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samedi, 11 août 2012 16:08

Lancia Ro

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Lancia Ro tractant des canons de 75/27 mod.06 en Afrique du Nord. Le troisième camion est un Lancia 3Ro. Lancia Ro tractant des canons de 75/27 mod.06 en Afrique du Nord. Le troisième camion est un Lancia 3Ro.

Le Lancia Ro, propulsé par un moteur allemand développé pour l'aviation, fut le premier camion diesel du constructeur turinois.

Lancia se lance dans le camion diesel

La crise de 1929 aux États-Unis et ses conséquences en Europe amenèrent l'industrie automobile à chercher un carburant alternatif à l'essence. Dans les années 1931-1932, son prix était à peu près 3 fois plus élevé que celui du naphta. Le choix était donc clair pour les industriels : il fallait adopter le moteur diesel, d'autant que les problèmes de masse étaient résolus par l'usage d'alliages d'aluminium. En Italie, les constructeurs préférèrent se tourner vers l'étranger plutôt que de développer un nouveau moteur.

Le Regio Esercito, qui souhaitait à la même époque se débarasser de ses camions rescapés de la Grande Guerre, organisa en 1931 une série d'essais comparatifs sur une demi-douzaine de camions diesel proposés par différents constructeurs transalpins. Les attendus de l'armée en matière de camion lourd avaient été formulés en 1925 par l'Ispettorato Tecnico Automobilistico. Ils prévoyaient notamment une charge utile limitée à 5 t pour permettre le passage sur les ponts du génie, et la possibilité de tracter une remorque de 4 t de charge utile. Les modèles présentés par Fiat et Lancia, à savoir le Fiat 632 et le Lancia Ro, furent jugés les plus adaptés.

Le Lancia Ro avait été présenté au grand public à l'occasion du 5ème salon automobile de Milan, entre le 12 et le 27 avril 1932. Le choix d'une lettre de l'alphabet grec pour désigner le dernier né de la gamme Lancia ne dérogeait pas à une règle désormais établie dans la maison. Le numéro d'usine du véhicule était 264. Il s'agissait du premier camion du constructeur turinois à être propulsé par un moteur diesel. Après une étude détaillée, le fondateur Vincenzo Lancia avait décidé d'acquérir la licence de production du moteur diesel deux temps conçu par l'Allemand Junkers, très innovant pour l'époque.

Le premier prototype du Lancia Ro se distingue par des jantes à voile plein et des ailettes d'aération du capot sur une seule ligne. Le second prototype adopte les jantes ajourées du Lancia Ro série 1 et la disposition des ailettes d'aération sur deux lignes, propre à tous les Ro de série. Le moteur Junkers type 89 propulsant le Lancia Ro diesel.

En 1933, le Lancia Ro fut mis sur le marché, avec des premières livraisons effectuées en avril. L'armée avait passé commande dès juillet 1932. Quatre versions étaient initiallement proposées, deux civiles et deux militaires, ces dernières étant dénommées MNS (pour Militare Nafta Semipneumatici) et MNP (pour Militare Nafta Pneumatici). Outre des carosseries différentes (réalisées en règle générale par Viberti), la version militaire se distinguait par un empattement plus court : 3650 mm contre 4215 mm sur la version civile, bien que cette dernière puisse aussi être livrée avec empattement court.

Lancia Ro MNS avec bandages semi-pneumatiques. Lancia Ro MNP doté de pneumatiques.

Pour les versions civiles, le ministère des transports autorisa pour la première fois l'homologation de chaque exemplaire non plus par essais systématiques mais par la délivrance d'un certificat de conformité. Ceci explique l'appelation commerciale plutôt insolite donnée au camion civil, à savoir Ro conformità, son numéro d'usine étant 264 C.

Lancia Ro conformità de début de production, avec des jantes à voile. Lancia Ro civil avec des jantes type artillerie. La carosserie est signée Viberti comme l'indique le logo sur la portière. Lancia Ro civil du milieu des années 1930 carossé par Viberti et arborant une calandre de type Augusta.

Description technique

La particularité du Lancia Ro NM résidait dans son moteur, production sous licence du Junker type 89. Ce dernier avait été mis au point par la firme allemande en 1929, tout comme le moteur 3 cylindres de 73 ch destiné à l'aviation dont il dérivait et qui équipait des avions de ligne assurant des liaisons Londres-Berlin depuis 1931. Le type 89 avait quant à lui été testé dès 1930 sur des camions anglais Fowler mod.1915. Il s'agissait d'un diesel bicylindre deux temps à 4 pistons opposés développant 64 ch à 1500 tr/min. Dans chaque cylindre, le vilebrequin unique communiquait des mouvements identiques au signe près aux deux pistons évoluant en sens contraire. Le rayon de manivelle était dimensionné de manière à ce que les efforts d'inertie primaire des deux pistons opposés s'équilibrent, limitant les contraintes sur le carter monobloc en aluminium. Cette dispositon permettait en outre de réduire l'encombrement longitudinal du moteur et par voie de conséquence celle du capot, au bénéfice du plateau. En revanche, le coût de construction était supérieur à celui d'un moteur classique, et l'encombrement vertical était un peu plus important, donnant au final un capot assez haut.

