit blindé, les locaux diesel étaient protégés par un blindage de 30 mm. Au total, le blindage représentait 1684 tonnes sur l'Aosta et 1752 tonnes sur l'Eugenio, soit environ 22% du déplacement des navires.

Plan de protection. Section au couple 21 montrant la disposition du blindage autour du local diesel arrière. Section au couple 31 montrant la disposition du blindage.
Section au couple 104 montrant la disposition du blindage. Section au couple 171 montrant la disposition du blindage.

L'appareil propulsif comprenait deux groupes turboréducteurs Parsons sur l'Aosta et Ansaldo sur l'Eugenio, développant 110 000 ch. Chaque groupe était composé de trois étages de turbines (haute pression, moyenne pression et basse pression), d'un réducteur à engrenages et d'un condenseur principal sous la turbine BP. Le groupe situé dans le compartiment machine arrière entraînait la ligne d'arbre bâbord, tandis que celui situé dans le compartiment machine avant entraînait la ligne tribord. Les hélices tripales au bronze manganèse avaient un diamètre de 4,8 m sur l'Aosta et de 4,65 m sur l'Eugenio. Lors des essais sur base de vitesse, l'Aosta atteignit 37,35 noeuds pour un déplacement de 7671 tonnes et une puissance de 127 924 ch.

La vapeur était fournie par 6 chaudières Thornycroft sur l'Aosta et Yarrow sur l'Eugenio réparties dans autant de compartiments chaufferie étanches, trois entre les compartiments machines et trois devant le compartiment machine avant. Chaque chaudière produisait 70 tonnes de vapeur par heure à une pression de 25 bar. Deux chaudières auxiliaires Yarrow situées dans le rouf fournissaient la vapeur nécessaire aux différents services du bord lorsque le navire était à quai. Les croiseurs embarquait 1460 tonnes de mazout en dotation standard, et jusqu'à 1680 tonnes en dotation maximale.

L'armement principal des Aosta consistait en quatre tourelles doubles de 152/53 OTO mod.29, reconduit des Montecuccoli et Cadorna. En plus de leur usage contre les buts marins, ces canons étaient utilisés pour les tirs de barrage contre les avions torpilleurs à une distance de 4000-4500 m. L'armement secondaire comprenait 6 canons de 100/47 OTO mod.28 répartis en trois affûts doubles situés derrière la cheminée arrière, deux sur le pont principal et un sur le rouf. La dotation normale était de 140 obus par canon de 152/53 et 420 obus par canon de 100/47.

Tourelles de 152/53 de proue de l'Aosta. Tourelles de 152/53 de poupe de l'Aosta en décembre 1941. Tourelles de 152/53 de proue de l'Eugenio de retour de Pantelleria en juin 1942.
(crédits photo : collection Aymeric Lopez)
Vue de la plage arrière de l'Eugenio à Naples le 17 juin 1942. On remarque deux affûts de 100/17 derrière les tourelles de 152/53. Affût bâbord de 100/47 de l'Aosta pendant l'hiver 1941-42. Affût de 100/47 tribord de l'Eugenio, suivi de l'Aosta et du Montecuccoli, en juin 1940.

La défense antiaérienne était assurée par 8 canons de 37/54 Breda mod.32 refroidis à l'eau montés sur quatre affûts doubles. Ces armes, sujettes à de fortes vibrations qui gênaient la visée, furent remplacées par les mod.38 refroidies à l'air. Deux affûs se trouvaient sur le pont du gaillard d'avant et les deux autres sur les ailerons de passerelle. Ces derniers, encaissés dans les superstructures, voyaient leur champ de battage réduit. Ils furent déplacés en lieu et place des tourelles de télépointage pour les torpilles durant l'hiver 1942 sur l'Eugenio et au printemps 1943 sur l'Aosta. La dotation était de 1200 coups par arme.

Huit mitrailleuses Breda mod.31 de 13,2 mm montées en quatre affûts doubles sur les côtés et derrière la cheminée arrière complétaient l'armement antiaérien au neuvage. Vite dépassées par l'évolution des avions qu'elles devaient combattre, ces armes furent remplacées par des canons Oerlikon de 20/70 3S. L'Aosta en reçut 10 lors des travaux du printemps 1943 et 2 autres en avril 1944, tandis qu'on en monta 10 sur l'Eugenio pendant l'hiver 1942 et 2 de plus en octobre 1943.

