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samedi, 02 février 2013 18:16

Canon de 47/32

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Bersaglieri servant un canon de 47/32 mod.39 en Tunisie. Bersaglieri servant un canon de 47/32 mod.39 en Tunisie. USSME

Le canon de 47/32 fut la pièce d'artillerie antichar et d'accompagnement d'infanterie la plus répandue dans l'armée italienne pendant la seconde guerre mondiale. Si elle était bien adaptée dans ce rôle au début du conflit, l'évolution rapide des chars la rendit vite obsolète.

Un canon d'origine autrichienne

Le canon de 47/32 avait été conçu par la firme autrichienne Gebr. Böhler & Co A.G. de Vienne sous la désignation d'Infanterie-geschütze M.35. Il fut adopté par le Regio Esercito en 1935 pour remplacer le canon de 65/17 jugé trop lourd et encombrant pour les nécessités de l'infanterie. La pièce Böhler, quant à elle, accumulait les bons points : légère, petite, démontable donc facilement transportable sur les terrains difficiles, d'une grande précision dans le tir en pointage direct à plus de 1000 m, tout cela en faisait l'une des meilleures armes antichars de l'époque. Avec sa capacité de perforation de 40 mm, elle était alors capable de mettre hors de combat n'importe quel blindé.

Infanterie-geschütze M.35 Böhler testé en Italie.
(crédits photo : Archivio Breda)
Modèle Böhler du canon de 47/32 entièrement démonté.
(crédits photo : Archivio Breda)
Modèle Böhler en position de marche en mai 1935. Modèle Böhler en position de tir en mai 1935.

Une pièce Böhler fut achetée et testée en Italie en 1935. Elle se caractérisait par ses roues à rayons dotées de pneus, la présence de boucliers de protection pour les servants à mettre en place lorsque le canon était en batterie et un avant-train porte-munitions. La version adoptée par l'Esercito se distinguait entre autres par ses roues avec jantes en acier cerclées de bandages semi-pneumatiques. En 1939, une nouvelle version fut introduite : les modifications apportées concernaient la bouche à feu, dotée d'une chambre allongée et d'un système de fixation simplifié pour faciliter son remplacement, et les suspensions, renforcées, devant autoriser la traction mécanisée de la pièce. Sur les canons de 47/32 mod.39, les roues à jante acier furent progressivement substituées par celles en elektron (alliage de magnésium) cerclées d'un bandage semi-pneumatique Celerflex. À la veille de la guerre, le 43° rgt.art. de la Div.ftr. Sirte expérimenta un système pour tracter le canon derrière un tracteur chenillé OCI 708 CM, permettant de prendre des virages à 90° sans endommager l'ensemble. Malgré cet essai, et d'autres du même genre, la traction mécanisée du 47/32 mod.39 fut interdite par une circulaire de septembre 1942, l'expérience de la guerre ayant démontré les faiblesses de l'affût.

Canon de 47/32 en position de tir avec des boucliers indépendants pour la protection des servants, octobre 1937. Canon de 47/32 en position de tir avec des boucliers indépendants pour la protection des servants et un caisson porte-munitions, octobre 1937. Canon de 47/32 mod.35 en position de route en mai 1936.

Les divers prototypes présentés par Ansaldo en 1940 et 1941 pour accroître la mobilité de la pièce et la protection des servants furent tous rejetés par la DSSTAM. Une lettre de l'Ispettorato d'Artiglieria en date d'octobre 1941 mentionne la réalisation d'un bouclier en deux parties à fixer sur l'affût une fois le canon en batterie pour éviter d'endommager les suspensions durant le transport. Cependant, aucun bouclier ne fut adopté sur le terrain pour le canon de 47/32.

Modèle expérimental doté de ressorts à lames transversaux pour renforcer la suspension. Modèle expérimental proposé par Breda doté d'un bouclier.
Prototype Ansaldo d'août 1941 avec un affût entièrement nouveau protégé par un bouclier en deux éléments.

