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dimanche, 10 juin 2012 10:36

CV 33, 35 et 38

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Ce cliché d'un L 3/35 du 32° rgt de l'Ariete en Afrique du Nord donne une bonne idée des dimensions du char léger italien. Ce cliché d'un L 3/35 du 32° rgt de l'Ariete en Afrique du Nord donne une bonne idée des dimensions du char léger italien.

Né au début des années 1930 pour doter l'armée italienne d'un char léger à grande échelle, le L 3 resta en première ligne dans les unités blindées jusqu'en 1941. Si elle pesa dans les combats de la campagne d'Ethiopie et de la guerre d'Espagne, la « boîte de sardines » dut se limiter à la lutte anti-partisans et au soutien des troupes d'occupation après des débuts bien difficiles dans la seconde guerre mondiale.

Développement

En 1928, le général Cavallero, alors sous-secrétaire à la guerre, décida d'équiper le Regio Esercito d'un char léger de reconnaissance d'accompagnement d'infanterie. La tankette anglaise Carden-Loyd Mk.VI retint l'attention de l'Ispettorato Tecnico Automobilistico, qui décida de la tester en Italie. Comme les résultats ne donnèrent pas entière satisfaction, la compagnie Ansaldo fut chargée d'en développer un dérivé répondant plus aux attentes de l'armée italienne.

Ansaldo commença par réaliser une maquette en bois qui fut présentée en 1929. Le prototype du char léger, bien différent du modèle, fut réalisé en 1930 par l'ingénieur Rosini. Son train de roulement était très inspiré de celui du Carden-Loyd, mais comportait trois paires de roues par côté et non deux. En revanche, la caisse et les superstructures étaient agrandies pour recevoir un moteur plus puissant et améliorer l'habitabilité. Il était prévu que le char tracte une remorque chenillée à deux essieux.

Maquette en bois présentée par Ansaldo en 1929. Elle est très éloignée des formes du prototype. Le prototype de 1930 dont le train de roulement est largement inspiré de celui du Carden-Loyd. (crédits photos : Archives Ansaldo)
Le prototype de 1930 tractant une remorque chenillée. Vue de l'habitacle du prototype.

La suspension ne donnant pas satisfaction, Ansaldo modifia le train de roulement du prototype en 1931. Un galet de guidage fut ajouté devant la roue tendeuse.

Un second prototype destiné au ravitaillement des troupes sur le champ de bataille fut également construit : il était dépourvu de toit et son barbotin était redessiné. Ce prototype de transport blindé fut testé en même temps que la chenillette et servit de base aux évolutions suivantes.

Prototype en 1931 avec son train de roulement modifié. Le second prototype, destiné au ravitaillement en première ligne, avait un habitacle ouvert.
(crédits photo : Archives Ansaldo)
Le second prototype tractant une remorque chenillée. Le prototype du transport blindé à gauche, et celui du char léger à droite.

Après les essais menés près de Gênes, une pré-série de 4 exemplaires fut commandée en 1932. Sur ces véhicules, la mitrailleuse d'origine, une Fiat mod.14 de 6,5 mm refroidie à l'eau, fut remplacée par une Fiat mod.14 tipo aviazione refroidie à l'air. Des gardes-boue avant et deux phares furent également ajoutés et les grilles latérales furent déplacées sur les flancs de l'habitacle.

L'un des quatres exemplaires de pré-série, sur lesquels furent ajoutés des gardes-boue et des phares. Chenillette de pré-série lors des essais dans le Latium.

Carro Veloce 33

Les essais des quatre exemplaires de pré-série menés à Sciarborasca (province de Gênes) s'achevèrent avec succès en juillet 1933, et le char fut inscrit à l'inventaire de l'armée sous la désignation Carro armato Veloce Ansaldo. Une première commande fut lancée en 1933 pour 240 exemplaires du Carro Veloce 33. Avec l'arrivée du général Baistrocchi comme nouveau sous-secrétaire à la guerre, une nouvelle commande portant sur 500 exemplaires fut passée en 1934. Au printemps 1935, les CV 33 avaient été distribués aux trois groupes des divisioni celeri (138 exemplaires), à une compagnie de Bologne (15 exemplaires) et à une unité en Somalie (30 exemplaires).

Les CV 33 subirent quelques modifications par rapport aux exemplaires de pré-série : les grilles d'aération furent substituées par des sabords moins vulnérables de 14 x 6 cm, les phares furent déplacées sur l'habitacle et les caisses à outils retournèrent à leur position d'origine, derrière le barbotin (elles se trouvaient derrière l'habitacle, de part et d'autre du compartiment moteur, sur les modèles de pré-série).

Vue de profil d'un CV 33 série 1. Vue de face d'un CV 33 série 1. CV 33 série 1 conservé au Museo dei carristi à Rome.
(crédits photo : Massimo Foti)

La chenillette italienne est pour le moins compacte : ses dimensions étaient proches de celles de la Fiat Topolino. La caisse est formée de tôles d'acier assemblées par rivetage et brasage au niveau de l'habitacle. Le blindage, d'une épaisseur comprise entre 6 mm (arrière) et 14 mm (habitacle), offre seulement une protection contre les projectiles des fusils et mitrailleuses adverses.