Vues de profil et de dessus de la zone centrale de l'Eugenio en 1938 montrant la disposition d'origine des armes de 37/54. Affût double Breda de 37/54 sur l'Aosta à l'été 1942. Affût double Breda de 37/54 sur le pont du gaillard d'avant de l'Eugenio, à bâbord.
Affût double Breda de 37/54 sur l'aileron de passerelle bâbord de l'Eugenio. Affût double de 37/54 monté à la place de la tourelle de télépointage des torpilles sur l'Eugenio. Remarquez la mitrailleuse de 8 mm au-dessus. Les deux affûts bâbord de 37/54 sur l'Eugenio en juin 1942.
Vigie AA sur l'affût central de 100/47 de l'Aosta en juin 1940. Remarquez en arrière plan les affûts doubles de 13,2 mm. Affût double surélevé bâbord de 13,2 mm sur l'Aosta. Canons Oerlikon de 20/70 bachés ur l'Aosta en 1946.

Deux plate-formes lance-torpilles triples SI 1928 P/3 situées sur le pont principal, au centre du navire, permettaient de mettre en oeuvre 6 torpilles de 533 mm. Elles disposaient d'un secteur de tir de 143° sur le travers. Lors des travaux des premiers mois de 1941 sur l'Aosta, les plate-formes reçurent un bouclier pour protéger les servants. L'Eugenio bénéficia de la même amélioration un an après.

Pour la lutte ASM, les Aosta emportaient 24 à 48 grenades type 50/1936 IALB de 50 kg mises en oeuvre par deux lance-grenades pneumatiques de 432/302 mod.34/37. Pour les missions de mouillage de mines, les navires étaient équipés de rails de mouillage démontables, installés sur l'arrière du pont principal, jusqu'à hauteur des affûts de 100/47. À l'origine, la dotation pouvait atteindre 96 mines Elia, 112 Bollo et 92 P200 en condamnant la tourelle n°4. Suite à l'installation de nouveaux rails par Marisub à Tarente en mars 1941, la capacité d'emport fut augmentée jusqu'à 380 mines GB 1 allemandes.

Plate-forme lance-torpilles triple SI 1928 sur le flanc tribord de l'Aosta dans sa configuration d'origine. Lancement d'une torpille d'exercice depuis l'Aosta à l'automne 1940. Plate-forme lance-torpilles triple sur l'Eugenio après l'ajout du bouclier de protection.
Débarquement des torpilles de l'Eugenio pour révision à Naples en juin 1942. Plage arrière de l'Aosta en juin 1940. Sur la droite, on aperçoit le lance-grenades ASM mod.34/37 tribord.
Grenades type 50/1936 IALB et mines allemandes ECM sur l'Aosta le 2 juin 1941. Mines Elia encombrant la plage arrière de l'Eugenio le 20 avril 1941.
(crédits photo : collection Aymeric Lopez)
Extrémité des rails de mouillage de mines dépassant de la poupe de l'Aosta.

La conduite de tir de l'artillerie principale, fournie par OLAP sur l'Aosta et par San Giorgio sur l'Eugenio, comprenait une tourelle de télépointage située au sommet de la tour-donjon et abritant un télémètre stéréoscopique et un télémètre optique de 5 m, un télémètre stéréoscopique de 7,2 m dans les tourelles n°2 et 3 et la centrale de tir principale entre les tourelles n°1 et 2. Les deux tourelles de télépointage situées sur le mât tripode et équipées de télémètres stéréoscopiques de 3 m servaient à la conduite de tir antiaérien, tandis que celles placées de part et d'autre de la cheminée avant réglaient le tir des torpilles. Lors du déplacement des affûts de 37/54 des ailerons de la passerelle, les tourelles de télépointage des torpilles furent remplacées par deux télémètres stéréoscopiques de 3 m.

