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vendredi, 07 novembre 2014 19:07

Canon de 75/27 mod.11

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Canons de 75/27 mod.11 tractés par des TL37 dans les rues de Mostar au printemps 1941. Canons de 75/27 mod.11 tractés par des TL37 dans les rues de Mostar au printemps 1941. Archivio Centrale dello Stato

Bien que développé par Joseph-Albert Deport, le canon de 75/27 mod.11 n'était pas une reconduction du modèle 1897 de l'armée française, mais une pièce bien plus moderne qui servit dans l'armée italienne jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale.

Un canon de campagne de conception française

Seulement cinq ans après son adoption, le canon Krupp de 75 mm révéla une mobilité et un secteur de tir horizontal trop faibles lors des essais en Tripolitaine. De plus, le retard dans les livraisons accumulé par les arsenaux incita l'état major à reconsidérer la question de l'artillerie de campagne hippomobile. Ainsi, en 1911, après de longs essais comparatifs sur les récentes pièces Schneider, Krupp et Deport d'origine allemande et française, l'Esercito décida d'adopter le canon de 75 mm inventé par le lieutenant-colonel Joseph-Albert Deport, caractérisé par son affût à double flèche (une première mondiale) et un double système de recul. Le Deport retenu par l'armée italienne n'avait rien en commun avec le modèle 1897 de l'armée française, mis à part son concepteur, retiré de l'armée en 1894 et passé à la Compagnie des forges de Châtillon-Commentry. Par rapport au canon de Krupp 75/27 mod.06, le Deport italien avait une hausse 4 fois supérieure et une course près de 10 fois plus importante.

La production du canon Deport en Italie fut confiée en mars 1912 à un consortium de 27 firmes, présidé par Vickers Terni à La Spezia et la Società Acciaierie de Terni. Le modèle Deport, dénommé cannone da 75/27 mod.11, devait remplacer les derniers canons de 75A encore en service auprès des régiments d'artillerie de campagne en 1913. Mais quelques retards reportèrent la livraison des premières pièces commandées à la veille de la Grande Guerre. De 1914 à 1919, Vickers Terni produisit 1865 exemplaires du canon de 75/27 mod.11.

Le prototype français du canon de 75/27 mod.11 Deport. Sur le modèle italien, le bouclier sera redessiné. Essais d'évaluation du prototype du canon de 75/27 mod.11.
Visite d'une délégation sur la chaîne de montage des canons de 75/27 mod.11 à l'usine Vickers Terni. Canons de 75/27 mod.11 prêts à être livrés à l'usine Vickers Terni de La Spezia.

Le 75/27 mod.11 à l'épreuve de la Grande Guerre

En 1915, le Regio Esercito comptait dans ses rangs 125 batteries de 75/27 mod.11, représentant 500 bouches de feu, assignées aux régiments d'artillerie divisionnaire et de corps d'armée, en plus des pièces disponibles dans les dépôts et celles dédiées à l'instruction. Le canon de 75/27 mod.11 était alors supérieur aux pièces de 8 cm mod.05 et 05/08 en service dans l'armée austro-hongroise. Malgré les pertes subies, notamment lors de la retraite de Caporetto, l'Esercito alignait 820 canons de 75/27 mod.11 en septembre 1918.

Canons de 75/27 mod.11 de l'armée italienne pendant la Grande Guerre.

Pour palier aux faiblesses de l'artillerie antiaérienne, une trentaine de batteries de 75/27 mod.11 fut dévolue à ce rôle à partir de mai 1915. Le canon Deport, grâce à son tir assez tendu et à sa cadence tir élevée s'adapta assez bien à cette nouvelle tâche. Dès la fin de l'année 1914, la commission pour le tir antiaérien avait étudié une plate-forme spécifique permettant d'atteindre une hausse de 75°-80°, grâce à un sous-affût en bois monté sur un piédestal en ciment, le tout pouvant pivoter sur 360°. D'autres installations de ce type furent adoptées durant la Grande Guerre, toujours en bois, mais transportables, affranchissant la pièce de sa base en ciment. Le canon de 75/27 mod.11 fut la bouche de feu la plus utilisée dans le rôle antiaérien durant la première guerre mondiale, avec un total de 43 batteries en service en octobre 1918.

