Dernières mises à jour

  • SPA CL 39
    Publié le dimanche, 02 avril 2017 19:10
  • Dornier X
    Publié le jeudi, 23 mars 2017 19:27
  • Classe Mameli
    Publié le mercredi, 08 mars 2017 19:57
  • Pavesi P4
    Publié le samedi, 25 février 2017 10:22
  • TL 31
    Publié le samedi, 07 janvier 2017 12:18

Se connecter

Regio Esercito»Matériels»Artillerie»Artillerie antiaérienne»Canon mitrailleur Breda de 20/65 mod.35
dimanche, 20 octobre 2013 20:47

Canon mitrailleur Breda de 20/65 mod.35

Ecrit par 
Entraînement au tir sur un canon mitrailleur Breda de 20/65. Entraînement au tir sur un canon mitrailleur Breda de 20/65.

Première arme de calibre 20 mm à être adoptée par le Regio Esercito, le canon mitrailleur Breda mod.35 fut utilisé en grand nombre pendant toute la guerre tant par l'armée de terre que par la milice et la marine.

Développement et versions

En octobre 1931, le Regio Esercito émit une spécification pour un canon mitrailleur de calibre compris entre 20 et 25 mm, capable de faire face à la menace des avions d'attaque au sol volant à basse altitude mais également doté d'une capacité antichar. L'arme devait pouvoir tirer au coups par coups ou en rafale. Les essais menés sur le canon mitrailleur suisse de 20 mm produit par la Waffen Fabrik Solothurn et sur celui proposé par Oerlikon se révélèrent assez concluants, mais leurs problèmes de stabilité les écarta de la compétition. En 1932, Breda proposa son propre modèle d'arme de 20 mm. Après une longue série de tests comparatifs avec des canons Scotti, Madsen et Lübbe, l'arme Breda fut adoptée officiellement en 1935 comme cannone-mitragliera da 20/65.

Prototype du canon mitrailleur Breda mod.35 avec des roues en bois. Il est précédé par un avant-train porte-munitions dans la configuration de traction animale.
(crédits photo : Archivio Breda)
Prototype du canon Breda mod.35 attelé à un mulet en 1935.
(crédits photo : Archivio Breda)
Canon Breda mod.35 avec jantes en tôle et avant-train tracté par une Fiat 508 Balilla en décembre 1935.
(crédits photo : Archivio Breda)
Prototype du Breda mod.35 en position de tir, équipé d'un viseur.
(crédits photo : Archivio Breda)
Exemplaire de présérie du Breda mod.35 muni d'un frein de bouche.
(crédits photo : Archivio Breda)
Breda mod.35 en position de tir. Remarquez les roues en tôle à voile ajouré.

En 1938, quelques modifications furent apportées au canon et répercutées sur les armes déjà livrées. Les difficultés de pointage dues aux vibrations transmises à l'affût furent ainsi résolues par l'adoption d'un appareil optique à réflexion à pointage direct produit par San Giorgio.

Breda mod.35 équipé d'un viseur San Giorgio en mai 1936.
(crédits photo : Archivio Breda)
Présentation du Breda mod.35 à une délégation allemande emmenée par le général Von Blomberg en 1938. Breda mod.35 équipé de roues en elektron cerclées de bandages semi-pneumatiques en septembre 1940.
(crédits photo : Archivio Breda)

En 1933, la défense aérienne territoriale reposait uniquement sur les mitrailleuses Saint-Étienne de 8 mm. La DICAT commença donc à étudier la possibilité de développer une nouvelle arme antiaérienne de calibre supérieure. Le choix se porta sur le canon mitrailleur Breda mod.35, mais le développement d'un affût de position pour les besoins de la milice demanda beaucoup de temps. Ce n'est qu'en 1939 que l'affût à pointage libre fut adopté par la DICAT. Un autre modèle destiné à la DICAT, se différenciant principalement de son prédécesseur par la présence d'un siège pour le tireur, fut homologué en 1940.