Les navires étaient équipés de trois projecteurs de 90 cm fabriqués par Galileo sur l'Aosta et par San Giorgio sur l'Eugenio. Deux se trouvaient sur des plates-formes de part et d'autre de la cheminée avant, et le troisième derrière la cheminée arrière.

Passerelle de l'Aosta surmontée par la tourelle de télépointage de l'artillerie principale. Mât tripode de l'Aosta accueillant les tourelles de télépointage pour le tir antiaérien. Tourelle de télépointage bâbord de l'Eugenio réglant le tir des torpilles.
Télémètre stéréoscopique installé durant l'hiver 1942 sur l'aileron de passerelle de l'Eugenio à la place d'un affût de 37/54. Projecteur San Giorgio situé au-dessus du poste de veille AA n°4 de l'Eugenio. Vue plongeante sur la cheminée avant de l'Aosta se présentant à l'entrée du canal de Tarente en septembre 1940. Remarquez les deux projecteurs Galileo et le tourelles de télépointage des torpilles.

L'Eugenio fut le premier des deux croiseurs à recevoir un radar, à savoir un EC-3/ter Gufo, monté en août 1943. Cependant, il ne fut pas mis au point avant mars 1944 et fut débarqué à la fin de la guerre. Sur l'Aosta, un mât métallique fut assemblé en août 1943 derrière la tour-donjon en vue de l'installation d'un radar allemand Fu.Mo.31, mais l'armistice interrompit les travaux. Pendant la période de cobelligérance, l'unité reçut un radar britannique AW/RDF type 286 à Tarente durant l'été 1944.

L'Eugenio à Tarente en 1944, équipé de son radar EC-3/ter Gufo. L'Aosta doté du radar AW/RDF type 286 à La Spezia en 1946.

Les installations aéronautiques permettant de recevoir deux hydravions IMAM Romeo Ro.43 étaient logées sur le toit du rouf, entre la cheminée avant et le mât tripode. La catapulte de type Cagnotto était montée sur pivot et pouvait être orientée de 35° sur tribord ou bâbord. Longue de 23 m, elle disposait d'une course de 16,2 m pour l'accélération du chariot et de 3,8 m pour le freinage. Le mât de charge pour repêcher les appareils se trouvait sur le tripode. Il n'était pas utilisé au-delà d'un état de mer 2.

IMAM Ro.43 paré au catapultage depuis l'Aosta lors d'une mission d'entraînement à l'automne 1941. Le personnel du groupe aérien de l'Aosta aligné sur la catapulte au printemps 1941.
Catapulte de l'Aosta avec son chariot en fin de course. IMAM Ro.43 de l'Eugenio protégés de l'atmosphère salin par des bâches.
(crédits photo : collection Aymeric Lopez)

Carrière opérationnelle

Les deux croiseurs furent rattachés dès leur entrée en service à la 7a Div.Incr. Ils opérèrent presque toujours en compagnie des deux navires de la classe Montecuccoli, depuis la bataille de Punta Stilo en juillet 1940 en passant par celle de Pantelleria en juin 1942. L'Aosta sortit de la guerre sans avoir subi de dégâts importants. L'Eugenio fut en revanche touché par des bombes à Naples le 4 décembre 1942 et resta en réparation à Castellammare di Stabia jusqu'en février 1943. Le 27 février 1944, il heurta une mine allemande qui mit hors d'usage son groupe turbine avant. Lors de la cobelligérance, les installations aéronautiques et les tubes lance-torpilles furent débarqués des deux unités.

Le traité de paix de 1947 attribua l'Aosta à l'URSS et l'Eugenio à la Grèce. Le premier, rebaptisé Stalingrad puis Kertch, resta en service jusqu'en 1956, tandis que le second, devenu Helli, arbora le pavillon de la marine grecque jusqu'en 1964.