Canons de 75/27 mod.11 montés sur diverses plates-formes pour le tir antiaérien pendant la Grande Guerre.

Description technique et évolutions pendant l'entre-deux-guerres

L'introduction du 75/27 mod.11 fut accueillie très favorablement par les artilleurs italiens, et l'expérience de la Grande Guerre prouva son efficacité ainsi que sa robustesse. Bien que plus complexe que le canon Krupp, la pièce conçue par Deport était la plus avancée de son époque.

Photos d'un canon de 75/27 mod.11 publiées dans le Journal of Field Artillery de septembre-octobre 1918.
Canon de 75/27 mod.11 conservé au mémorial de Redipuglia.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Batterie de 75/27 mod.11 au mémorial du Pasubio.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Canon de 75/27 mod.11 au mémorial de Castel Dante à Rovereto.
(crédits photo : Aymeric Lopez)

La bouche à feu était constituée par un tube en acier renforcé à l'arrière par un manchon porte-culasse. Le bloc de culasse à vis excentrée Nordenfeld permettait un tir très rapide et sécurisé : le mécanisme s'ouvrait en saisissant la poignée et en tournant le bloc de culasse de 120° vers la gauche. Ce déplacement circulaire découvrait l'âme du canon. On insérait une cartouche dans la chambre, puis un mouvement inverse de la poignée refermait la culasse. L'obturation était assurée par la douille en laiton sertie à l'arrière de l'obus.

Le tube comporte 28 rayures inclinées à gauche à pas constant.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Détail du manchon porte-culasse et du bloc de culasse.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Manchon porte-culasse privé du bloc de culasse, laissant apparaître le pas de vis accueillant ce dernier.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
De gauche à droite : manoeuvre de fermeture du bloc de culasse par rotation de 120° vers la droite.
(crédits photos : Journal of Field Artillery)
Coupe longitudinale et section transversale de la bouche à feu. Schéma du bloc de culasse.

Le système de recul de l'arme selon deux axes permettait une hausse importante. La première composante du recul, horizontale, était portée par la glissière. Celle-ci était percée de deux cylindres disposés l'un au-dessus de l'autre, l'un recevant le frein hydraulique et l'autre le récupérateur à ressort. La seconde composante, parallèle à l'axe de la bouche à feu, était supportée par le berceau, contenant son propre frein de recul avec récupérateur. Ainsi, le recul du canon Deport était limité à 30 cm, soit 4 fois moins que sur la pièce Krupp.

Canon de 75/27 mod.11 à sa hausse maximale de 65°.
(crédits photo : Journal of Field Artillery)
Frein de recul du berceau de la bouche à feu.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
La glissière contenant le second frein hydraulique.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Section de la glissière.

Le système de hausse était composé d'un secteur denté situé sur le berceau de la bouche à feu dans lequel engrenait une roue dentée portée par l'oreille droite de la glissière. Un second secteur denté sur l'affût permettait le pointage en direction.

Schéma du système de hausse. Volant de hausse et secteur denté portant le niveau de pointage.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Secteur denté de pointage en direction.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Artilleurs réglant le pointage de leur pièce de 75/27 mod.11 sur le front russe en décembre 1941.
(crédits photos : Archivio Centrale dello Stato)

Les deux bras de la flèche double, assemblés à l'affût par liaison rotule et munis de bêches d'ancrage, assuraient au canon une grande stabilité lors du tir, même avec des angles de pointage importants.

L'écartement des bras de la flèche offre au canon une excellente stabilité lors du tir.
(crédits photo : Journal of Field Artillery)
Chaque bras de flèche est relié à l'affût par liaison rotule.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
L'extrémité des bras de flèche est fendue pour enfiler la bêche d'ancrage.
(crédits photo : Aymeric Lopez)

Le bouclier destiné à protéger les servants, d'une épaisseur de 4 mm, se composait de trois parties : le bouclier de gauche, échancré et disposant d'une trappe de pointage, le bouclier de droite recevant le siège du tireur, affecté au frein de marche, et le bouclier de bouche à feu. Ce dernier avait un profil semi-circulaire en début de production et une forme trapézoïdale par la suite.