Première étude d'affût de position pour la DICAT en février 1935.
(crédits photo : Archivio Breda)
Affût de position mod.39 pour la DICAT.
(crédits photo : Archivio Breda)
Affût de position mod.40 pour la DICAT.
(crédits photo : AUSSME)

En 1936, le STAM étudia un nouvel affût pour le canon Breda de 20/65 afin d'en équiper les unités de cavalerie et les truppe celeri dans un rôle antichar. Dans sa première version, l'affût rappelait celui à flèche double du canon de 47/32 adopté par l'infanterie. Il fut modifié à deux reprises, la dernière version permettant une mise en batterie plus rapide puisqu'il n'était pas nécessaire de retirer les roues pour passer de la position de route à la position de tir. Cependant, la faible efficacité dont fit preuve le canon de 20/65 contre les chars républicains en Espagne mit un terme au développement de l'affût antichar.

Premier modèle du Breda mod.35 destiné à la lutte antichar, dont l'affût est très proche de celui du canon de 47/32. La photo date de février 1937.
(crédits photo : Archivio Breda)
Deuxième modèle d'affût antichar photographié en juin 1938.
(crédits photo : Archivio Breda)
Dernier modèle d'affût antichar datant de juin 1939.
(crédits photo : Archivio Breda)

Toujours en 1936 fut développé une version du canon destinée à être installée sur des véhicules blindés. Durant la guerre, le canon de 20/65 fut monté dans les tourelles des chars légers L6/40 et des automitrailleuses AB 40, 41 et 43.

Comparaison entre le canon monté sur véhicules blindés (en haut) et le canon de campagne.
(crédits photo : Archivio Breda)

L'adoption par la Marine

La Regia Marina adopta aussi le canon mitrailleur Breda de 20/65 pour remplacer ses mitrailleuses Breda mod.31 de 13,2 mm dont la portée et le puissance de feu étaient désormais jugées insuffisantes. Le Breda mod.35 fut monté sur tous types de bâtiments de surface, en affûts simples et doubles. L'affût double le plus utilisé était celui préstabilisé à berceau rotatif, sur lequel les armes étaient légèrement décalées. Ce type d'affût pesait 2330 kg. La plupart du temps, le volumineux carénage entourant les armes et servant au refroidissement à l'eau fut éliminé en service.

Premier prototype d'affût double préstabilisé à berceau rotatif pour la Regia Marina datant de 1937.
(crédits photo : Archivio Breda)
Affût double préstabilisé avec un capotage pour le refroidissement à l'eau.
(crédits photo : Archivio Breda)
Affût double présenté en septembre 1940.
(crédits photo : Archivio Breda)
Affût double préstabilisé sur le torpilleur Sirio en décembre 1941. Le carénage pour le refroidissement à l'eau est encore présent.
(crédits photo : G. Sandrelli)
Affût double préstabilisé à bord de l'Andrea Doria à l'été 1942. Le capotage des armes a été retiré. Affût double préstabilisé à bord de l'Aosta. Notez les armatures métallique servant à limiter le champs de battage des armes.

Les affûts simples embarqués furent de deux types : l'un à pointage limité développé en 1939, l'autre à pointage libre de 1940, appelé aussi type MAS et similaire au DICAT mod.40, d'un poids de 312,5 kg. Si le premier ne connut qu'une faible diffusion, le second fut largement utilisé sur les unités mineures.

Affût simple à pointage limité utilisé pour la défense antiaérienne d'une batterie côtière en Sicile. Affût simple à pointage libre dit type MAS, identique au DICAT mod.40
(crédits photo : Archivio Breda)
Affût simple à pointage libre monté sur une Motosilurante de prise yougoslave.
(crédits photo : Erminio Bagnasco)

Un affût à effacement étudié en 1941 pour être installé à bord des submersibles resta à l'état de prototype, bien que deux versions fussent proposées.