Le canon de 47/32 fut produit sous licence par de nombreux arsenaux et usines en Italie : Breda, qui en construisit 795 exemplaires dans les 11 premiers mois de 1941, Cogne-Sasib, l'AREP (400 canons et 500 bouches à feu entre 1940 et 1943), l'ARET (500 affûts), l'AREN (55 bouches à feu), CEMSA et l'usine Ansaldo de Pozzuoli (1302 pièces jusqu'en juin 1943). En avril 1940, 1015 pièces de 47/32 avaient été produites, tandis que 2802 exemplaires étaient en commande. Durant les premiers mois de 1942, la capacité de production mensuelle atteignit les 225 pièces, plus 140 canons destinés aux blindés produits par l'usine Ansaldo de Gênes. Au 31 décembre 1942, 1962 canons de 47/32 mod.39 étaient sortis des arsenaux et 636 étaient encore en commande. En plus de la production des firmes nationales, le Regio Esercito reçut 276 pièces Bölher autrichiennes et K.n.36 hollandaises fournies par les Allemands. Les canons de 47/32 hollandais se distinguaient des autres par la présence d'un frein de bouche, des munitions plus puissantes et un affût modifié par la firme Daf, doté de pneumatiques et d'un système de suspension par barres de torsion permettant la traction mécanisée. Le canon de 47/32 fut exporté en Chine, en Roumanie, en Finlande et en Espagne, qui en livra 44 exemplaires à la Yougoslavie en décembre 1940.

Alignement de canons de 47/32 mod.35 lors d'un passage en revue des autorités. Officiers d'infanterie posant devant un canon de 47/32 mod.35.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Canon K.n.36 de production hollandaise conservé au musée de l'artillerie de Turin.

Description technique

La bouche à feu monobloc à âme rayée présentait une chambre de forme prismatique. La culasse à vis était manoeuvrée par une poignée dont le mouvement de rotation était transformé en mouvement rectiligne par une bielle. Le canon disposait de trois sécurités : une manuelle qui bloquait le tire-feu, une automatique qui empêchait la percussion si la culasse n'était pas entièrement fermée et une empêchant le tir lorsque la bouche à feu n'était pas parfaitement reliée à la glissière.

Canon de 47/32 mod.35 conservé au musée de l'infanterie de Rome.
(crédits photo : Giorgio Brigà sur gbmodelli.blogspot.fr)
Canon de 47/32 mod.39 conservé au parc du souvenir à Bergame.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Bouche à feu mod.39.

L'affût se composait de la glissière solidaire de la bouche à feu, du berceau, de la flèche à deux bras et des roues. La glissière était légèrement inclinée par rapport à l'axe du berceau de manière à générer une composante de recul orientée vers le bas, ce qui renforçait la stabilité du canon lors du tir. Le berceau soutenant la glissière renfermait le frein de recul hydraulique et le récupérateur à ressort. Il accueillait également le secteur denté du pointage en hauteur. Le canon était muni d'un système de réglage du recul, permettant de réduire automatiquement la course de recul lorsque la hausse augmentait. La flèche double était constituée d'une partie fixe et de deux bras mobiles, démontables pour le transport. La partie fixe recevait les sièges du tireur et du pointeur ainsi que les ressorts à lame de l'essieu.

Canon de 47/32 mod.39 devant le musée des Alpini de Trente.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Détail de la culasse du canon de 47/32 mod.39 de Trente.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Volant de pointage en hauteur du 47/32 de Trente.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Bêches d'ancrage à l'extrémité de la flèche double.
(crédits photo : Aymeric Lopez)

Les roues de 550 mm de diamètre pouvaient avoir des jantes en acier à voile percé de 6 trous ou en elektron comme évoqué précédemment, mais aussi des jantes à voile plein, des jantes à rais cerclées de bandages semi-pneumatiques gravés de 600x86x20 ou encore des roues jumelées. Pour les déplacements sur les terrains meubles, une roue à bande de roulement élargie fut testée. Pour passer de la position de route à la position de tir, les roues devaient obligatoirement être démontées.

Roue à jante à voile percé de 6 trous.
(crédits photo : Giorgio Brigà sur gbmodelli.blogspot.fr)
Roue à rais cerclée d'un bandage semi-pneumatique.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Canon de 47/32 doté de roues à bande de roulement élargie.