Dessin de CV 33 série 1. Remarquez la fermeture de la caisse à outils, le sabord sur le flan de l'habitacle et le support commun du galet de guidage et de la roue tendeuse. Dessin de CV 33 série 1. On peut noter la présence de grilles d'aération sur la face arrière de l'habitacle. Dessin de la caisse du CV 33 série 1, formée de tôles assemblées par rivetage et brasage.

Deux cloisons transversales divisent la caisse en trois partie : l'habitacle ou compartiment de combat à l'avant, le moteur et le compartiment dit de refroidissement où se trouve le radiateur. Dans l'habitacle où prennent place le chef de char (siège de gauche) et le conducteur (siège de droite) se trouvent l'armement et le réservoir de carburant. Le toit de l'habitacle est percé de deux trappes pour l'accès de l'équipage.

Le CV 33 est propulsé par un moteur 4 cylindres en ligne monobloc développant 43 ch. Le moteur est lancé à l'aide d'une manivelle, de l'intérieur uniquement sur les premiers chars, puis aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur à partir du moteur n°72. Le train de roulement se compose d'un barbotin en acier à 15 dents à l'avant, d'une roue tendeuse en bronze à l'arrière précédée par un galet de guidage, tous les deux partiellement recouverts par une même plaque, et deux bogies de trois galets chacun.

La mitrailleuse Fiat mod.14 de 6,5 mm dispose d'un secteur de tir de 40° (20° à droite comme à gauche) et d'un angle de tir de 30° (12° en dépression et 18° en élévation). La dotation est de 3800 coups. Les chargeurs métalliques de 50 ou 100 coups sont stockés dans six caisses en bois.

Coupe longitudinale d'un CV 33 série 1. Moteur CV 3-05 essence 4 cylindres en ligne. Extrait du manuel d'entretien montrant le support commun de la roue tendeuse et du galet de guidage.

Le CV 33 série 2, apparu en 1934, était armé de deux mitrailleuses Fiat mod.14/35 de 8 mm jumelées. Parmi les autres détails permettant de le différencier de la série 1, on peut citer la suppression des grilles d'aération sur la paroi arrière de l'habitacle et la séparation des supports du galet de guidage et de la roue tendeuse. Bon nombre de CV 33 série 1 reçurent à partir de 1935 les mitrailleuses jumelées Fiat mod.14/35.

CV 33 série 2 de l'école de cavalerie de Pinerolo en mars 1938. Ses mitrailleuses ont été retirées.
(crédits photo : Giacomo Corda)
CV 33 série 2 conservé au Museo dei carristi de Rome.
(crédits photo : Massimo Foti)
CV 33 série 1 armé de deux mitrailleuses Fiat mod.14/35.
(crédits photo : C. Pecchi)

Carro Veloce 35

En 1935, à partir du moteur n°798, une nouvelle version de la chenillette apparut sur les chaînes de montage : le CV 35 série 1, qui commença à être distribuée aux unités au premier semestre 1936. Il se distinguait du CV 33 par sa casemate entièrement rivetée et non plus soudée. Sur le CV 35 série 2 (à partir du moteur n°1341), les sabords latéraux furent protégés par des renforts boulonnés. Dans le même temps, la forme de l'arrière de l'habitacle, cassée aux extrémités, devint rectiligne, ce qui simplifia la fabrication.

CV 35 série 1 en Sicile. Les mitrailleuses Fiat ont été démontées.
(crédits photo : Vito Zita)
CV 35 série 1 conservé à la caserne De Carli à Cordenons.
(crédits photo : Guidopiano)
CV 35 série 2. Remarquez le renfort boulonné sur le sabord de l'habitacle.
(crédits photo : Stato Maggiore RE)
CV 35 série 2 conservé à la caserne Nacci e Zappalà de Lecce.
(crédits photo : Fabrizio Esposito)

À partir de 1939, les mitrailleuses Fiat mod.14/35 furent remplacées par des Breda mod.38, de 8 mm également. La dotation était de 1896 coups, le blindé pouvant embarquer 79 chargeurs de 24 coups.

L 3/35 en Afrique du Nord armé de deux mitrailleuses Breda mod.38 de 8 mm.

Carro Veloce 38

La dernière version de la chenillette italienne, le CV 38, fut évaluée en 1937 lors des grandes manoeuvres en Sicile, plus exactement à Erice (province de Trapani). Le prototype immatriculé RE 2286 fut obtenu à partir d'un CV 35 dont le train de roulement avait été entièrement transformé. Il se composait de deux bogies par bord avec deux galets de plus grand diamètre, dont la suspension était assurée par des barres de torsion. Son armement se limitait à une mitrailleuse Breda mod.31 tipo marina de 13,2 mm.

Prototype du CV 38 en 1938. Son armement consiste en une mitrailleuse Breda 31 de 13,2 mm. Essai des suspensions du prototype du CV 38 en 1937. CV 35 et prototype du CV 38 lors d'essais comparatifs dans le Latium.

Pour les essais du nouveau train de roulement, plusieurs chenillettes furent modifiées et testées en unité. Mais il fallut attendre juin 1941 pour qu'un programme de conversion à « grande » échelle soit mis en place : il devait concerner au moins 160 L 3. En 1942, seuls 52 exemplaires en bénéficièrent, et 32 autres entre janvier et juillet 1943. Deux bataillons seulement purent être équipés de façon homogène sur L 38.