Affût à effacement proposé en avril 1941 pour les submersibles de la Regia Marina.
(crédits photo : Archivio Breda)
Second modèle de l'affût à effacement pour submersible resté à l'état de prototype.
(crédits photo : Archivio Breda)

Production

Le canon mitrailleur Breda de 20/65 était produit par les deux arsenaux Breda de Rome et de Brescia ainsi que par la manufacture d'armes de Terni. En octobre 1939, on dénombrait 786 Breda mod.35, et 1200 en avril 1940, dont 88 sur affût mod.39 affectés à la MACA. Durant les 11 premiers mois de l'année 1941, 1640 exemplaires furent construits. La production mensuelle atteignit les 160 pièces en novembre 1941.En septembre 1942, le Regio Esercito disposait de 2442 Breda 20/65 mod.35, en plus des 326 affûts mod.39 et 40 en service dans la MACA et les 169 pièces acquises par les industriels pour défendre les usines.

Description technique

Le canon mitrailleur Breda mod.35 était une arme de calibre 20 mm à répétition automatique et emprunt de gaz, refroidie par air. Le canon était muni à son extrémité d'un manchon cache-flamme vissé, et équipé au centre de la frette des gaz sertie au niveau du trou d'évent qui le reliait au cylindre contenant le ressort récupérateur. Le canon avait une durée de vie comprise entre 7000 et 8000 coups. À l'arrière, le canon était vissé dans la carcasse qui renfermait l'ensemble mobile sur lequel se trouvait la culasse. Cette dernière était percée pour laisser passer le percuteur. Les organes de visée comprenaient un guidon monté sur embase et une hausse à oeilleton située au-dessus de la chambre.

Canon mitrailleur Breda mod.35 conservé au musée des Alpini de Trente.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Breda mod.35 démonté.
(crédits photo : Archivio Breda)
Coupe longitudinale et détails de l'ensemble mobile et de l'alimentation.
(crédits : Archivio Breda)
Manchon cache-flamme vissé à l'extrémité du canon.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Carcasse et poignée.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Secteur denté du berceau.
(crédits photo : Aymeric Lopez)

L'alimentation se faisait par bandes rigides de 12 cartouches (8 pour les armes installées dans les véhicules blindés). Comme sur la mitrailleuse Breda mod.37, les étuis des projectiles tirés étaient récupérés dans la bande d'alimentation. Les munitions mises en oeuvre étaient les suivantes :

  • la cartouche explosive traçante antiaérienne mod.35 ;
  • la cartouche explosive traçante antichar mod.35.

L'affût de campagne mod.35 était composé d'une plate-forme circulaire sur laquelle se rapportaient les trois bras de la flèche, le siège du tireur, le bras du dispositif de visée, le volant de pointage en hauteur et les roues à suspension élastique pour la traction. Trois types de roues pouvaient être montées : une jante à voile en tôle percé de 6 trous avec pneu ou bandage semi-pneumatique, une jante à rais avec bandage semi-penumatique et une jante en elektron compatible de celle du canon de 47/32.

Siège du tireur et volant de pointage en hauteur au premier plan.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Détail du siège du tireur.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Roue en elektron avec bandage semi-pneumatique.
(crédits photo : Aymeric Lopez)

Le Breda mod.35 à l'épreuve du feu

Le Breda de 20/65 connut son baptême du feu en Espagne, où 138 pièces furent envoyées lors de la guerre civile. Certaines furent montées sur des plateaux de Fiat 618 ou Ceirano 50 pour la défense des colonnes motorisées contre les attaques aériennes. Les Nationalistes en réquisitionnèrent une trentaine d'exemplaire pour monter dans la tourelle des PzKpfw I à la place des mitrailleuses jumelées de 7,92 mm : le résultat fut baptisé Negrillo. Un exemplaire de L 3/35 fut également armé du canon Breda à titre expérimental.