Trappe de pointage découpée dans le bouclier gauche.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Siège du tireur fixé sur le bouclier droit.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Frein de marche sous le siège du tireur.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Canon de 75/27 mod.11 avec un bouclier de bouche à feu de début de production conservé au mémorial du Pasubio.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Bouclier de bouche à feu de fin de production caractérisé par sa forme trapézoïdale.
(crédits photos : Aymeric Lopez)

Après la Grande Guerre, de nombreuses études furent réalisées en vue d'améliorer les prestations de cette pièce et de remédier aux quelques faiblesses mises en évidence durant la guerre. Les différents projets visaient principalement à augmenter la portée à 12 km, à améliorer l'efficacité des munitions employées et à rendre la pièce plus mobile. Les tentatives d'allonger le tube ne furent pas retenues, mais l'adoption d'un nouvel obus en 1932 permit d'augmenter la portée de 2 km, et de doubler la puissance explosive des munitions de 75 de la Grande Guerre.

Au cours de la seconde guerre mondiale, le canon de 75/27 mod.11 pouvait mettre en œuvre les munitions suivantes :

  • l'obus ordinaire de 75 pesant 6,3 kg ;
  • l'obus shrapnel de 75 pesant 6,5 kg ;
  • l'obus à forte capacité de 75 pesant 5,2 kg ;
  • l'obus de 75/27 mod.32 pesant 6,276 kg ;
  • l'obus double effet de 75/27 mod.32 pesant 6,329 kg ;
  • l'obus de 75 antichar EP ;
  • l'obus de 75 antichar EPS.
Obus de 75 avant son introduction dans le canon pendant la bataille des Alpes en juin 1940.
(crédits photo : Archivio Centrale dello Stato)
Chargement d'un canon de 75/27 mod.11 sur le front occidental en juin 1940.
(crédits photo : Archivio Centrale dello Stato)
Chargement d'un canon de 75/27 mod.11 sur le front russe à l'été 1942.
(crédits photo : Archivio Centrale dello Stato)

Pour améliorer la mobilité, plusieurs solutions furent envisagées. La première consistait à charger les pièces sur les plates-formes de camions Lancia 1Z, mais cette configuration rendait l'ensemble très instable, à cause du centre de gravité élevé. La seconde fut l'adoption d'un train rouleur placé sous l'affût, permettant de tracter la pièce avec des tracteurs Pavesi, OCI 708 CM et TL37. La dernière solution recourait à la substitution des roues en bois à 12 rais par d'autres en elektron puis en acier, cerclées de bandages semi-pneumatiques, permettant la traction mécanisée de la pièce sans recours au train rouleur.

Roue d'origine en bois à 12 rais.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Canon de 75/27 mod.11 monté sur train rouleur. Le train rouleur pouvait aussi être utilisé comme avant-train.
Canon de 75/27 mod.11 doté de roues à jante acier conservé à Farigliano.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Détail de la roue à jante acier cerclée d'un bandage semi-pneumatique.
(crédits photo : Aymeric Lopez)
Retrait des cales avant le déchargement de ce canon de 75/27 mod.11 à roues acier en gare de Rikovo à l'été 1942.
(crédits photo : Archivio Centrale dello Stato)

D'une guerre à l'autre, toujours en première ligne

Durant l'entre-deux guerres, le canon de 75/27 mod.11 resta en service dans les régiments d'artillerie divisionnaires, aux côtés des prises de guerre austro-hongroises de 100/17 et 75/13. Au début de la guerre civile espagnole, entre décembre 1936 et janvier 1937, le CTV reçut 36 pièces de 75/27 mod.11 formant trois groupes de trois batteries chacun. Fin février 1937, deux groupes supplémentaires arrivèrent avec la division Littorio, portant le total à 60 à la veille de la bataille de Guadalajara. Au moins trois canons furent capturés par les Républicains à cette occasion. En décembre 1938, le CTV disposait d'un total de 70 canons de 75/27 mod.11 répartis au sein de six groupes. Au total, 143 exemplaires de cette pièce d'artillerie gagnèrent l'Espagne et y restèrent pour la plupart après la fin du conflit.