La course totale par cylindre était de 250 mm, à raison de 150 mm pour le piston inférieur et de 100 mm pour le piston supérieur. L'injection directe à 400 bar était effectuée par un injecteur horizontal situé au centre de la chambre de combustion. Cette configuration permettait d'optimiser le mélange entre l'air et le combustible et de limiter au maximum les dépôts de carbone, sous réserve bien entendu de la qualité du carburant employé...

Moteur diesel bicylindre Junkers type 89 à pistons opposés. Coupe longitudinale du Junkers type 89.
Moteur Lancia-Junkers type 89 conservé au musée des moteurs et mécanismes de l'université de Palerme.
(crédits photo : Aymeric Lopez)

À l'inverse de son moteur, le Lancia Ro adoptait une architecture des plus classiques, avec le moteur à l'avant et les roues motrices à l'arrière. La suspension, à l'avant comme à l'arrière, était assurée par des ressorts à lames reliés au châssis par des silentblocs en caoutchouc, une nouveauté pour l'époque. La boîte de vitesses disposait de 8 rapports pour la marche avant et de 2 pour la marche arrière. Le faible poids du moteur conférait au camion de très bonnes prestations en tout terrain, étant donné que le poids du véhicule et de son chargement reposait majoritairement sur l'essieu arrière où se trouvaient les roues motrices.

Plan 3 vues d'un châssis de Lancia Ro MNS non carossé. Planche de bord d'un Lancia Ro avec conduite à droite.

Les roues Michelin présentaient une jante en tôle à voile ajouré sur les camions de la première série, remplacée par une jante en acier forgé de type artillerie sur la seconde série à partir de 1934. Elles pouvaient être cerclées soit de bandages semi-pneumatiques soit de pneus basse pression. Les roues arrière étaient jumelées.

Lancia Ro MNS série 1 à jantes en tôle à voile ajouré. Lancia Ro MNS série 2 avec jantes de type artillerie sur une photo du 1er juin 1942.
Lancia Ro MNP doté de pneus Pirelli en Afrique Orientale.
(crédits photo : Istituto Luce)
Lancia Ro MNP immatriculé RE 79295. Seule une roue sur deux a été montée sur l'essieu arrière.

Le plateau en bois à ridelles mesurait 4,20 m de long pour 2 m de large. Seule la ridelle arrière était rabattable. Deux banquettes pouvaient être installées contre les ridelles latérales pour le transport de troupes. La disposition sur deux lignes des ailettes d'aération sur les flancs du capot moteur était caractéristique du Lancia Ro et de son successeur, le Ro-Ro. Pour les distinguer, il faut savoir que les flancs du capot des Lancia Ro s'ouvraient en V, et étaient donc en deux parties séparées horizontalement, alors que ceux du Ro-Ro étaient d'un seul tenant.

Sur les camions militaires, l'installation électrique se limitait à une dynamo de 12 V alimentant les deux phares avant, l'éclairage de la plaque, l'éclairage du tableau de bord et l'avertisseur sonore. Deux lampes à combustion réglementaires de part et d'autre du pare-brise complétaient le système d'éclairage. Le moteur pouvait être lancé par un démareur à inertie situé sous la calandre, ou par un démarreur électrique fonctionnant en 24 V sur les versions civiles.

Vue arrière d'un Lancia Ro MNS montrant la ridelle rabattable. Vue frontale d'un Lancia Ro MNP montrant la disposition du démarreur à inertie sous la calandre. Remarquez les indicateurs de gabarit sur les garde-boue. Démarreur à inertie monté sur les Lancia Ro NM.

Version essence : le Lancia Ro BM

Si le moteur diesel Junkers ne présentait pas de problème en lui-même, le carburant utilisé, le naphta, était à l'origine de la formation de dépots en particulier au niveau des lumières d'échappement et des collecteurs, malgré le très bon mélange que le moteur pouvait assurer. Un entretien fréquent était donc essentiel pour maintenir le diesel en bon état de marche. Cet inconvénient fut certainement l'une des raisons qui poussèrent Lancia à réaliser en 1935 une version essence de son camion, destiné à l'armée et désigné Lancia Ro BM (pour Benzina Militare), dont le numéro d'usine était 364.