Pour le transport, le canon de 47/32 pouvait être chargé sur une plate-forme de camion, attelé à un mulet, tracté à la force des bras ou bien décomposé en quatre fardeaux portés par autant de mulets :

  • un pour la bouche à feu pesant 78 kg ;
  • un pour le berceau et la glissière pesant 77 kg ;
  • un pour la tête d'affût pesant 68 kg ;
  • un pour les parties mobiles de la flèche, les roues et les sièges pesant 25 kg.
Bersaglieri chargeant un canon de 47/32 sur la plate-forme d'un camion. Canon de 47/32 attelé à un mulet en décembre 1937. Canon de 47/32 tiré par ses servants.

Deux autres mulets portaient les accessoires et les munitions mises en oeuvre par le 47/32, qui pouvaient être les suivantes :

  • l'obus de 47 mod.35 pesant 2,4 kg avec fusée à percussion mod.35 ou 39 ;
  • l'obus perforant de 47 mod.35 ;
  • l'obus perforant de 47 mod.39 ;
  • l'obus antichar EP de 1,2 kg avec fusée mod.41 ;
  • l'obus antichar EPS avec fusée IEPM ;
  • l'obus perforant traçant mod.35 inerte ;
  • l'obus perforant traçant mod.39 inerte.
Servant introduisant un obus par la culasse tandis qu'un autre a la main sur le tire-feu.
(crédits photo : USSME)
Servant introduisant un obus dans la chambre tandis qu'un autre saisit le tire-feu de sa main gauche et la poignée de commande de la culasse de sa main droite.

Le 47/32 en action

Le baptême du feu des canons de 47/32 italiens eut lieu durant la guerre civile d'Espagne, où 30 pièces furent envoyées pour évaluation après janvier 1938. Cette première expérience fut évaluée par le commandant de la division Littorio, qui rendit compte des avantages et inconvénients de l'arme. La précision du tir se révéla excellente, ce qui rendait la pièce particulièrement adaptée à l'accompagnement de l'infanterie contre des cibles de dimensions modestes. Par contre, les opérations de mise en batterie ou de démontage de la pièce prenaient trop de temps, ce qui réduisait son efficacité dans l'action antichar. Si l'absence de bouclier de protection exposait les servants aux tirs ennemis, elle permettait néanmoins de camoufler facilement le canon. Le tir avec les munitions ordinaires se révéla peu efficace à cause de la faible vitesse initiale induisant une trajectoire courbe et d'une durée excessive. De plus, un fort pourcentage de ces munitions n'explosait pas, surtout sur un terrain meuble.

Canon de 47/32 participant aux grandes manoeuvres de Sicile en 1937.
(crédits photo : USSME)
Canons de 47/32 devant la tribune d'honneur de la divison Sassari.

En 1939, l'artillerie de la GaF disposait de 347 pièces de 47/32 rien qu'en Libye, dont 198 déployées sur la frontière tunisienne. Fin octobre 1939, 773 pièces étaient disponibles au total, avec une dotation de 330 000 coups. Un an plus tard, on en dénombrait 1318 avec 1 550 000 obus. En juin 1940, les organigrammes du Regio Esercito prévoyaient de doter chaque régiment d'infanterie d'une compagnie sur 8 canons de 47/32, et chaque division d'infanterie d'une compagnie de canons antichars, sur 8 pièces également. La même année, une seconde compagnies de 47/32, sur 4 pelotons de 2 canons chacun, fut assignée aux régiments de bersaglieri incorporés dans les divisions blindées.

En 1941, l'Esercito commença à constituer des bataillons antichars autonomes, assignés aux corps d'armée ou aux divisions. Quatre de ces bataillons (du 101° au 104° btg.cc.) furent équipés de pièces d'origine hollandaise, et trois autres avec du matériel de la GaF, sur 24 canons chacun. Entre 1941 et 1942, les bataillons d'infanterie et de bersaglieri des divisions motorisées et blindées, ainsi que de certaines divisions d'infanterie, furent renforcés par un, deux ou trois pelotons sur 4 canons de 47/32. Les 47/32 faisaient également partie des bataillons d'accompagnement et antichars divisionnaires ou régimentaires pour les divisions motorisées, blindées et de la batterie antichar du régiment d'artillerie pour division motorisée de type AS (pour Africa Settantrionale).