Les chars modifiés conservèrent leur armement d'origine. Les caisses à outils derrière les barbotins, supprimées sur le prototype, furent remplacées par des caisses logées derrière l'habitacle, de part et d'autre du compartiment moteur. Certains exemplaires reçurent également des caisses destinées aux chars moyens montées sur les gardes-boue avant.

CV 35 série 2 porté au standard du CV 38. CV 38 de la collection Temeroli.
(crédits photo : Stefano Scarletti)
Détail des galets du CV 38 conservé à Cecchignola.
(crédits photo : Giorgio Brigà)

Chars radio

Les chenillettes de base étant dépourvues de tout moyen de communication radio, on installa en 1934, à titre expérimental, un poste dérivé du R3 logé contre le flanc gauche de l'habitacle d'un CV 33 série 1, réduisant la dotation en munitions. L'antenne en demi-cercle était fixée sur le toit de l'habitacle, sur la gauche, et à l'extrémité arrière de la caisse. Les batteries d'alimentation se trouvaient dans deux caisses accolées à la face arrière de l'habitacle, à la place des galets de secours, qui étaient déplacés sur le couvercle de ces caisses.

L'appareil radio R3 CV fut monté à partir de 1935 sur les CV 33 série 2 de commandement de bataillon et de compagnie participant à la campagne d'Éthiopie. Sa portée théorique oscillait entre 5 et 8 km véhicule à l'arrêt, selon la nature du terrain... Char en mouvement, la portée n' excédait pas les 2 km.

La version radio du CV 35 était similaire à celle basée sur le CV 33. Proportionnellement, il y eut moins de CV 35 transformés en carri radio que de CV 33. Sur certains exemplaires, les armes étaient démontées pour laisser la place à une table à carte.

CV 33 radio avec son antenne déployée. CV 33 radio en Afrique Orientale. CV 35 radio dont l'armement a été démonté.

Une version plus insolite apparut ensuite sur le CV 35, caractérisée par un poste radio allemand de marque Siemens à ondes ultra-courtes associé à une grosse antenne flexible de 2 m de haut fixée sur l'avant de l'habitacle. Deux chars ainsi équipés furent testés par le VIII battaglione à partir de janvier 1939 et participèrent aux grandes manœuvres dans le Piémont à l'été. Mais cette version ne donna pas satisfaction et l'expérience s'arrêta là.

À partir de 1940, les postes radio R3 CV furent progressivement remplacés par des RF 1 CA équipés d'une antenne télescopique montée sur l'arrière de l'habitacle puis sur la caisse de batterie droite.

Les deux L 35 équipés de radio Siemens lors du défilé cloturant les grandes manoeuvres du Piémont en 1939.
(crédits phot : AUSSME)
L 3/33 équipés de radio RF 1 CA à Ajaccio à l'automne 1942. Remarquez l'antenne montée sur l'arrière de l'habitacle. L'antenne du L 38 de Cecchignola est montée sur la caisse de batterie droite.
(crédits photo : Giorgio Brigà)

Chars lance-flammes

Plusieurs versions lance-flammes furent développées sur la base du CV 33 et de ses successeurs. Le prototype fut réalisé sur un CV.33 série 1 par l'entreprise Fiat-OCI de Modène en 1935 et envoyé à Rome pour évaluation. Adopté en août 1935, le CV 33 Lf fut produit sur la base de CV 33 série 2 puis de CV 35 envoyés directement de l'usine Ansaldo à la Fiat-OCI qui les équipait.

L'espace étant plus que réduit à bord du CV 33, le liquide inflammable (constitué de 60% d'huile moteur et de 40% de mazout) était stocké dans une remorque-citerne de 520 litres. Le blindage de la remorque oscillait entre 6 et 8,5 mm et son poids à vide atteignait 830 kg. Le liquide était convoyé dans le char par un flexible en toile revêtue protégé par des anneaux d'acier pour éviter sa rupture. Une pompe attelée au moteur portait le liquide à une pression de 7 à 10 bar. Chaque utilisation du lance-flammes absorbait 5 ch de la puissance moteur. Le liquide d'allumage (un mélange d'huile et d'essence) était contenu dans un réservoir de 10 litres situé contre la cloison gauche de l'habitacle. Le système de lancement comprenait le tube du liquide inflammable, le tube du liquide d'allumage et le fil du contact électrique. La portée pratique était de l'ordre de 60 m.

L 35 Lf en action. Schéma de l'installation lance-flammes sur un L 3 avec sa remorque-citerne.
L 3/33 Lf conservé au musée de Bovington. (crédits photos : Massimo Foti)

Les premières engagements des CV 33 et 35 Lf en Éthiopie montrèrent que l'utilisation de la remorque était inadaptée car trop vulnérable et trop lourde. De plus, le bras de remorque était trop fragile, ce qui obligeait les équipage à ne remplir la citerne qu'à moitié. Pour remédier temporairement au problème, au moins trois chars déployés en Somalie montèrent un fût d'essence cylindrique à l'horizontal sur le capot moteur. En Espagne, on utilisa un réservoir de 306 litres également fixé sur le capot moteur, montage qui se révéla efficace et sûr.