Le Lancia Ro BM était propulsé par le moteur essence type 98 quatre cylindres à quatre temps développant 65 ch, encore doté de soupapes latérales alors que les soupapes en tête faisaient leur apparition sur les moteurs essence. Extérieurement, il se différenciait du Lancia Ro NM par l'absence de démarreur à inertie, le moteur étant lancé par une simple manivelle ou électriquement.

Vue de côté d'un Lancia Ro BM. Le dispositif de lancement est moins proéminent que sur le Ro NM. Vue frontale d'un Lancia Ro BM. On remarque la manivelle de lancement sous la calandre. Vue arrière d'un Lancia Ro BM bâché.

Le Lancia Ro resta au catalogue du constructeur jusqu'en 1939, au moment de son remplacement par le 3Ro. De 1933 à 1938, l’armée italienne acquit 3056 exemplaires diesel et 1701 essence du Lancia Ro, tandis que 429 autres furent vendus sur le marché civil.

Dérivés du Lancia Ro

De nombreuses versions spéciales furent produites pour l'armée sur le châssis du Lancia Ro : fourgon-atelier, camion-citerne, dépanneuse, transport de quadrupèdes… On recense quatre types de citernes montées sur Lancia Ro, dont une réservée à l'usage civil. L'arroseuse-laveuse (autoinnaffiatrice) produite par SAIV, entreprise de Vérone rachetée par Viberti, fut utilisée par l'armée italienne en Afrique du Nord, probablement pour transporter de l'eau. Les citernes cylindriques produites par SAIV-Viberti pouvaient transporter de l'eau ou du carburant selon que la trappe fermait le dôme hermétiquement ou non.

Arroseuse-laveuse produite par SAIV sur base de Lancia Ro MNS.
(crédits photos : Viberti)
Arroseuse-laveuse utilisée en Afrique du Nord, probablement pour transporter de l'eau.
Arroseuse-laveuse en service dans l'armée italienne après-guerre. Arroseuse-laveuse restaurée par l'usine Iveco de Bolzano. La citerne de l'arroseuse-laveuse adoptait un toit plat.
Camions-citernes Lancia Ro BM utilisés pour le transport de carburant en Albanie. Camion-citerne Lancia Ro abandonné en Afrique du Nord. Soldat allemand inspectant la carcasse d'un Lancia Ro BM citerne auquel est attelée une remorque, probablement produite par Viberti.
Sortie de route pour ce Lancia Ro BM citerne utilisé par la Wehrmacht en Afrique du Nord. Trappes fermant les dômes des citernes à carburant (en haut) et à eau produites par SAIV.

Plusieurs fourgons-ateliers furent produits sur le châssis du Lancia Ro. Le premier d'entre eux fut l'autofficina pesante mobile (fourgon-atelier lourd mobile) constitué de quatre véhicules : le premier transportait les machines-outils les plus lourdes (tour, perceuse à colonne, meuleuse) et les trois autres les outils à main, les pièces de rechange et les consommables. Le caisson de chaque fourgon était constitué d'une structure en bois montée sur la plate-forme et surmontée d'un toit arrondi. Les flancs du caisson étaient divisés en deux panneaux longitudinaux, s'ouvrant vers le haut pour le supérieur et vers le bas pour l'inférieur. Viberti proposa également des fourgons-ateliers légers de différents types selon le corps de métier.

L'autofficina pesante mobile proposée par Viberti comprenait quatre camions Lancia Ro. Autofficina leggera avec les panneaux latéraux ouverts. Deux générateurs électriques ont pris place à l'arrière de ce fourgon-atelier léger.

En 1938, Viberti présenta son nouveau fourgon-atelier, l'autofficina mod.38. Par rapport au précédent, il se distinguait par son aspect plus moderne, dû avant tout au rehaussement du toit de la cabine, qui se raccordait harmonieusement au toit arrondi du caisson. Les portières, montant désormais jusqu'au toit de la cabine, bénéficiaient de vitres coulissantes. Le pare-brise fut divisé en deux dans le sens de la hauteur, permettant d'ouvrir uniquement la partie supérieure des vitres.

Photo d'usine de l'autofficina mod.38.
(crédits photo : Viberti)
Autofficina mod.38 encore privée de ses machines-outils.
(crédits photo : Viberti)
Les machines-outils ont pris place dans le caisson de cette autofficina mod.38.
Autofficina mod.38 en service dans le Regio Esercito. Mécaniciens au travail dans leur autofficina mod.38. Mécaniciens posant devant leur autofficina mod.38.