Canon de 75/27 mod.11 à l'entraînement en Italie. Canon de 75/27 mod.11 lors des grandes manoeuvres de Sicile en 1937.
(crédits photo : AUSSME)
Canon de 75/27 mod.11 du 27° rgt.art dans les années 1936-37.
(crédits photo : collection Aymeric Lopez)
Canon de 75/27 mod.11 capturé par les Républicains à Guadalajara.
(crédits photo : collection E. Barbeta)
Entrée des troupes du CTV à Sabadell le 27 janvier 1939.
(crédits photo : collection Michele Francone)

Malgré les tentatives pour motoriser l'artillerie, la majeure partie des régiments d'artillerie divisionnaire du Regio Esercito était encore hippomobile à l'entrée en guerre. Sur les 1300 canons de 75/27 mod.11 disponibles en 1940, seuls 268 avaient été dotés de roues métalliques avec bandages Celerflex. L'utilisation opérationnelle du train rouleur donna lieu à de nombreux problèmes, notamment à cause du manque de stabilité lors de la traction, ce qui entraîna son abandon. Même l'adoption de roues métalliques ne donna pas entière satisfaction à cause du manque de suspensions adéquates. Les vibrations lors de la marche en tout terrain provoquaient un endommagement parfois irrémédiable du canon. Ainsi, le recours à des camions pour le transport sur de longues distances fut fréquent. En 1942, des autocannoni da 75/27 mod.11 furent même réalisés sur châssis de TL37 en Afrique du Nord.

Batterie hippomobile de 75/27 mod.11 en Italie à la fin des années 1930.

Durant la seconde guerre mondiale, l'AOI fut le seul théâtre d'opérations dans lequel n'intervint pas le canon de 75/27 mod.11. En 1941, le CSIR était doté de 48 pièces sur le front de l'Est, tandis que l'ARMIR en comptait 72 en 1942. Certains de ces canons furent équipés de roues métalliques récupérées sur du matériel russe. En mars 1941, 148 canons de 75/27 mod.11 étaient déployés en Albanie. En octobre de la même année, 39 pièces étaient disponibles en Tripolitaine et 99 en Cyrénaïque. En décembre 1942, après la bataille d'El Alamein, il n'en restait plus que 42, et finalement plus que 10 en Tunisie, en février 1943, réparties entre le rgpt. Sahariano (4 pièces) et le centre d'instruction d'artillerie (6 pièces). Le 75/27 mod.11 fut aussi employé dans la défense antiaérienne du territoire italien, sur des affûts "bricolés", et dans la défense côtière.

Canon de 75/27 mod.11 en batterie dans les Alpes en juin 1940.
(crédits photo : Archivio Centrale dello Stato)
Batterie de 75/27 mod.11 sur le front occidental en juin 1940.
(crédits photo : Archivio Centrale dello Stato)
Canon de 75/27 mod.11 dans le secteur du Petit Saint-Bernard en juin 1940.
(crédits photo : Archivio Centrale dello Stato)
Passage en revue des troupes par Mussolini le 29 juin 1940 dans les Alpes. On reconnaît des canons de 75/27 mod.11 sur la gauche avec le second modèle de bouclier.
(crédits photo : Archivio Centrale dello Stato)
Batterie hippomobile de 75/27 mod.11 marchant vers Dubrovnik au printemps 1941.
(crédits photo : Archivio Centrale dello Stato)
Canons de 75/27 mod.11 dans le port de Patras au printemps 1941.
(crédits photo : Archivio Centrale dello Stato)
Pause déjeuner pour ces artilleurs d'une batterie de 75/27 mod.11 en Afrique du Nord.
(crédits photo : collection Yves Casagrande)
Canon de 75/27 mod.11 en action en Afrique du Nord. Canon de 75/27 mod.11 en batterie en Sirte à l'automne 1941.
(crédits photo : AUSSME)
Canon de 75/27 protégé par un muret de pierres sèches en Afrique du Nord pendant l'hiver 1942.
(crédits photo : Archivio Storico dello Stato)
Canon de 75/27 mod.11 capturé par les troupes américaines en Tunisie. Canon de 75/27 mod.11 dans un champs de maïs en Ukraine à l'été 1941.
(crédits photo : Archivio Centrale dello Stato)
Canon de 75/27 mod.11 sur le front russe en décembre 1941. Pièce de 75/27 mod.11 en action sur le front russe en décembre 1941.
(crédits photo : Archivio Centrale dello Stato)
Canon de 75/27 mod.11 tracté par un TL37 sur le front de l'Est. Tous deux sont camouflés avec des branches.
(crédits photo : collection David Zambon)
Mise en batterie d'un canon de 75/27 mod.11 sur le front russe à l'été 1942.
(crédits photo : Archivio Centrale dello Stato)
Ces canons de 75/27 mod.11 arrivés en gare de Rikovo viennent renforcer l'ARMIR à l'été 1942.
(crédits photo : Archivio Centrale dello Stato)