Cette photo montre trois CV 33 Lf lors de la campagne d'Éthiopie, sur le front sud, avec des fûts d'essence montéssur le capot moteur. L'art de s'arranger est bien connu des soldats italiens : le fût d'essence sanglé sur le capot de ce CV 33 Lf en est un bon exemple.

La dernière tentative de modification du char lance-flammes consista en l'installation d'un réservoir blindé prismatique de 135 litres sur le capot moteur. Le montage fut homologué, le réservoir ne représentant pas une cible trop visible. Une petite série de 10 chars fut construite dans le but de constituer une compagnie aérotransportable au sein du 4° reggimento carri à Rome. Mais le manque de Savoia Marchetti S.82, seul appareil capable de les transporter, fit capoter le projet en octobre 1941. Les chars furent alors probablement reversés à d'autres unités.

L 3 Lf aérotransportable avec réservoir blindé monté sur le capot moteur. Essai du L 3 Lf aérotransportable.

La version du L 3 lance-flammes avec remorque resta donc le standard de l'armée italienne jusqu'en 1943. Au début de l'automne 1941, on comptait environ une centaine de ces blindés en unité.

Production et exportation

Toutes versions confondues, le L 3 fut produit à 1337 exemplaires pour le Regio Esercito entre 1934 et novembre 1939.

La chenillette italienne rencontra également un vif succès à l'exportation. Elle fut vendue à la Bulgarie (14 exemplaires), à l'Autriche (77), à la Hongrie (82), à la Chine (45), à l'Irak (14), à l'Afghanistan (13), au Yemen, au Brésil (25) et à la Bolivie (30). L'Espagne, l'Angleterre, la Grèce, la Yougoslavie, la Croatie et l'Allemagne utilisèrent aussi des L 3 cédés ou capturés.

Chaîne d'assemblage des CV 33.

Il convient maintenant de faire un point sur les différentes appellations de la chenillette Ansaldo. En juin 1938, les CV 33, 35 et 35 furent rebaptisés L 33, 35 et 38. Puis, en juin 1940, leur dénomination devint L 3/33, L 3/35 et L 3/38, faisant apparaître leur poids devant l'année de mise en production (en théorie, car on a vu que la conversion des L 38 ne commença réellement qu'en 1941). Enfin, après août 1942, on revint à la désignation L 33, 35 et 38.

Premier déploiement en Sarre et baptême du feu en Éthiopie

La première unité à prendre en charge le nouvel engin fut le 19° reggimento cavalleria Guide durant l'été 1934. Le 3° squadrone de ce régiment (comptant 13 chars) participa entre décembre 1934 et janvier 1935 à la mission internationale de surveillance des élections dans la Sarre (territoire allemand frontalier du Luxembourg et de la Lorraine).

CV 33 série 1 du 3° squadrone du 19° reggimento Guide dans la Sarre durant l'hiver 1934-1935.
(crédits photos : Aymeric Lopez)

Les 10 CV 33 envoyés en Somalie en février 1934 connurent leur baptême du feu lors de l'attaque éthiopienne à Ual Ual, dans l'Ogaden, le 5 décembre 1934, qui servit de casus belli à la conquête de l'Ethiopie entre octobre 1935 et mai 1936. L'armée italienne envoya 112 L 3 en Érythrée et 45 en Somalie avant le début des hostilités, puis d'autre suivirent au cours du conflit, pour arriver à un total de près de 250. Sur le front nord, deux gruppi squadroni Carri Veloci et un squadrone furent constitués , alors que sur le front sud, considéré au début de la campagne comme secondaire, ne fut déployé dans un premier temps que le I battaglione carri della Somalia sur deux compagnies. Il fut ensuite rejoint par le XX battaglione Randaccio fort de 46 L 3, auxquels s'ajoutèrent 12 chars lance-flammes et 3 chars radio en décembre 1935. À la mi-mars 1936, les deux unités furent rassemblées au sein du Raggruppamento Carri Armati della Somalia, sur deux groupes de trois compagnies chacun. Le front sud se révéla être le mieux adapté à l'action des chenillettes avec ses vastes plaines, tandis que le terrain montagneux du nord de l'Ethiopie constituait un certain handicap à leur action. Malgré tout, cette expérience de guerre mit en évidence leur bonne maniabilité sur un terrain difficile.

CV 33 Lf débarquant à Mogadiscio. Le camouflage de ce CV 33 passant à gué, débarassé de la poussière, est bien visible. CV 33 série 2 en Ethiopie, avec, dans le fond, des IMAM Ro 1.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Gros plan sur un CV 33 série 2 en Éthiopie.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Colonne de CV 33 en Éthiopie.
(crédits photo : Valore Militare sur Miles)
Colonne de CV 35 en Éthiopie.

Plusieurs L 3 furent perdus durant cette campagne : une fois immobilisée, la chenillette était une proie facile pour les soldats éthiopiens, puisque seul le secteur avant du blindé était défendu. De plus, pour s'extraire du char, l'équipage devait obligatoirement s'exposer au tir ennemi.