En matière d'atelier, il existait enfin l'atelier de campagne lourd (officina mobile pesante) sur châssis de Lancia Ro. Il était composé de quatre véhicules, qui, contrairement aux fourgons-ateliers, ne différaient en rien des camions de base. Seuls les camions n°1 et 4 constituant l'atelier de campagne lourd se voyaient équipés d'un bras de grue OARE d'une capacité de 1000 kg sur l'arrière de la plate-forme.

L'ensemble des équipements constituant l'atelier de campagne lourd a été déchargé des quatre Lancia Ro que l'on aperçoit au second plan. Chargement d'un tour dans le camion n°1 à l'aide de la grue OARE du camion n°4.

Une version dépanneuse (carro soccorso) vit également le jour sur Lancia Ro. Le véhicule était équipé d'une grue à bras sur la plate-forme, au droit de l'essieu arrière. La grue était actionnée par des opérateurs grâce aux deux manivelles sortant des flancs de la plate-forme à la hauteur des garde-boue arrière.

Dépanneuse sur châssis de Lancia Ro MNS. Vue arrière du carro soccorso montrant l'une des deux manivelles actionnant la grue.
(crédits photo : SMRE)
Photo montrant le moyen d'accroche de la barre de remorquage sur les crocs avant.
(crédits photo : Viberti)

Pour le transport des quadrupèdes, le Lancia Ro était équipé de réhausses de ridelles sur les quatre côtés de la plate-forme et d'une rampe d'accès en deux parties, qui étaient accrochées contre les ridelles latérales durant le transport. Ainsi, n'importe quel Lancia Ro pouvait être affecté à cette tâche.

Mise en place de la réhausse sur la ridelle avant. La réhausse est en place sur la ridelle gauche, tandis que les demi-rampes sont encore en position de marche. La rampe d'accès est en place.
Les opérateurs installent les garde-corps le long de la rampe. Le Lancia Ro est prêt à recevoir les animaux. Lancia Ro MNS chargé de six chevaux.

Le Lancia Ro fut sélectionné pour le transport des canons de 75/26 mod.06. À cette fin, il était muni d'un treuil à l'avant de la plate-forme, actionné par des manivelles traversant les ridelles latérales, et de deux rampes métalliques. Des essais furent également réalisés pour charger un canon de 105/28 dans la plate-forme, à la seule force des bras. Bien que le Lancia Ro soit tout à fait capable de supporter les 2170 kg de la pièce en ordre de marche, la solution ne fut pas adoptée par l'armée à cause du temps de mise en batterie.

Lancia Ro MNP destiné au transport d'un canon de 75/27 mod.06. Remarquez la manivelle du treuil sortant à l'avant de la ridelle. Ridelle arrière rabattue, les deux rampes sont en place pour le chargement du canon. Essai de chargement d'une pièce de 75/27 mod.06 sur la plate-forme d'un Lancia Ro MNP.
Batteries de 75/27 mod.06 sur Lancia Ro défilant dans les environs de Tripoli au terme des grandes manoeuvres de mai 1938. Essai de chargement d'un canon de 105/28 sur la plate-forme d'un Lancia Ro. La flèche du canon de 105/28 dépassant de la plate-forme, la ridelle arrière devait rester abaissée.

Le Lancia Ro sous l'uniforme

Le Lancia Ro fut employé pour la première fois à l'occasion de la conquête de l'Éthiopie, en 1935-36. Les 228 exemplaires dénombrés sur ce théâtre en avril 1936 donnèrent pleine satisfaction à leurs utilisateurs. Ils empruntèrent des routes et des pistes par toutes les températures, et ne rencontrèrent pas de difficulté sur les itinéraires de montagne. Lors de la marche sur Addis Abeba rassemblant 1600 camions de toutes origines, les 136 Lancia Ro employés par le 318° autoreparto pour transporter le 60° rgt.ftr. arrivèrent les premiers dans la capitale éthiopienne le 5 mai 1936 après 16 jours de voyage. Après la conclusion de la campagne, 840 Lancia Ro supplémentaires gagnèrent l'AOI.

Alignement de Lancia Ro MNP en Afrique Orientale. Lancia Ro MNS série 1 du CTV en Espagne.
Lancia Ro BM du CTV, portant l'immatriculation BS-2383. Lancia Ro chargé d'embarcations du génie en Espagne.