L'Eugenio et l'Aosta à Naples le 4 novembre 1938. Les deux navires en escale à Callao, au Pérou, en janvier 1939.
(crédits photo : collection Aymeric Lopez)
L'Aosta suivi de l'Attendolo et du Montecuccoli en juin 1940.
L'Aosta de retour à La Spezia le 17 février 1941, arborant son tout nouveau camouflage bi-ton.
(crédits photo : Giorgio Parodi)
Visite de Mussolini à bord de l'Eugenio le 26 juin 1942 après la bataille de Pantelleria. L'Eugenio à Malte le 11 septembre 1943.
Liste des croiseurs de la classe Aosta
NomMis sur caleLancéEn serviceDevise
Odero Terni Orlando, Livourne
Emanuale Filiberto Duca d'Aosta 29/10/1932 22/04/1934 13/07/1935 Victoria nobis vita
Ansaldo, Sestri Ponente
Eugenio di Savoia 06/07/1933 16/03/1935 10/01/1936 Ubi Sabaudia ibi victoria
Fiche technique
Déplacement standard 8450 t (Aosta)
8750 t (Eugenio)
Déplacement à pleine charge 10 540 t (Aosta)
10 843 t (Eugenio)
Longueur hors-tout 186,95 m
Largeur 17,48 m
Tirant d'eau 6,50 m
Propulsion 6 chaudières Thornycroft (Yarrow sur l'Eugenio) et 2 turboréducteurs Parsons (Ansaldo sur l'Eugenio) développant 110 000 ch et entraînant 2 hélices
Vitesse maximale 36,5 nœuds
Autonomie 890 miles nautiques à 36 nœuds
2650 miles nautiques à 23 nœuds
3900 miles nautiques à 14 nœuds
Protection
  • Ceinture : 70 + 35 mm
  • Ponts : 35 mm
  • Tourelles : 90 mm
Armement
  • 8 canons de 152/53 sur 4 tourelles doubles
  • 6 canons de 100/47 sur 3 affûts doubles
  • 8 canons de 37/54 sur 4 affûts doubles
  • 8 mitrailleuses de 13,2 mm sur 4 affûts doubles jusqu'en 1942/43
  • 10 canons de 20/70 à partir de 1942/43
  • 6 tubes lance-torpilles de 533 mm sur 2 plate-formes triples
  • 2 lance-grenades ASM
Groupe aérien 2 hydravions Ro.43, une catapulte au centre du navire
Équipage 27 officiers, 551 sous-officiers et matelots en temps de paix
38 à 42 officiers, 652 sous-officiers et matelots en temps de guerre
Silhouettes des croiseurs de la classe Aosta. Vue de profil de l'Aosta en 1938. Vue de profil de l'Aosta en 1941.
Vue de profil de l'Aosta en 1943. Vue de profil de l'Eugenio en 1942. Vue de profil de l'Eugenio en 1943.
Sources :
  • In guerra sul mare, Erminio Bagnasco, Ermanno Albertelli Editore, 2005
  • Le navi da guerra italiane 1940-1945, Erminio Bagnasco & Enrico Cernuschi, Ermanno Albertelli Editore, 2005
  • Navi e marinai italiani nella Seconda Guerra Mondiale, Elio Ando & Erminio Bagnasco, Ermanno Albertelli Editore, 1999
  • Incrociatori leggeri classe Condottieri gruppo Duca d'Aosta, parte prima, Elio Andò, Franco Bargoni & Franco Gay, Orizzonte Mare 7/III, Edizioni dell'Ateneo, 1985
  • Incrociatori leggeri classe Condottieri gruppo Duca d'Aosta, parte seconda, Elio Andò, Franco Bargoni & Franco Gay, Orizzonte Mare 7/IV, Edizioni dell'Ateneo, 1985
  • Incrociatori leggerri classi Raimondo Montecuccoli, Emanuele Filiberto Duca d’Aosta, Franco Bargoni, Orizzonte Mare immagini A6, Edizioni dell'Ateneo & Bizzarri, 1979
  • Włoski lekki krążownik Emanuele Filiberto Duca d’Aosta, Sławomir Brzeziński, Profile Morskie n°35, Wydawniczo-Handlowa, 2001
  • Le armi delle navi italiane nella seconda guerra mondiale, Erminio Bagnasco, Albertelli, 2007
Pour reproduire ce navire :
FabricantÉchelleRéférence et désignationGalerie
Delphis Models 1/700 DM-036 Duca d'Aosta Maquette d'Aymeric Lopez
Delphis Models 1/700 DM-024 Eugenio di Savoia -
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