Après le 8 septembre 1943, les Allemands réutilisèrent le 75/27 mod.11 en tant que 7.5 cm FK-244(i). Ce canon fut également utilisé par les forces armées de la RSI, notamment dans certaines unités d'artillerie de position, comme la 1a btr. du I gr.art.PC, déployée sur les côtes ligures. Le gr.cr. Leonessa disposait également d'une batterie de 75/27 motorisée, équipée de 4 canons mod.11 et de 8 tracteurs d'artillerie TL37.

Canon de 75/27 mod.11 du I gr.art.PC de la RSI.

Après guerre, l'école d'artillerie de Bracciano utilisa deux batteries de 75/27 mod.11 pour les cours de tir des officiers observateurs jusqu'en 1950.

Fiche technique
  
Longueur de la bouche à feu 2132 mm
Longueur totale en batterie 4160 mm
Voie 1595 mm
Poids de la bouche à feu 305 kg
Poids de la pièce en batterie 1075 kg
Équipe de pièce 1 chef de pièce et 6 canonniers
Pointage en hauteur : -15° à +65°
en direction : 53°
Cadence de tir maximale : 15 coups/min
pratique : 5-6 coups/min
Vitesse initiale du projectile 502 m/s
Portée maximale 10200 m
Pouvoir de pénétration 50 mm à 500 m sous une incidence de 90°
45 mm à 1000 m sous une incidence de 90°
Vues de profil et de dessus d'un canon de 75/27 mod.11 avec bouclier du premier type. Canon de 75/27 mod.11 avec bouclier du second type.
Sources :
  • Le artiglierie del Regio Esercito nella Seconda Guerra Mondiale, Filippo Cappellano, Storia Militare, 1998
  • Le artiglierie del Regio Esercito nella Seconda Guerra Mondiale, Enrico Finazzer, Italia Storica, 2012
  • L'artiglieria italiana nella Grande Guerra, Andrea Curami & Alessandro Massignani, Gino Rossato Editore, 2011
  • OTO Melara 1905-2005, Una grande tradizione verso il futuro, Nicola Pignato, Filippo Cappellano & Achille Rastelli, Mattioli 1885, 2005
  • Dall TL 37 all'AS43, Nicola Pignato et Filippo Cappellano, GMT, 1997
  • 1937, Le Grandi Manovre in Sicile dell'Anno XV, Attilio Albergoni, Scienze e Lettere, 2010
  • La artilleria en la guerra civil, Material de origen italiano importado por el ejercito nacional, Artemio Mortera & José Luis Infiesta, Quiron ediciones, 1997
  • Percorso nella guerra civile spagnola (1937-1939), Michele Francone, Edizioni dell'Orso , 2009
  • Le forze armate della RSI 1943-45, Carlo Cucut, GMT, 2005
  • I Reparti Corazzati della Repubblica Sociale Italiana 1943/1945, Paolo Crippa, Marvia Edizioni, 2006
  • Addestramento dell'artiglieria, Volume I, Addestramento del pezzo, Fasciloco : Cannone da 75/27 mod.11 ippotrainato, Parte 2a, Servizio del pezzo, Ispettorato dell'arma di artiglieria, 1942
  • page sur le canon de 75/27 mod.11 du site Regio Esercito
Pour reproduire cette pièce d'artillerie :
FabricantÉchelleRéférence et désignationGalerie
Hät 1/72 8242 Deport 75 mm gun -
It Miniatures 1/72 IFG Italian M1911 Deport 75mm -
Bandera Miniatures 1/72 MSR28 Italian Field Gun 75mm Modello M1911 -

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