Breda de 20/65 du CTV en batterie en Espagne. Breda de 20/65 du CTV protégeant une colonne motorisée pendant l'hiver 1937. Breda de 20/65 sur le port de Palma de Majorque.
(crédits photo : collection Aymeric Lopez)

Au moment de l'entrée en guerre de l'Italie, chaque régiment d'artillerie des divisions d'infanterie et autotrasportabili disposait d'une batterie antiaérienne sur 8 pièces de 20/65. Les divisions blindées, motorisées, celeri, libyennes, CC.NN et les groupements d'artillerie de corps d'armée disposaient quant à eux de deux batteries sur Breda mod.35. Les divisions alpines en étaient en revanche dépourvues. En général, les pièces étaient chargées à bord de véhicules pour assurer la défense antiaérienne des colonnes en marche et accélérer les temps d'intervention. De nombreux camions et camionnettes de construction italienne ou de prise de guerre furent ainsi transformés en pièces d'artillerie antiaérienne automotrice. Ces aménagements ad hoc, réalisés par les ateliers de campagne, étaient très fréquents en Afrique du Nord. Des canons de 20/65 furent également montés à bord de wagons pour la protection des convois ferroviaires.

Entraînement au tir sur un canon Breda de 20/65. Servants tractant une pièce de 20/65. Breda de 20/65 en protection d'un convoi ferroviaire en Sicile.
   
  Pièce du 27° rgt.art en 1936-37.
(crédits photo : collection Aymeric Lopez)
 

Au cours du conflit, la diffusion du Breda de 20/65 fut élargie à certains régiments d'infanterie et de cavalerie. Les divisions motorisées type AS Piave et Pistoia disposaient par exemple d'une compagnie de 20/65 dans leur bataillon d'accompagnement divisionnaire et dans leurs régiments d'infanterie. Le gr. du rgt.cav. Lancieri di Montebello reçut pour sa part un squadrone contraerei de 20 mm sur 6 pelotons. Les régiments d'infanterie appartenant aux divisions de type 43 comptaient également des compagnies antiaériennes dotées de Breda 20/65. La division aérotransportée Spezia fut équipée de Breda 20/65, tout comme les commandements de division d'infanterie type AS42, les groupes de 105/28 des régiments d'artillerie des divisions blindées ou encore les régiments d'artillerie des divisions alpines. Plusieurs unités de la GaF reçurent aussi des Breda 20/65 pour la défense des fortifications les plus importantes, comme le fort Chaberton. Les Alliés réutilisèrent tous les canons mitrailleurs Breda capturés, et en montèrent même sur des camionnettes du LRDG.

Breda de 20/65 positionné en défense d'installations portuaires.
(crédits photo : collection Aymeric Lopez)
Canon de 20/65 sur affût DICAT mod.39 défendant le secteur de Trigoso, à Sestri Levante.
(crédits photo : trigoso.it)
Entraînement sur un Breda de 20/65 en Albanie en juillet 1940.
(crédits photo : Istituto Luce)
Canon de 20/65 en batterie en Albanie. Pièce en batterie dans le secteur d'Ostravicë, en Albanie. Servants de la MVSN déplaçant leur canon de 20/65 à la force des bras en Afrique du Nord.
Mussolini passant en revue une unité équipée de Breda de 20/65 en Afrique du Nord. Pièce de la MVSN en batterie en Cyrénaïque. Bersaglieri retranchés avec leur pièce de 20/65 en Afrique du Nord.
Breda de 20/65 en batterie en URSS en octobre 1941. Canon de 20/65 prêt à ouvrir le feu à proximité d'une voie ferrée dans la région du Donbass.
(crédits photo : waralbum.ru)
Pièce de 20/65 défendant un pont flottant du génie en URSS.

Après le 8 septembre 1943, le rgpt.mot. du Regio Esercito, combattant aux côtés des Alliés, utilisa le Breda de 20/65 comme unique arme antiaérienne. Suite à la libération de la Corse, 73 exemplaires de cette arme furent cédés aux Forces Françaises Libres. Les Anglais réquisitionnèrent 210 pièces de 20/65 dans le Sud de l'Italie pour les envoyer en Yougoslavie aux partisans de Tito.