Le L 3 dans la guerre d'Espagne

Les 5 premiers CV 35 débarquèrent à Vigo (Galice) le 27 août 1936 et formèrent, avec les 10 suivants arrivés le 29 septembre dans le même port, une première unité mixte italo-espagnole rattachée formellement à la Légion Étrangère espagnole, le Tercio. Elle combattit dans les environs de Madrid avant d'être dissoute. Deux compagnies de L 3 gagnèrent l'Espagne en novembre 1936 et janvier 1937, et un bataillon complet fut embarqué le 31 janvier 1937, pour débarquer en Espagne le 6 février. Son arrivée autorisa la constitution du Raggruppamento Carri d'Assalto ed autoblindo sur 5 compagnies de chars et 1 squadriglia de 8 automitrailleuses le 17 février. L'unité changea de nom le 22 février pour devenir le Raggruppamento Reparti Specializzati, commandé alors par le colonel Carlo Rivolta, et complété d'une compagnia motomitraglieri et, à partir du 6 mars, d'une compagnia lanciafiamme.

Après avoir participé aux batailles de Malaga et de Guadalajara en février et mars 1937, le Raggruppamento Reparti Specializzati se réorganisa sur 2 bataillons. Le colonel Valentino Babini prit le commandement de l'unité le 25 avril 1937. En août 1937, le Raggruppamento Reparti Specializzati participa à la bataille de Santander avant d'être rebaptisé, le 25 septembre, Raggruppamento Carristi. Il prit ensuite part aux batailles d'Aragon entre mars et avril 1938, de l'Ebre entre juillet et novembre 1938 et de Catalogne entre décembre 1938 et mars 1939.

Au total, 157 chenillettes L 3 furent envoyées en Espagne. À la fin de la guerre civile, une partie du matériel fut cédé aux troupes nationalistes.

Cette campagne fut l'occasion pour les chenillettes italiennes d'affronter de vrais chars : les T-26 et BT-5 russes armés de canon de 45 mm fournis aux troupes républicaines. Étant donné la totale inefficacité des mitrailleuses des L 3 face à ces blindés, il arrivait que les chenillettes italiennes tractent des canons antichars allemands de 37 mm, qui étaient mis en batterie en cas de besoin. Malgré cela, les pertes italiennes furent légères : on dénombre une douzaine de L 3 détruits entre novembre 1936 et janvier 1939, dont trois lance-flammes, et 5 capturés. Il faut dire que les chars soviétiques étaient souvent employés de manière isolée, et, malgré leur supériorité en terme d'armement et de protection, les T-26 étaient lents et sujets à de fréquentes pannes.

CV 35 du CTV visitant une unité de la Légion Condor en décembre 1937.
(crédits photo : J. Crow)
CV 33 Lf progressant vers Malaga en février 1937. Défilé de L 3 du CTV à Madrid.

En avril 1939, les 134 L 3 du 31° reggimento carristi de la division Centauro, les 63 du III gruppo carri veloci San Giorgio et quelques autres du 2° reggimento bersaglieri participèrent à l'occupation de l'Albanie. Mais cette opération n'était qu'un vaste exercice étant donné qu'il n'y eu pratiquement aucun combat. Elle révéla cependant une grande désorganisation au sein de l'Esercito : les chars ne purent débarqués au moment prévu du fait de l'encombrement du port de Vlora (Valona en Italien), et une fois à terre, on se rendit compte que les stocks d'essence étaient inexistants... Malheureusement, aucun enseignement n'en fut tiré.

Colonne de L 3 de la division Centauro lors de l'occupation de l'Albanie.

Le L 3 sur tous les fronts de la seconde guerre mondiale

En 1939, à la veille de la guerre, l'Italie mit sur pied trois divisions blindées : la 132a divisione corazzata Ariete en février, la 131a divisione corazzata Centauro en avril et la 133a divisione corazzata Littorio en octobre. Chacune d'entre elle comprenait un régiment blindé sur quatre bataillons de L 3, avec un effectif théorique de 184 chars, un régiment de bersaglieri et un régiment d'artillerie motorisée. Au 10 juin 1940, les chenillettes équipaient encore 10 bataillons des trois divisions blindées, huits bataillons indépendants en métropole, six bataillons en Libye, trois gruppi carri veloci de la cavalerie, un bataillon mixte à Rhodes (sur L 3 et Fiat 3000), la compagnie mécanisée de Zara et un escadron de cavalerie en Afrique Orientale. Ces unités totalisaient 800 L 3 en métropole (dont 211 en réserve et 112 utilisés pour la formation), 130 en Albanie avec la Centauro, près de 300 en Libye et 15 en Afrique Orientale.

Passage en revue d'une unité de L 3 en 1938. Défilé du 9 mai 1939 à Rome.
(crédits photo : C. Pecchi)

La première unité de L 3 à être engagée en opération au début de la seconde guerre mondiale fut le 33° reggimento carristi de la division Littorio, aux ordres du colonel De Lorenzis. Transféré dans le val d'Aoste le 19 juin 1940, le régiment comptait alors 4 bataillons de L 3. À l'aube du 23 juin, le I battaglione reçu l'ordre de marcher vers le village de Séez, en empruntant le col du Petit Saint-Bernard. Mais la colonne arriva sur un champ de mines qui détruisit le premier char, tandis que les autres parvinrent tant bien que mal à faire demi-tour, sous le feu de l'artillerie française. Un autre char fut perdu dans les mêmes circonstances au soir du 23 juin en tentant de récupérer celui qui avait été perdu le matin même. Le 24 juin, au col du Mont-Cenis, la 1a compagnia du IV battaglione du 1° reggimento fanteria carrista réussit à descendre dans le Val d'Arc, bien que le char du commandant ait sauté sur une mine et qu'un second ait été endommagé. Ces actions, menées sans préparation ni soutient d'artillerie, prouvèrent l'inaptitude des chenillettes au combat contre des ouvrages fortifiés, même privés de canons antichars.