Le canon de 47/32 fut la pièce de plus gros calibre assignée aux divisions parachutistes. Chacun des trois régiments d'infanterie parachutiste des divisions Nembo et Folgore avait en dotation une compagnie sur 6 pièces, et le régiment d'artillerie de ces divisions était composé de 3 groupes sur 2 batteries chacun. La légèreté de l'arme, qui pouvait être parachutée, la rendait idéale pour équiper ce type d'unités. La divisione aviotraspotabile Spezia en comptait 48 exemplaires, répartis entre le bataillon antichar divisionnaire et le peloton sur 4 pièces assigné à chaque bataillon d'infanterie de la division.

Canon de 47/32 examiné par un officier allemand après son parachutage. Canon de 47/32 du 185° rgt.art.par. de la division Folgore retranché sur le front d'El Alamein.

Le canon de 47/32 opéra sur tous les fronts en dehors de l'AOI, et resta pendant toute la guerre la pièce la plus répandue au sein des unités d'infanterie, même s'il ne substitua pas entièrement le canon de 65/17. Entre le 10 juin 1940 et le 13 mai 1943, 2322 exemplaires furent envoyés en Afrique du Nord, contre 322 dans les Balkans et 41 dans les îles de la mer Égée. En Afrique du Nord, le 47/32 fut souvent monté sur une plate-forme orientable et installé à bord de camions, comme le Lancia 3Ro. À partir de 1942, ils furent également installés sur des AS37 modifiés et les camionnettes sahariennes AS42, puis sur l'AS43 en métropole. Ces réalisations, le plus souvent artisanales, donnèrent de bons autocannoni tous terrains, particulièrement adaptés pour les patrouilles à grand rayon d'action et la chasse aux automitrailleuses ennemies grâce à leur grande autonomie et leur silhouette basse.

Mussolini passant en revue les troupes du CSIR en partance pour le front de l'Est. Au premier plan, canons de 47/32 mod.35. Alpini à l'entraînement avec un canon de 47/32. Canons de 47/32 mod.39 encadrant l'autel lors de la cérémonie religieuse de formation du 235° rgt.ftr Piceno à Chieti le 1er janvier 1942.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Canon de 47/32 en action en Afrique du Nord en 1942.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Rare cliché d'un canon de 47/32 arborant un schéma de camouflage en Afrique du Nord au printemps 1942. On reconnaît un Fiat 666 en arrière plan.
(crédits photo : USSME)
Canon de 47/32 dans une position retranchée masquée par un filet de camouflage en Afrique du Nord.
Bersaglieri servant un canon de 47/32 en Afrique du Nord en 1942.
(crédits photo : P.P. Battistelli)
Position retranchée abritant un canon de 47/32 sur le front tunisien. Canon de 47/32 en position sur le front tunisien.

Le canon de 47/32 arma également des unités de la MVSN, de l'artillerie coloniale, du génie, le régiment San Marco de la Regia Marina, le régiment Giovani Fascisti et la 1ère légion croate. Durant l'hiver 1942-43, le 132° rgt.art.cc. doté de 72 pièces de 47/32 combattit en Tunisie, bien qu'à cette époque elles soient largement dépassées pour la lutte antichar.

Canon de 47/32 de l'artiglieria libica en position retranchée.
(crédits photo : USSME)
Pièces du gr.btg. volontari Giovani Fascisti en Libye en mars 1942.
(crédits photo : USSME)
Canon de 47/32 mod.39 de position employé pour la défense des côtes.

Le 47/32 après l'armistice

Après le 8 septembre 1943, le 47/32 resta en service aussi bien au Nord qu'au Sud. Au jour de l'armistice, 191exemplaires étaient déployés en Sardaigne, plus 39 en magasin. Le rgpt.mot. des forces cobelligérantes disposait de 40 exemplaires du 47/32, et le 185° btg.par. de la Nembo en avait 4 en dotation en 1944. Les partisans de Tito en reçurent également 180 pièces.