La production continua au Nord pour le compte des Allemands et de la RSI. Entre 1943 et 1944, pas moins de 2600 mitrailleuses de 20 mm Scotti/Isotta Fraschini et Breda 2 cm FlaK-282(i) furent produites. À elle seule, la Luftwaffe alignait 469 Breda de 20/65 en janvier 1945.

Conclusion

Le canon mitrailleur Breda de 20/65 se révéla être une arme fiable et facile d'utilisation. Cependant, son utilité antiaérienne devint rapidement discutable, surtout contre les chasseurs-bombardiers et les bombardiers alliés rencontrés à partir de 1942, dont le blindage résistait aux munitions antiaériennes de 20 mm mod.35 au-delà de 1500 mètres d'altitude. En revanche, elle fut utilisée avec succès contre les automitrailleuses et les Universal Carrier britanniques, jusqu'à une distance de 600 mètres.

Le Breda mod.35 resta en service dans l'armée italienne après la guerre, et participa au conflit israélo-arabe de 1948.

Fiche technique
Longueur de la bouche à feu 1300 mm
Longueur totale en batterie 2031 mm
Voie 1030 mm
Poids de la bouche à feu 69,3 kg
Poids de la pièce en batterie 307,7 kg
Équipe de pièce 1 chef de pièce et 4 canonniers
Pointage en hauteur : -10° à +80°
en direction : 360°
Cadence de tir maximale : 240 coups/min
pratique : 200-220 coups/min
Vitesse initiale du projectile 830 m/s
Portée maximale 5500 m
Plafond maximal 2400 m
Pouvoir de pénétration 30 mm à 500 m sous une incidence de 0°
Profil de Breda de 20/65 mod.35 en batterie. Profil et vue de dessus d'un affût DICAT mod.40. Breda de 20/65 mod.35 en position de marche.
Sources :
  • Le artiglierie del Regio Esercito nella Seconda Guerra Mondiale, Filippo Cappellano, Storia Militare, 1998
  • Alle origini della Breda Meccanica Bresciana, A. Curami, P. Ferrari & A. Rastelli, Fondazione Negri, 2009
  • Le armi della fanteria italiana nella seconda guerra mondiale, Nicola Pignato, Albertelli, 1978
  • Le armi della fanteria italiana (1919-1945), Nicola Pignato & Filippo Cappellano, Storia Militare, 2008
  • Le armi delle navi italiane nella seconda guerra mondiale, Erminio Bagansco, Ermanno Albertelli Editore, 2007
  • Atlas ilustrado de armas y uniformes de la guerra civil española, Lucas Molina Franco & José María Manrique García, Susaeta, 2009
  • page sur le canon mitrailleur Breda mod.35 du site du CMPR
Pour reproduire cette pièce d'artillerie :
FabricantÉchelleRéférence et désignationGalerie
GB Modelli 1/72 72005 Mitragliera Breda da 20/65 -
Mirliton 1/72 IIGM071 Antiaircraft gun Breda 20/65 -
Mirliton 1/72 IIGM072 Artillerymen for gun Breda 20/65 -
CRI.EL Model 1/35 R054 Breda 20 mm (on wheels or platform) -
Historica Production 1/35 2001 Mitragliera Breda mod.35 20 mm -
Historica Production 1/35 2002 Mitragliera Breda mod.39 20 mm DICAT -
Italeri 1/35 6464 Horse drawn Breda 20/65 mod.35 -
Mirror models 1/35 MRR35300 Italian 20mm Breda Gun Mod.39 -

Réagissez à cet article
Pas de commentaire

Lu 11377 fois Dernière modification le dimanche, 18 octobre 2015 09:49

Sujets associés

Media

More in this category: Canon de 75/46 »