L 3 sur la Nationale 6 en direction de Lanslebourg. L 3 au col du Mont-Cenis.

Le 28 octobre 1940, au moment de la déclaration de guerre contre la Grèce, le 31° reggimento de la Centauro stationné en Albanie depuis avril 1939 passa à l'attaque dans les vallées du Drin et de la Vjosa (Vojussa en italien) en direction de Kalibaki et Ioannina (Giannina en italien). Il disposait alors de 4 bataillons de chars L, totalisant 170 chenillettes, dont 37 lance-flammes. D'importants combats eurent lieu vers Kalibaki, entraînant la perte de 14 chars. La boue rendait les manoeuvres des chenillettes très difficiles, et le franchissement de la Vjosa était compliqué par la destruction des ponts par les Grecs. Lors du replis italien, les L 3 agirent en arrière-garde pour ralentir la contre-offensive grecque. En janvier 1941, le II battaglione carri L et le IV carri M opérèrent entre Tepelen (Tepeleni en italien) et Klisura, le long de la Vjosa. Fin mars, le régiment fut redéployé à Tirana avec seulement 50 chenillettes et 15 M13/40 avant d'être dirigé (à l'exception du III battaglione) vers la frontière albano-yougoslave le 4 avril.

Au nord, le 33° reggimento de la Littorio, disposant de trois bataillons de chars L pour un total de 117 L 3, avait été mis en état d'alerte à la frontière italo-yougoslave dès la fin mars 1941. Dans la nuit du 10 au 11 avril, les L 3 de cette division partirent de Fiume pour descendre le littoral dalmate jusqu'à Mostar, à plus de 1000 km, presque sans rencontrer de résistance. En revanche, sur le front sud, dans le secteur du lac de Shkodër (Scutari en italien), les troupes italiennes restèrent tout d'abord sur la défensive. Le 31° reggimento assura la défense du secteur de Koplik en repoussant les attaques yougoslaves. Finalement, le 15 avril, le régiment avança vers la frontière yougoslave avec l'ordre de ne pas ouvrir le feu en premier du fait des tractations en cours pour signer un armistice. Mais les Yougoslaves s'étaient préparés à recevoir les chars Italiens : 11 L 3 furent perdus et 5 autres endommagés. Malgré ces débuts difficiles, la Centauro pénétra en territoire yougoslave le lendemain et traversa le Monténégro. Les colonnes des deux divisions blindées italiennes se rencontrèrent le 18 avril, entre Trebinje et Dubrovnik (Ragusa en italien). Les deux régiments regagnèrent l'Italie en mai et juin 1941.

Une compagnie de 13 L 3 en dotation au sein du CCCXII battaglione misto fut employée dans une petite opération de débarquement en Crête le 28 mai 1941. Le bataillon resta ensuite de permanence sur l'île de Rhodes et gagna la cause de la RSI en septembre 1943.

Rassemblement de L 3 de la division Littorio avant son départ pour la Yougoslavie.
(crédits photo : AUSSME)
Alignement de L 3 de la Littorio au terme de la campagne des Balkans. L 3/33 du CCCXII battaglione en Crète.

En AOI, les troupes italiennes disposaient au 15 juillet 1940 de 39 chenillettes L 3 grâce aux renforts parvenus du 3° reggimento de Bologne. Le 4 juillet 1940, deux pelotons de la 1a compagnia speciale carri L participèrent à la prise de Kassala, à la frontière soudanaise, en compagnie de 12 M11/39. En août, les 15 L 3 du squadrone carri veloci Cavalieri di Neghelli prirent part à l'invasion de la Somalie britannique. Tous furent perdus lors de la défense de l'empire, soit du fait du feu ennemi, soit du fait du manque de pièces de rechange.

L 3/33 série 2 participant à la prise de Kassala le 4 juillet 1940.

En juin 1940, le L 3 était l'unique "char" italien présent en Cyrénaïque, équipant 6 bataillons (les IX, XX, XXI, LX, LXI et LXII), plus le LXIII arrivé à la fin du mois. Dans la nuit du 15 au 16 juin eut lieu le premier combat entre les L 3 de deux compagnies du IX battaglione et des blindés anglais, dans la région de Sidi Omar. La colonne italienne fut taillée en pièce malgré le courage des équipages, démontrant l'impuissance des chenillettes face à des blindés modernes.