Les Allemands rebaptisèrent la pièce 4.7 cm PaK-177 (i). De nombreuses unités des forces armées de la RSI utilisèrent le canon de 47/32, même s'il semblerait que les divisions Italia, Littorio, San Marco et Monterosa n'en aient pas été équipées. En revanche, chaque compagnie du rgt.alp. Tagliamento en comptait au moins un, et la compagnie de commandement régimentaire Montenero en avait 6 en dotation. Le I btg.bers. Volontari Difesa Costiera employa des 47/32 de position dans les environs de Gênes, et chaque compagnie du II btg.bers. Volontari Difesa Costiera possédait un 47/32. Le V btg.bers. Volontari Difesa Costiera en reçut pour remplacer une section de canons antichars français de 25 mm. Le rgpt. Cacciatori degli Appennini disposait lui aussi de pièces de 47/32, et il est probable que le RAP en ait eut également. Certaines unités italiennes de SS se servirent du 47/32, tout comme certains bataillons de la division d'infanterie de marine Xa Mas. Enfin, pour terminer cette liste qui n'a pas la prétention d'être exhaustive, la Ia Brigata Nera Ather Capelli possédait un unique canon de 47/32.

À la fin des années 1940, le 47/32 était encore en ligne dans l'Esercito Italiano, et certains exemplaires furent utilisés durant la guerre israélo-arabe de 1948.

Fiche technique
  
Longueur de la bouche à feu 1680 mm
Longueur totale en batterie 3356 mm
Voie 1020 mm
Poids de la bouche à feu 79 kg
Poids de la pièce en batterie 277 kg
Équipe de pièce 1 chef de pièce et 5 canonniers
Pointage en hauteur : -10° à +56°
en direction : 60°
Cadence de tir maximale : 28 coups/min
pratique : 7-8 coups/min
Vitesse initiale du projectile 630 m/s
Portée maximale 7000 m
Pouvoir de pénétration 40 mm à 650 m sous une incidence de 30°
Canon de 47/32 mod.35 en position de marche. Canon de 47/32 mod.39 en position de route.
Sources :
  • Le artiglierie del Regio Esercito nella Seconda Guerra Mondiale, Filippo Cappellano, Storia Militare, 1998
  • Le artiglierie del Regio Esercito nella Seconda Guerra Mondiale, Enrico Finazzer, Italia Storica, 2012
  • Alle origini della Breda Meccanica Bresciana, A. Curami, P. Ferrari & A. Rastelli, Fondazione Negri, 2009
  • Le armi della fanteria italiana (1919-1945), Nicola Pignato & Filippo Cappellano, Storia Militare, 2008
  • 1937, Le Grandi Manovre in Sicilia dell'Anno XV, Attilio Albergoni, Scienze e Lettere, 2010
  • Il reggimento "Giovani Fascisti" nella campagna dell'Africa Settentrionale 1940-1943, Antonio Cioci, Ermanno Albertelli Editore, 1998
  • Soldati d'Africa, Storia del colonialismo italiano e delle uniformi per le truppe d'Africa del Regio Esercito Italiano, Volume quinto 1940-1943, Renzo Catellani & Gian Carlo Stella, Ermanno Albertelli Editore, 2012
  • L'Esercito Italiano nel 1943, Parte 1a, Filippo Cappellano, Storia Militare, 2012
  • L'Esercito Italiano nel 1943, Parte 2a, Filippo Cappellano, Storia Militare, 2013
  • Le forze armate della RSI 1943-45, Carlo Cucut, GMT, 2005
Pour reproduire cette pièce d'artillerie :
FabricantÉchelleRéférence et désignationGalerie
Milicast 1/76 I03 Cannone 47/32 -
Mirliton 1/72 IIGM056 Anti tank cannon 47/32 -
Waterloo 1815 1/72 AP004 Folgore Division light artillery 1942 -
AP Models 1/72 CN03 CC 47/32 "Elefantino" ITALIA II G. M. -
GB Modelli 1/72 72009 Cannone da 47/32 -
Italeri 1/35 6490 Cannone da 47/32 Mod.39 with crw -
CRI.EL Model 1/35 R067 47/32 cannon mod.35 -
Model Victoria 1/35 4026 Folgore with 47/32 AT Gun -
New Model System 1/35 07 Cannone 47/32 Regio Esercito -
Lu 13716 fois Dernière modification le dimanche, 18 octobre 2015 09:49

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