Le Lancia Ro fut ensuite employé en Espagne, où l'on en dénombrait 461 exemplaires en date du 25 octobre 1936, avec une majorité de motorisation essence. Entre le 11 et le 24 mai 1938, 900 Lancia Ro prirent part aux grandes manœuvres en Libye, où le modèle fut jugé fiable, d’une conduite facile et nécessitant peu d’entretien. Durant la guerre, malgré l'arrivée du Lancia 3Ro, il fut utilisé sur presque tous les fronts, entre autre comme tracteur d’artillerie. Sur le front russe, les Lancia Ro du 54° autoraggruppamento furent surtout utilisés pour le transport de mulets et chevaux.

Lancia Ro MNS série 1 de la 218a sezione dans les environs du lac Majeur le 6 mai 1936.
(crédits photo : collection Aymeric Lopez)
Lancia Ro MNS série 1 contrôlé par la Milizia della Strada. Remarquez le blason aux couleurs d'Alfa Romeo peint sur le garde-boue avant gauche. Lancia Ro des troupes de défense chimique défilant à Vipiteno le 17 août 1937.
Colonne de Lancia Ro MNS.
(crédits photo : collection Aymeric Lopez)
Lancia Ro MNP transportant les colons italiens en Libye en 1938.
(crédits photo : Istituto Luce)
Regroupement de Lancia Ro dans une colonie africaine.
(crédits photo : collection Aymeric Lopez)
Lancia Ro MNP transportant des prisonniers anglais et australiens en Afrique du Nord.
(crédits photo : collection Aymeric Lopez)
Lancia Ro MNP surchargé de troupes en Afrique du Nord. Il porte un camouflage probablement constitué de serpentins verts sur fond jaune sable. Colonne de Lancia Ro en Ukraine.

Après-guerre, et jusqu'au début des années 1970, l'armée française utilisa un bon nombre de Lancia Ro dans le Sahara pour ravitailler les guarnisons stationnées au Tchad, après avoir substitué le moteur d'origine par un Deutz cinq cylindres ou un Bernard six cylindres.

Fiche technique
 Lancia RO NM (264)Lancia RO BM (364)Lancia RO conformità (264C)
Longueur 6410 mm 6390 mm Empattement court : 6290 mm
Empattement long : 7140 mm
Empattement 3650 mm 3650 mm Empattement court : 3650 mm
Empattement long : 4215 mm
Largeur 2200 mm 2200 mm 2300 mm
Voie avant / arrière 1810 / 1700 mm 1810 / 1700 mm 1810 / 1700 mm
Hauteur 2900 mm 2900 mm -
Garde au sol 275 mm 275 mm -
Poids à vide 5140 kg 5150 kg Empattement court : 5400 kg
Empattement long : 5500 kg
Équipage 3 3 3
Charge utile 5000 kg 5000 kg Empattement court : 6350 kg
Empattement long : 6400 g
Configuration d'essieux 4x2 4x2 4x2
Moteur Type 89 : 2 cylindres diesel de 3180 cm3, développant 64 ch à 1500 tr/min Type 98 : 4 cylindres essence de 5120 cm3, développant 65 ch à 1700 tr/min Type 89 : 2 cylindres diesel de 3180 cm3, développant 64 ch à 1500 tr/min
Vitesse maximale MNS : 31,5 km/h sur route
MNP : 35,5 km/h sur route
42 km/h sur route Rapport de pont 21/38 : 35 km/h
Rapport de pont 18/40 : 45 km/h
Autonomie 300 km sur route 235 km sur route 300 km sur route
Emport en carburant 95 L 95 L 95 L
Plans colorisés du châssis du Lancia Ro MNS.
(crédits : Ruggero Calò)
Lancia Ro MNP.
(crédits : Ruggero Calò)
Profil de citerne SAIV sur Lancia Ro.
Sources :
  • Gli Autoveicoli tattici e logistici del Regio Esercito Italiano fino al 1943, tomo secondo, Nicola Pignato & Filippo Cappellano, Stato Maggiore dell'Esercito, Ufficio Storico, 2005
  • Ruote in divisa, I veicoli militari italiani 1900-1987, Brizio Pignacca, Giorgio Nada Editore, 1989
  • Il grande libro dei camion italiani, Sergio Puttini & Giuseppe Thellung di Courtelary, Giorgio Nada Editore, 2010
  • Camion Lancia, Massimo Condolo, Fondazione Negri, 2001
  • Autocarro pesante militare Lancia RO, Claudio Pergher, Notiziario Modellistico 1/10, GMT, 2010
  • Autocarro pesante militare Lancia RO, Claudio Pergher, Notiziario Modellistico 2/10, GMT, 2010
  • Autocarri militari Lancia Ro MNS, MNP e Ro MB, Andrea Olivero, 4x4 Italia
Lu 20430 fois Dernière modification le samedi, 04 juin 2016 16:33
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