En vue de l'offensive sur Sidi Barrani, les unités de chenillettes furent nominalement rassemblées dans deux raggruppamenti carristi fin août, comprenant chacun trois bataillons de chars L et un de M 11/39. Mais dans les faits, les bataillons continuèrent à opérer séparément les uns des autres. Seul le raggruppamento Maletti, comptant dans ses rangs une compagnie du LXI battaglione carri L, combattit en alignant plusieurs unités blindées et motorisées. Le 25 novembre 1940, la Brigata Corazzata Speciale sous les ordres du général Babini fut créée dans le secteur de Marsa Lugh. Elle regroupait entre autre les XXI et LX battaglioni carri L avec 152 chenillettes, mais n'était pas pleinement opérationnelle. Le LXI battaglione, détaché du groupe Maletti, passa en décembre sous le commandement de la 1a divisione CC.NN. 23 Marzo. Lors de la contre-offensive de Wavell, déclenchée le 9 décembre 1940, l'ensemble des 7 bataillons de chars L furent perdus. Les Anglais capturèrent 116 L 3 lors de la prise de Bardia le 4 janvier 1941, mais peu d'entre eux étaient encore opérationnels. Au terme de la contre offensive, l'armée britannique avait pu récupérer 45 chenillettes en état de combattre.

En janvier et février 1941, pour remplacer partiellement ces pertes, débarquèrent le V battaglione mobilisé au 3° reggimento et affecté à la division Pavia, ainsi que le 32° reggimento de l'Ariete avec trois bataillons de chars L forts de 117 L 3, dont 24 lance-flammes. Ils participèrent à la reconquête de la Cyrénaïque avec la 5. Leichte-Division. En avril 1941, les L 3 furent jetés contre les défenses de Tobrouk sans résultat. Avec la formation du 132° reggimento sur M 13/40, les L 3 passèrent au second plan. Le III battaglione carri L du 32° reggimento fut affecté au RECAM lors de sa constitution en novembre 1941. Mais les L 3 ne purent être utilisés pour contrer l'opération Crusader, et le 32° reggimento fut rapatrié le 8 janvier 1942. Un rapport officiel daté de mai 1942 fait état de la présence de 22 L 3 en Afrique du Nord, relégués à des tâches secondaires.

L 3/33 série 1 examiné par des Sud-Africains lors de l'opération Compass. L 3/33 série 2 en Afrique du Nord.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
L 3/35 du 32° rgt de l'Ariete en compagnie de bersaglieri.

Sur le front russe, les chenillettes firent leur apparition au sein du III gruppo carri veloci San Giorgio, rattaché à la 3a divisione celere Principe Amedeo Duca d'Aosta à partir d'août 1941. Mais les 55 L 3 du groupe, répartis en 4 escadrons, rencontrèrent de sérieuses difficultés logistiques et climatiques qui causèrent l'abandon de plusieurs chenillettes. En janvier 1942, le groupe ne disposait plus d'aucun L 3 opérationnel, et il fut par conséquent rapatrié en juillet 1942.

L 3/33 du III gruppo San Giorgio dans le bassin du Donetz en novembre 1941. L 3/35 du III gruppo San Giorgio en URSS.

Dans les Balkans, l'action des L 3 ne se limita pas aux opérations de conquête de la Grèce et de la Yougoslavie. Dès juillet 1941, les I et II battaglioni L du 31° reggimento carristi furent envoyés en Dalmatie pour lutter contre l'action des partisans, avant d'être relevés fin septembre par le III battaglione du même régiment. En novembre 1941, le I battaglione lanciafiamme fut constitué sur 37 chenillettes L 3 et envoyé en Yougoslavie. Fin mars 1942, le II battaglione de chars lance-flammes du 4° reggimento, réduit à 16 L 3, fut envoyé au Monténégro où il opéra pendant un an. Au même moment, les 12 L 3/35 lance-flammes de la 2a compagnia autonoma furent déployés en Slovénie et Dalamtie. SUPERSLODA disposait également du I gruppo carri L San Giusto à Split (Spalato en italien) sur 45 L 3 et du II gruppo carri L San Marco en Dalmatie avec 30 chenillettes. Ainsi, au premier semestre 1942, sur le total de 373 chars L 3 opérationnels, 191 étaient déployés dans les Balkans. À la fin de l'été 1942, le 31° reggimento constitua une compagnie autonome envoyée au Montenegro.

L 3/33 du I gruppo San Giusto défilant devant le général Vittorio Ambrosio le 17 mai 1941 à Karlovac. L 3/33 Lf du III/31° rgt dans les Balkans. L 3/33 Lf aérotransportable en Yougoslavie à l'été 1942.

En novembre 1942, à l'occasion de l'occupation italienne du sud de la France, les L 3 du II gruppo San Marco et du III gruppo squadroni Piemonte Reale furent envoyés sur la Côte d'Azur. Le XIII battaglione carri L du 32° reggimento et le I battaglione du 33° reggimento, basés en Sardaigne, furent quant à eux envoyés en Corse avec environ 70 L 3. Après l'armistice, il participa à la libération de l'île en combattant les troupes allemandes.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, la trentaine de L 3 du XII battaglione du 4° reggimento basé en Sicile en juillet 1943 furent employés dans la défense de l'île. Au moment de l'armistice du 8 septembre 1943, il restait 638 L 3 en dotation au sein du Regio Esercito. Jusque là, les pertes s'élevaient à 689 chenillettes, dont 458 en Afrique du Nord.

Le L 3 après l'armistice

Suite à l'armistice du 8 septembre 1943, un seul bataillon de L 3 sur les 11 existants se rangea du côté des Allemands. Ces derniers capturèrent donc un grand nombre de chenillettes, notamment dans les Balkans.

Une quarantaine de L 3 fut utilisée par les unités blindées de la RSI, et notamment par les gruppi corazzati Leonessa (qui en comptait 16 toutes versions confondues), Leoncello et San Giusto, par le Raggruppamento Anti Partigiani ainsi que par la legione d'assalto Ettore Mutti et la legione autonoma mobile Tagliamento. Ils participèrent aux combats contre les forces partisanes d'Italie du Nord jusqu'en avril 1945. Certains L 3 furent également capturés par les partisans en Italie comme en Yougoslavie.

L 3 du gruppo Leonessa défilant à Turin, via Roma, le 23 mai 1944. L 3 du gruppo San Giusto en juillet 1944 à Dogna.
(crédits photo : Comas)
L 38 de la legione Tagliamento en mai 1944 en Valsesia.
Fiche technique
 CV 33CV 35CV 38
Longueur 3150 mm 3150 mm 3150 mm
Largeur 1400 mm 1400 mm 1400 mm
Hauteur 1287 mm 1300 mm 1350 mm
Garde au sol 230 mm 250 mm 280 mm
Poids en ordre de combat 3200 kg 3500 kg 3500 kg
Équipage 2 2 2
Moteur CV 3-05 essence 4 cylindres de 2745 cm3, développant 43 ch à 2400 tr/min
Vitesse maximale 42 km/h sur route
14 km/h en tout terrain
42 km/h sur route
14 km/h en tout terrain
42 km/h sur route
20 km/h en tout terrain
Autonomie 150 km sur route
6 h en tout terrain
150 km sur route
6 h en tout terrain
150 km sur route
6 h en tout terrain
Emport en carburant 62 L 62 L 62 L
Protection 6 à 14 mm 6 à 15 mm 6 à 15 mm
Armement Série 1 : 1 mitrailleuse Fiat 14 de 6,5 mm (3800 coups)
Série 2 : 2 mitrailleuses Fiat 14/35 de 8 mm (2480 coups)
2 mitrailleuses Fiat 14/35 de 8 mm (2480 coups) ou
2 mitrailleuses Breda 38 de 8 mm (1896 coups)
2 mitrailleuses Breda 38 de 8 mm (1896 coups)
Profil de CV 33 série 1.
(crédits : Rodolfo Ciuffoletti)
Plan 4 vues d'un CV 33 série 2.
(crédits : Rodolfo Ciuffoletti)
Plan 4 vues d'un CV 35 série 2.
(crédits : Rodolfo Ciuffoletti)
Profil de CV 38 sur base de CV 35 série 2.
(crédits : Rodolfo Ciuffoletti)
Profil de CV 33 Lf avec remorque citerne.
(crédits : Rodolfo Ciuffoletti)
Plan 2 vues d'un CV 33 Lf aérotransportable.
(crédits : Rodolfo Ciuffoletti)
CV 33 série 2 en Somalie en 1936. CV 35 série 2 du I btg du Raggruppamento Carrista en 1937 à Guadalajara. L 3/35 série 2 de la Brigata Corazzata Speciale en Libye, décembre 1940.
L 3/33 radio du IX btg de la division Trento armé d'un canon Solothurn, Libye, Décembre 1941. L 33 série 2 du XIII/32° rgt en Corse fin 1942. L 33 série 2 du gruppo Leonessa à Turin en 1944.
Sources :
  • Gli autoveicoli da combattimento dell'Esercito Italiano, Volume primo (dalle origini fino al 1939), Nicola Pignato & Filippo Cappellano, Stato Maggiore dell'Esercito, Ufficio Storico, 2002
  • Carro L3, Carri Veloci, Carri Leggeri, derivati, Andrea Tallillo, Antonio Tallillo & Daniele Guglielmi, GMT, 2004
  • Carri leggeri, carro veloce 33-35 – le operazioni belliche, Carri Armati 2/II, Aldo Cumbo, Fronte Terra, 1973
  • C.V. 33/35, Janusz Ledwoch, Wydawnictwo Militaria, 2009
  • I mezzi blindo-corazzati italiani 1923-1943, Nicola Pignato, Storia Militare, 2005
  • Corazzati Italiani 1939-1945, Nico Sgarlato, War Set n°10, 2006
  • Mezzi dell'Esercito Italiano 1935-45, Ugo Barlozzetti & Alberto Pirella, Editoriale Olimpia, 1986
  • Corazzati e blindati italiani dalle origini allo scoppio della seconda guerra mondiale, David Vannucci, Editrice Innocenti, 2003
  • Fox killed in the open ground, Cédric Mas, Batailles & Blindés n°13-14, 2006
  • Il gruppo corazzato « San Giusto » dal Regio Esercito alla RSI 1934-1945, Stefano Di Giusto, Laran Éditions, 2008
  • I reparti corazzati della Repubblica Sociale Italiana 1943/1945, Paolo Crippa, Marvia Edizioni, 2006
  • …Come il diamante, I Carrisit italiani 1943-45, Sergio Corbatti & Marco Nava, Laran Éditions, 2008
  • Alle origine della Breda Meccanica Bresciana, A. Curami, P. Ferrari & A. Rastelli, Fondazione Negri, 2009
  • Storia dell'Ansaldo 6. Dall'IRI alla guerra 1930-1945, Gabriele De Rosa, Gius. Laterza & Figli, 1999
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